Louis Fronsac est un personnage de fiction français d'une série de quinze romans policiers historiques créé par Jean d'Aillon. Il apparaît pour la première fois dans son roman L'Énigme du clos Mazarin publié en 1997.

L'auteur a la particularité de ne pas publier les aventures de Louis Fronsac dans l'ordre chronologique.

Le personnage Louis Fronsac naît le Page 11 de l'édition poche Labyrinthes du livre "La conjecture de Fermat". à Paris dans une ancienne ferme fortifiée de la rue des Quatre-fils. Il appartient à une famille aisée : son père est notaire au Châtelet de Paris. Son parrain, Philippe Boutier, un ami de son père, est conseiller au Grand Châtelet en 1623. Il a un frère cadet d'une dizaine d'années, Denis.

En 1624, Louis a 11 ans et entre au collège de Clermont où il fait la connaissance de Gaston de Tilly, qui deviendra son meilleur ami.

À la fin de ses études, Louis Fronsac deviendra notaire assermenté au Châtelet de Paris dans le but de prendre la succession de son père, Pierre. Grâce à ses dons exceptionnels d'enquêteur, Louis parviendra à transformer l'étude notariale de son père en une des plus renommées de Paris.

Louis Fronsac se fera remarquer par le Cardinal de Richelieu, et surtout par Mazarin, qui lui demandera de déjouer plusieurs complots.

Physiquement, Louis Fronsac est plutôt grand, brun, avec de traits fins et réguliers. La famille

Pierre Fronsac (père) Pierre Fronsac est le père de Louis et Denis. Il est très lié à son beau-père Monsieur Charreton, procureur à la chambre des comptes, dont il écoute les conseils. Il est aussi ami avec Philippe Boutier, un ancien camarade de classe au collège, conseiller au grand châtelet en 1623 et parrain de Louis.

Pierre Fronsac est un homme de confiance, honnête et juste. De caractère inquiet et plutôt timoré, il est fier de son fils Louis pour son audace.

Il fut d'abord échevin de la ville, puis notaire au Châtelet. Il reste fidèle au Roi. Son bureau se trouve dans sa maison, une ancienne ferme fortifiée, qui se trouve rue des Quatre-fils à Paris.

X Charreton

Louis Charreton Né vers 1574, le grand-père maternel de Louis, M. Charreton, est procureur à la chambre des comptes. Louis admire ce grand-père courageux et optimiste, qui n'hésite pas à défendre sa famille lorsqu'elle est attaquée par une bande de brigands en 1624. M. Charetton, qui manie très bien les armes, vient régulièrement chercher son petit-fils au Collège de Clermont. Il vit à l'étude des Fronsac, rue des Quatre-fils, avec le reste de sa famille.

M. Charreton parle souvent de politique avec son gendre et Philippe Boutier (le parrain de Louis et proche de la famille), et est au courant des affaires et des ragots de la cour, qu'il raconte à sa fille. Jeune, il s'est engagé aux côtés du roi Henri IV.

M.Charreton vend sa charge de procureur en 1624. Il a deux domestiques, François et Pierre, mais n'en gardera qu'un par la suite.

Denis Fronsac C'est le jeune frère de Louis, benjamin d'une dizaine d'années. Denis reprendra l'étude notariale de son père, Louis ayant été anobli et fieffé.

Julie de Vivonne C'est la nièce de la marquise de Rambouillet, Catherine de Vivonne qui tenait un salon littéraire très brillant dans l'hôtel de Rambouillet, situé à Paris à l'emplacement actuel du Palais-Royal.

Marie Fronsac Marie Fronsac est la fille de Louis Fronsac et de Julie de Vivonne. Elle est née en . Son parrain n'est autre que Louis II de Bourbon-Condé, duc d'Enghien. Pierre Fronsac (fils) Pierre Fronsac est le fils de Louis et de Julie de Vivonne. C'est aussi le petit-fils de son homonyme, Pierre Fronsac. Pierre est né un an après sa sœur Marie, en .

Il a comme parrain Gaston de Tilly. Il épousera Aurore La Forêt.

L'entourage

Gaston de Tilly Gaston de Tilly fut orphelin très jeune, car il perdit ses parents en 1617 (La malédiction de la Galigaï).

