Le régiment Royal-Pologne est un régiment d’infanterie allemand au service du royaume de France créé le et réformé le par incorporation au régiment Royal-Suédois.

Équipement Drapeaux Comme le Royal Pologne ne compte qu'un bataillon, il arbore deux drapeaux seulement:

Le drapeau colonel - entièrement blanc - porte en son centre un soleil d'or surmonté d'une banderolle bleu roi légendée. Sous le soleil, un aigle blanc en vol aux pattes rouges, occupe le bas du drapeau. Au-dessus de lui, toutes les autres parties blanches sont semées de grosses fleurs de lys disposées en quinconce autour du soleil et de la banderolle. Le drapeau d'ordonnance est tricolore, la croix blanche de Saint-André formant verticalement deux quartiers bleu roi et horizontalement deux autres quartiers rouge. Dans chacune des branches supérieures (en diagonale) de la croix blanche, est inscrit le blason «de France» dans un cadre à rinceaux or, timbré de la couronne royale également or. Dans les branches inférieures de la croix sont peints deux aigles polonais blanc. Au centre de la croix se détache un grand soleil d'or dardant ses rayons dans les quatre quartiers, tandis que des fleurs de lys, également or, disposées en quinconce, parsèment largement les branches laissées en blanc de la croix.

Habillement vignette|Sergent du Royal Pologne Infanterie vers 1757Habit bleu, parements rouges bordés de bleu à la Prussienne, sans boutons, et le collet rouge bordé de blanc, l’épaulette de drap rouge avec un bouton et boutonnière blanche, bordure rouge, boutonnières blanches des deux côtés de l’habit jusqu’à la ceinture, et des boutons d’un côté seulement, pattes en travers garnies de quatre boutons et boutonnières, veste bleue, boutonnières blanches des deux côtés jusqu’à la taille, boutons d’un seul côté, trois boutons et boutonnières sur chaque patte, chapeau bordé d’argent.

Historique Commandement Comte Pierre Grégoire d’Orlick de la Ziska, fait Colonel lieutenant par Louis XV, par l'ordonnance du . Il meurt de ses blessures le après la bataille de Minden.

Baron Carl Johan Lilliehöök af Gälared och Kolbäck (-), lieutenant colonel, avec rang de colonel, meurt à la bataille de Rossbach

Chevalier Rodolphe Frédéric de Falkenhayn, lieutenant colonel, avec rang de colonel en 1759

M. de Klocker, Major en 1759

M. de Wick, Aide Major en 1759

Composition Un bataillon de six compagnies de cent dix hommes chacune, réduit a cent hommes chaque par ordonnance du et augmenté à 680 hommes en huit companies par l'ordonnance du . En outre cette ordonnance prévoit .Chacune des huit compagnies de chaque bataillon desdits régimens, composée de quatre-vingt-cinq hommes, aura pour la commander, à commencer dudit jour. 11 novembre prochain, un Capitaine en pied, avec un Capitaine en second, un premier Lieutenant, un second Lieutenant & un Lieutenant en second, à l'exception des deux premières compagnies où les Enseignes qui y sont attachés pour porter les deux drapeaux, tiendront lieu de Lieutenant en second.Tous les hommes sauf les officiers doivent être recrutés en dehors des provinces française.

Campagnes et batailles

Guerre de Sept Ans vignette|Le prince Charles de Rohan-Soubise en habit de Capitaine-lieutenant des Gendarmes de la Garde du Roi, tenant le Bâton de maréchal de France En 1757, le régiment rejoint l'Armée du Bas-Rhin commandée par le Maréchal d'Estrées pour l'invasion prévue du Hanovre. À la fin juin, il se trouve au camp de Bielefeld avec le corps principal de d'Estrées. Le , il participe à la bataille d’Hastenbeck puis à la défense de Mersebourg les :L'armée du roi de Prusse arrivait successivement sur les hauteurs de Weissenfels ; mais, l'avant garde n'ayant pu s'emparer du pont, l'entreprise échouait ; séparés par la rivière, dans cette partie peu guéable, on se canonna de part et d'autre ; le canon des ennemis portait jusque sur nos lignes, mais sans effet. Vers onze heures du matin, l'armée prussienne défila par sa droite, et, peu de temps après, M d'Orlick, occupant Merseburg avec 5 B. écrivait qu'à la vue de deux colonnes d'infanterie il coupait le pont du faubourg, et qu'il se défendrait dans la ville jusqu'à l'arrivée de secours. M. de Soubise y envoya aussitôt M. de Broglie avec la brigade de Piémont. L'ennemi faisait des dispositions pour le passage de la rivière mais les difficultés l'obligèrent de s'arrêter. Le , sous les ordres du Comte de Lorges, il participa à la désastreuse bataille de Rossbach, où il fut placé en seconde ligne au centre. À la fin de l'année, il prit ses quartiers d'hiver en première ligne de l'armée française à Celle (Zell) sur la rivière Aller.

À la fin , le régiment fut affecté à l'armée que Louis XV prévoyait d'envoyer en Bohême pour des opérations conjointes avec l'armée autrichienne. Cependant, lorsque Ferdinand de Brunswick lança son offensive en Allemagne de l'Ouest en février, le régiment se replia sur le Rhin avec le reste de l'armée française. Du au , il se trouva en première ligne de l'armée de Clermont au camp de Wesel, sur le Bas-Rhin. En juillet, il fut transféré à l'armée de Soubise, qui se rassemblait près de Friedberg, en Hesse.

23 Juillet 1758: Bataille de Sandershausen

: Bataille de Lutzelberg

: Bataille de Bergen

: Bataille de Minden

Fusion et Unités Après le décès de son Colonel propriétaire à la bataille de Berghen, le regiment est incorporé au Royal Suédois par ordonnance royale du . Le Royal suédois deviendra en 1791 le 89e régiment de ligne.

Annexes Sources et bibliographie

Louis Susane, Histoire de l’infanterie française, tome 5, Librairie militaire de J. Dumaine, Paris, 1876, page 371-372 Chronique historique-militaire, Pinard, tome 5, Paris 1762 Fraternité d'armes polono-suisse au cours des siècles par Stanislas Liberek; préface du major P. de Vallière, Éditions du Musée polonais (Rapperswil) https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9805270n

Références

Catégorie:Unité militaire française de la guerre de Succession d'Autriche Catégorie:Unité militaire française de la guerre de Sept Ans Catégorie:Unité militaire sous l'Ancien Régime