Soufiane Djilali, né le à Blida, est un homme politique algérien. Secrétaire général du Parti du renouveau algérien, il crée le parti Jil Jadid (« Nouvelle génération ») en 2012. Il se déclare, le , candidat à l'élection présidentielle de 2014... Le , il annule sa participation après la décision du président sortant de se représenter pour un .. Soufiane Djilali quittera la présidence de Jil Jadid fin 2025 après avoir effectué ses deux mandats à la tête de son parti. Biographie Troisième de quatre enfants, il est issu d’une ancienne famille algéroise, les Djilali. Son oncle est le théologien et historien algérien Abderrahmane Djilali. Il a grandi à El Anasser (ex-Ruisseau) à Alger où il fréquente durant son enfance l’école primaire du Mirabeau du Ruisseau, puis le lycée El Thaalibya à Hussein Dey. Il termine son cycle secondaire au lycée El Idrissi du Champ de Manœuvres.

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Carrière politique Soufiane Djilali commence son parcours politique en . Il s’engage au Parti du renouveau algérien (PRA). À cette époque, l’Algérie s’est vue aspirer dans le tourbillon de la crise. Il abandonne alors l’université et se consacre dès au secrétariat général du parti. En 1991 et 1997, il se présente aux élections législatives et locales. En 1995, il est désigné directeur de la campagne présidentielle pour le candidat du PRA.

En , et après l'élection du président Liamine Zéroual en 1995, Soufiane Djilali est nommé au Conseil national de transition.

En , à la suite d'un désaccord avec le président du PRA, Nourddine Boukrouh, il démissionne du parti. avec plusieurs dizaines de cadres, dont Zoheir Rouis, pour ne pas cautionner le rapprochement avec le président Abdelaziz Bouteflika.

En 2000, il fonde le Mouvement pour les libertés et le développement, mais le ministère de l’Intérieur refusa de lui octroyer l’agrément..

En 2001, il fonde avec des personnalités de divers horizons, le parti politique El Badil, mais encore une fois, le pouvoir refusa l’octroi des autorisations nécessaires pour organiser le Congrès.

En 2004, Soufiane Djilali devient membre de la direction de campagne du candidat Ali Benflis aux élections présidentielles. Et en 2009, il anime un site internet, « forum-democratique.com..».

Le champ politique étant fermé., il se consacra à l’écriture et à la publication de contributions dans des quotidiens nationaux. Ses textes les plus importants sont regroupés et publiés sous forme d’ouvrages..

Le Parti Jil Jadid (« Nouvelle Génération ») Sous l’effet de la pression du printemps arabe, le pouvoir rouvre le champ politique.. Soufiane Djilali en profite pour réactiver dès la fin de l'année 2010, son réseau d’amis politiques, dont Smail Saidani et Zoheir Rouis et entame la préparation de la fondation d’un nouveau parti politique dénommé Jil Jadid. La réunion fondatrice s’est déroulée dans un “ hangar ” à Mektaa Kheira (Koléa, W de Tipaza) le .

Le , la création du parti était rendue publique. Jil Jadid organise son congrès constitutif le et élit Soufiane Djilali en tant que président.

Le , il lance, avec l'ancien chef de gouvernement Ahmed Benbitour et Ahmed Mechati, un appel pour une alliance stratégique entre les forces du changement pour dire non à un quatrième mandat du président Bouteflika, non à l’allongement de son mandat, non à la révision de la Constitution et non à la manipulation des résultats des élections présidentielles...

Le , il est désigné par son parti Jil Jadid pour se porter candidat à l'élection présidentielle de 2014, avant d'annuler sa participation à la suite de la présentation de la candidature de Abdelaziz Bouteflika pour un quatrième mandat.

Soufiane Djilali participe au lancement le à Zéralda de la Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (CNLTD), une alliance large de partis politiques islamistes, laïcs, berbères et nationalistes qui appelle à une transition démocratique. En 2016 lors du retrait de Jil Jadid de la CNLTD, Soufiane Djilali le justifie par des rapprochements de la CNLTD avec le système de pouvoir.

Le , à l'occasion du 1er congrès ordinaire de Jil Jadid, Soufiane Djilali sera élu président du parti, mandat renouvelé le , lors de son 2ème congrès ordinaire.

Ne pouvant briguer plus de deux mandats ordinaires, Soufiane Djilali appelle dans une lettre aux partisans et adhérents du parti le à un congrès extraordinaire pour désigner un nouveau président pour le parti.

"A cet effet et en conformité avec nos statuts, je convoque un congrès extraordinaire qui devra, en toute liberté, désigner le prochain Président de Jil Jadid et ce dès que les conditions technico-administratives seront réunies. La nouvelle équipe dirigeante s’attellera à prendre en charge le développement du parti et la poursuite de son combat. Je sais que toute l’équipe sera à la hauteur et apportera à notre action collective un souffle nouveau. Ce sera aussi l’occasion pour la nouvelle direction de se faire connaître plus largement par nos concitoyens et de pouvoir s’imposer par la qualité de son travail dans le paysage politique national."

Il ajoute néanmoins à la fin de sa lettre qu'il ne quitte pas pour autant la rédaction d'écrits et la politique pour autant :

"Quant à moi, si je quitte la présidence du parti, je ne quitte pas le combat. Ensemble, faisons en sorte que l’Algérie retrouve le chemin de la liberté, de la justice et de la dignité !"

Mouvement Mouwatana Le , Soufiane Djilali, avec plusieurs acteurs politiques et de la société civile demande publiquement à M. Bouteflika de ne pas se présenter à un 5ème mandat et le , il annonce, avec plusieurs partis, associations et militants de la société civile et des droits de l’homme, la création d’un mouvement citoyen « Démocratie-Citoyenneté », « Mouwatana » (citoyenneté) destiné à « hâter le départ du régime et à préparer les véritables conditions d’une transition politique pacifique » et contre le 5 mandat d'Abdelaziz Bouteflika... Mouwatana a organisé dans plusieurs villes des sorties destinées à briser le mur de la peur et proposé le une feuille de route destinée à sortir le pays de la crise.

Hirak

Le , il est reçu par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune dans le cadre d'un dialogue politique. Jil Jadid a demandé la libération de prisonniers en évoquant : ... Lors de cette entrevue, Soufiane Djilali demande une ouverture des médias et la libération de « l’ensemble des détenus d’opinion, en citant les cas de Karim Tabbou, Fodhil Boumala, Samir Belarbi et Abdelwahab Fersaoui, ainsi que tout autre détenu du Hirak », et auquel lui répond le président qu’« il suivait de près ces questions et que le processus judiciaire en cours permettra une libération rapide de celles et ceux qui sont en détention pour raison d’opinion»..

Publications Que veut le PRA ? : histoire d'une démocratie refusée, 1993.

L’Algérie : une nation en chantier 2002 et L’Algérie en question 2010.

Notes et références

Liens externes

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