Les Filatures Cohin et était un groupe textile de la Sarthe qui a bénéficié d'une forte croissance au moment des guerres napoléoniennesHistoire de l'entreprise et des chefs d'entreprise en France, par Jean Lambert-Dansett, page 208 puis du , et a créé un « comptoir de l'industrie linière. » Histoire Vers 1750, René Cohin est marchand de toiles à Thorigné, dans la Sarthe, à l'est du Mans, et possède un magasin et une blanchisserie à La Ferté-Bernard. L'entreprise est fondée en 1816, sous la raison sociale Cohin et .

En 1838, deux de ses descendants créent à Paris leur maison de commerce. Puis une société en commandite par actions est fondée sous même la raison sociale de Cohin et , en 1846, avec un capital de de francs dont seule une partie est cependant libérée. Elle est appelée « comptoir de l'industrie linière »Aux sources de la puissance : sociabilité et parenté : actes du colloque de Rouen, 12-13 novembre 1987, par Françoise Thelamon, université Rouen Havre, 1989 car elle a des bureaux et entrepôts à Paris, rue des Bourdonnais.

L'ascension de la famille Cohin lui permet de faire travailler et en 1848, selon l'historien François Dornic« Une culture moribonde : le chanvre français » par Jeanne Dufour, dans L'Information géographique, 1961 , et de répondre à de très grosses commandes de l'armée. Son activité était particulièrement importante dans le Nord et le Nord-Est de la Sarthe, dans de petites villes comme La Ferté-Bernard, Mamers et Fresnay. En 1854, la société avait , occupant notamment , à la filature du Breil.

Les Filatures Cohin et étaient la plus grande entreprise textile cotée de France par la valeur en 1857, avec un total de 12 millions de francs répartis en Manuel du spéculateur à la bourse, page 447, par Pierre-Joseph Proudhon, 1857, éditions Garnier frères .

Lors de l'Exposition universelle de 1867, à Paris, la société est devenue Magnier, Pouilly et Brunet, avec toujours pour objet social l'exploitation de la filature de lin et de chanvre de Frévent, dans le Pas-de-Calais, mais aussi la vente de marchandises consignées par des tiers, ainsi que l'achat et vente à forfait et toutes opérations. Le groupe est alors implanté aussi à Abbeville, Cambrai ou LilleCatalogue général : exposition universelle de 1867 à Paris. Volume 1. Elle a alors absorbé une autre entreprise textile cotée, la Société anonyme de lin Maberly, d'Amiens, qui avait en 1840 une valeur plus élevéeHistoire de l'industrie linière en France, par Alfred Renouard, page 72 . La filature rouennaise « La Foudre », qui était la mieux capitalisée en 1840, avec près de de francs, est reléguée en 1857Manuel du spéculateur à la bourse, par Pierre-Joseph Proudhon, page 359 avec environ quatre fois moins.

Références

Catégorie:Manufacture textile Catégorie:Entreprise du secteur du textile ayant son siège en France Catégorie:Entreprise fondée en 1816 Catégorie:Entreprise française disparue