Hargneux et coriace, Gaston de Tilly est trapu et de taille médiocre. Antoine Gaufredi Premier garde du corps de Louis Fronsac, c'est un vieux reître de la Guerre de Trente ans, tout couvert de cicatrices. Il avait les moustaches en crocs, et portait toujours le même justaucorps de buffle barré d'un baudrier soutenant une large épée de fer à poignée de cuivre, bottes à revers jusqu'aux cuisses et éperons tintinnabulants. Il aimait porter un manteau écarlate qui lui descendait jusqu'aux chevilles.

Né en 1584 à Aix-en-Provence, Antoine est l'enfant d'Alexis Gaufredi, membre du parlement d'Aix, et d'une de ses servantes. Alexis n'eut pas le temps de la reconnaître car il mourut quelques heures après l'accouchement de sa maîtresse. Plus tard, Antoine rencontra Claire-Angélique de Forbin-Maynier, qui devint sa maîtresse. Malheureusement, la belle Claire-Angélique avait d'autres soupirants qui rouèrent de coups le pauvre Antoine, et le laissèrent pour mort dans la campagne aixoise. Humilié, vaincu et désespéré, Antoine quitta Aix et devint soldat de fortunePages 287 et 288 de l'édition poche Labyrinthes du livre "L'énigme du clos Mazarin"..

Friedrich Bauer Friedrich Bauer, mercenaire bavarois, est un ancien lansquenet. Il était au service du marquis de Pisani, ami de Louis Fronsac, jusqu'à sa mort à la bataille de Nordlingen en 1645. Il refuse alors de se mettre au service du duc d'Enghien, Louis II de Bourbon-Condé, préférant les services de Louis de Fronsac (L’Exécuteur de la haute justice). Il devient alors son deuxième garde du corps Pasquale Verrazano C'est le troisième garde du corps de Louis Fronsac. Il est entré à son service vers 1669 (Le Dernier Secret de Richelieu). D'origine génoise et corse, c'est un homme filiforme de petite taille, ayant un visage tanné. Portant des cheveux très longs et légèrement frisés, ils étaient tressés en une dizaine de nattes graisseuses. Généralement vêtu d'un pantalon de couleur lavande et d'un gilet noir, un large baudrier de cuir marron lui barrait la poitrine. Il portait un sabre qu'il maniait comme un spadassin. Palamède Pescarie (Aragna) Trapu et large d'épaules, pourvu d'une grande pilosité, Palamède Pescarie ressemblait à une araignée, tant par ses longues dents jaunes que par son incroyable capacité à grimper n'importe quelle façade ou falaise. Tueur implacable et toujours armé de ses longs couteaux corses, il est d'une loyauté inébranlable envers ses amis.

C'est un fidèle de Pasquale Verrazano, et est entré au service de Louis Fronsac en même temps que ses amis Verrazano et Courgoude (Le Dernier Secret de Richelieu).

Honora Fossati (Cougourde) C'est un petit homme rondelet et grassouillet ressemblant à un cornichon. Chevelu et rubicond, il porte généralement un pistolet à rouet dans sa ceinture. Un baudrier de cuir noir lui barrait perpétuellement son torse. Il portait également une courte épée mauresque courbée qu'il savait manier avec dextérité. Il entre au service de Louis Fronsac en 1669 (Le Dernier Secret de Richelieu).

Nicolas Bouvier Nicolas Bouvier est le cocher et secrétaire de Louis Fronsac. Il est le fils de Jacques Bouvier. Craintif, il reste néanmoins très fidèle à Louis Fronsac.

Jacques et Guillaume Bouvier Jacques Bouvier, tout comme son frère Guillaume est un ancien soldat. Ils sont au service du père de Louis, Pierre Fronsac, et ont été recrutés à la suite de l'attaque de l'étude notariale en 1624 (Les Ferrets de la reine).

Ils pensent être nés en 1587. Ils ont les épaules larges, des traits épais et burinés, des membres musculeux.

Ils sont difficilement distinguables l’un de l’autre, si ce n’est que Guillaume arbore barbe et moustache en crocs et Jacques, seulement une épaisse et longue moustache.

Ils portent aussi la même sorte de pourpoint de buffle sans manches, un vêtement éraillé et soigneusement recousu par endroit. Leurs grègues, en feutre olivâtre, sont longues jusqu’aux genoux et recouvertes en partie par leurs hautes bottes. Guillaume a généralement un pistolet dans sa ceinture et un couteau dans ses bottes.

