Un énarque est un élève ou ancien élève de l'École nationale d'administration (ENA) ou de l'Institut national du service public (INSP) qui a pris sa suite.

Histoire Le terme apparaît pour la première fois dans le livre L'Énarchie ou les Mandarins de la société bourgeoise (1967), coécrit, sous le pseudonyme de Jacques Mandrin, par Jean-Pierre Chevènement, Alain Gomez, et Didier Motchane... Le Trésor de la langue française rapporte que le terme est utilisé dès décembre 1967 dans la presse écrite, par L'Express.

Étymologie Le mot est forgé à partir de l'acronyme « ENA » et de la racine grecque antique (« pouvoir ») formant le suffixe « -arque ». Il est ainsi décalqué sur des mots tels que « monarque ». Il renvoie au pouvoir technocratique dont disposent les anciens élèves de l'école. Il permet ainsi à Chevènement, Gomez et Motchane, eux-mêmes énarques, de critiquer de leur ancienne écolePhilippe Teillet, Jours de la Cinquième République, , 2011, Presses Universitaires de Grenoble..

Le terme d'énarque, et avec lui d'énarchie, passent ensuite dans le langage courant. En 1979, Marcel Jullian publie un livre intitulé Courte supplique au roi pour le bon usage des énarques. En 1999, le terme est repris par Michel Schifres dans un ouvrage critique intitulé La désertion des énarques. Dans la réédition de son livre (1980), Chevènement reconnaît toutefois que , dans le sens où les énarques ne forment pas une classe sociale ni homogène, ni séparée du monde.

Edwy Plenel parle d’« énarchie », terme défini par .

Débats Jean-François Kesler critique le terme d' en soutenant, dans L'ENA, la société, l’État (1985) que .

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes Liste d'élèves de l'École nationale d'administration École nationale d'administration (France) Institut national du service public La Noblesse d'État, essai du sociologue français Pierre Bourdieu Technocratie

Liens externes

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