Guillaume a épousé Antoinette, quand Jacques s'est marié à Jeannette, qui lui a donné un garçon : Nicolas (un peu plus jeune que Louis Fronsac).

Leur histoire commence par la mise à sac de la ferme de leurs parents par les troupes espagnoles qui avaient pris Amiens. Depuis, ils ont appris à se battre et ont été soldats dans différents régiments pour finir dans celui de Picardie. C’est là qu’ils ont connu leurs femmes, filles de soldats. Ils maîtrisent toutes les armes. Ils deviennent les gardiens de l’étude.

Les deux frères acceptent d’enseigner le maniement de l’épée à Louis Fronsac et Gaston de Tilly. Guillaume empêche, en 1624, l’enlèvement des deux enfants (Les Ferrets de la reine).

Les ennemis

Le marquis de Fontrailles Louis d'Astarac, marquis de Fontrailles, est un frondeur et un conspirateur. Petit et bossu, il est issu d'une vieille lignée féodale de Gascogne. La bosse dont il était affublé, lui vaudra d'amères moqueries de la part de ses ennemis et notamment du cardinal de Richelieu. Celui-ci aurait en effet dit un jour à Fontrailles, alors qu'il recevait un diplomate quelconque : "Rangez-vous Monsieur de Fontrailles, ne vous montrez point, cet ambassadeur n'aime pas les monstres !"Gédéon Tallemant des Réaux dans Historiettes.. Cet incident serait, entre autres, à l'origine de la haine de Fontrailles pour le ministre.

En 1643, il fait partie de la Cabale des Importants (La Conjuration des Importants).

La seigneurie de Mercy À l'origine, le fief de Mercy était constitué d'un hameau misérable, de terres abandonnées, de bois et d'un château en ruine.

En remerciement des services rendus, Louis Fronsac avait reçu cette seigneurie de Louis XIII. C'est Mazarin en personne qui le lui confirma le , dans la cour de l'étude notariale de Pierre Fronsac. Par la même occasion, Louis Fronsac fut anobli et recut le titre de chevalier de Saint Michel.

Le domaine est situé à 6 heures de Paris, près de Chantilly, à proximité de l'Ysieux. Fin 1642, la seigneurie comprenaitPages 26 à 28 de l'édition poche Labyrinthes du livre "La Conjecture de Fermat". : 50 hectares (150 arpents parisiens) de bois giboyeux, 33 hectares (100 arpents parisiens) de belles terres à blé délaissées et 6 hectares (20 arpents parisiens) de pâtures ; un pont en ruine sur l'Ysieux auquel était rattaché un vieux droit de péage ; un moulin en ruine le long de l'Ysieux ; un étang plein de brochets ; le hameau de Mercy, représentant un regroupement de 52Page 26 de l'édition poche Labyrinthes du livre La Conjuration des Importants. masures en torchis et en bois ; le château de Mercy est une vieille bâtisse délabrée, encore solide, sorte de manoir rustique. Le bâtiment principal et son enceinte forme une cour rectangulaire de 80 mètres sur 40 (quarante toises sur vingt). Sur le flanc opposé au château, sur chacun des angles, se trouvent deux tours ruinées. Le manoir est formé d'une longue salle voûtée (ancienne salle de garde), avec des cuisines. De là, un escalier mène au salon de réception de l'étage : une grande pièce de 60 mètres sur 40 (trente toises sur vingt), avec deux belles cheminées. À chaque extrémité se trouve une autre pièce. Un grand escalier accède à l'étage supérieur où se trouvent cinq chambres en enfilade. L'escalier continue ensuite vers un immense grenier et, de là, jusqu'à un chemin de ronde du toit qui rejoint les tours par une courtine cerclant la tour.

Grâce aux gratifications que lui avait données Mazarin et grâce à l'aide de son intendante Margot Belleville et surtout, de son mari, le charpentier exceptionnel Michel Hardoin, le château allait être reconstruit et les terres mises en culture.

En 1647, grâce à l'argent gagné lors son voyage à Aix-en-Provence (), Louis put faire reconstruire le pont sur l'Ysieux, une église dans le village de Mercy et meubler son châteauPage 37 de l'édition poche Labyrinthes du livre L'énigme du clos Mazarin..

En 1709, le domaine, agrandi et mis en valeur, donnait plus de par an.

Gages et rétributions