Les sont des hémopathies malignes développées à partir des tissus lymphoïdes regroupant l'ensemble des lymphomes qui n'ont pas les caractéristiques du lymphome de Hodgkin. Ce terme est apparu quand les médecins ne disposaient que d'un microscope pour classifier les maladies, car la cellule de la maladie de Hodgkin se reconnaît très facilement au microscope.
Un lymphome est un cancer des lymphocyte B, T ,NK du tissu lymphoïde dont la plus grande partie se trouve dans le système lymphatique. Le système lymphatique comprend la moelle osseuse, la rate, le thymus, les ganglions lymphatiques et les vaisseaux lymphatiques ; il assure la défense de l'organisme contre les microbes, parasites, toxines, corps étrangers
Histoire Le lymphome de Hodgkin a fait l'objet d'un consensus rapide, laissant dans cette classe indéterminée les autres nombreux lymphomes, causant un nombre important de maladies différentes tant par leurs symptômes que par leur dangerosité. Henry Rappaport proposa une classification entre 1956 et 1966 qui fut la première largement acceptée. En 1982 apparut la Working Formulation qui fait usage du terme, encore largement en usage bien que rendue obsolète en 2008 par la classification des lymphomes de l'Organisation mondiale de la santé. LNH est une dénomination qui recouvre une large palette de désordres, les uns assez bénins, les autres rapidement mortels à défaut de traitement, et son utilité est limitée aussi bien pour les patients que pour les médecins.
Épidémiologie Une étude de 2012 sur des données de 2010 leur attribuait décès, en hausse par rapport aux de 1990.
Les risques augmentent avec le vieillissement de la population. Jusqu'à l'âge de , il est plus fréquent chez les hommes que chez les femmes.
Entre les deux tiers et les trois quarts des patients survivent (voir infra).
États-Unis Les données 2012-2016 indiquent 196 cas, causant 56 décès, par million d'adultes et par an, et environ personnes vivant avec un LNH. 2,2 % des hommes et femmes seront diagnostiqués durant leur vie.
La American Cancer Society indique que les LNH sont parmi les cancers les plus fréquents aux États-Unis, environ 4 % de tous les cancers.
Canada Au Canada, LNH est le cinquième plus fréquent cancer des hommes, et le sixième pour les femmes. Leur probabilité de le développer au cours d'une vie est estimée à respectivement 1 sur 44 et 1 sur 51.
Royaume-Uni Les données sur la période 2014-2016, en moyenne, indique diagnostics et décès par an. Il est le sixième cancer en termes de fréquence, et le onzième en termes de mortalité.
Forme de lymphome et classifications Classification OMS des proliférations lymphocytaires et des lymphomes En 2022, l'OMS a publié le dernière version de la classification des proliférations lymphocytaires B et des lymphomes et la classification des proliférations lymphocytaires T/NK et des lymphomes . Elle a réuni une équipe d'auteurs multidisciplinaire a été formée, incluant des hématopathologistes, des hématologues, des oncologues, des généticiens, des épidémiologistes et des biologistes moléculaires. Des experts d'autres disciplines, tels que des radio-oncologues et des immunologistes, ont également été impliqués lorsque cela était approprié.
Elle adopte un système hiérarchique à quatre niveaux pour organiser les maladies : Catégorie : Groupes larges basés sur la lignée ( néoplasmes à cellules B matures). Famille/Classe : Sous-groupes au sein des catégories ( lymphomes B à grandes cellules). Entité/Type : Maladies spécifiques ( lymphome B diffus à grandes cellules, sans précision [LBDGC, NOS]). Sous-type : Affinements supplémentaires ( lymphome B diffus à grandes cellule avec le type cellulaires du centre germinatif
Lymphomes malins agressifs Lymphomes ganglionnaires ou extraganglionnaires ayant une présentation agressive : Phénotype B : lymphome diffus à grandes cellules B (LDGC-B)Les lymphomes agressifs, Stéphane Doucet, CHUM, 2017. : lymphome à cellules B riche en cellules T et en histiocytes ; lymphome à grandes cellules B du système nerveux central ou lymphome primaire du système nerveux central (LPSNC) ; lymphome à grandes cellules B primitif cutané, de type jambe ; LDGC-B au virus EBV de la personne âgée ; lymphome diffus à grandes cellules B avec inflammation chronique (lymphome B à grandes cellules associé à une inflammation chronique, lymphome associé à un pyothorax) ; granulomatose lymphomatoïde ; lymphome B primitif du médiastin (type thymique) (MBCL) ; lymphome intravasculaire à grandes cellules B (LIGB) (ou lymphome B à grandes cellules intravasculaire) ; lymphome à grandes cellules B ALK-positif ; lymphome plasmoblastique ; lymphome B à grandes cellules associé à une maladie de Castleman multicentrique HHV8+ ; lymphome à double expression (double expresseur) ; lymphome primitif des séreuses ou lymphome à épanchement primaire (LEP) ; lymphome à cellules du manteau (MCL) : forme classique ; à petites cellules ; forme blastique (ou blastoïde) ; forme pléomorphe avec des grandes cellules ; lymphome de Burkitt ; Phénotype T : ils représentent 10 % des lymphomes non hodgkiniens : lymphome T périphérique sans autre précision (LTP-NOS) : lymphome anaplasique à grandes cellules (LAGC) ; lymphome angio-immunoblastique ; lymphome T/NK de type nasal ; lymphome lymphoblastique T ;
Lymphomes non hodgkiniens indolents Phénotype B : lymphome lymphocytique (LL) (localisation ganglionnaire de leucémie lymphoïde chronique LLC) ; lymphome à cellules de la zone marginale (MZL)Les lymphomes B de la zone marginale : lymphome du tissu lymphoïde associé aux muqueuses (lymphome du MALT) ; lymphome de la zone marginale spléniques (SMZL) (de la rate) avec ou sans lymphocytes villeux ; lymphome ganglionnaires de la zone marginale (NMZL) avec ou sans cellules B monocytoïdes ; formes disséminées ; lymphome folliculaire : grade 1 (< 50 % de centroblastes) ; grade 2 (> 50 % de centroblastes) ; cutané ; digestif ; lymphome lymphoplasmocytaireClassification des lymphomes non hodgkiniens (lymphome lymphoplasmocytoïde ou immunocytome).
Facteurs de pronostic Classification d'Ann Arbor Stade : Atteinte d'un seul groupe ganglionnaire ou d'un seul organe. Stade : Atteinte de plus d'une aire ganglionnaire d'un même côté du diaphragme. (partie inférieure ou partie supérieure du corps). Stade : Adénopathies multiples des deux côtés du diaphragme. (partie inférieure et partie supérieure du corps). Stade : Atteinte diffuse d'un ou plusieurs viscères et de la moelle osseuse.
Auxquels on ajoute : E aux stades , ou : si présence d'une atteinte viscérale contiguë ; A : si aucun signe de B ; B : avec amaigrissement inexpliqué de plus de 10 % du poids du corps en moins de (ou 5 % en ) ou fièvre inexpliquée > de plus de ou sueurs nocturnes profuses.
Classification de l'état général du malade (OMS) 0 : Il n'y a pas d'atteinte de l'état général de santé, le malade mène une vie normale. 1 : Il existe une fatigue, mais le malade peut vaquer à ses occupations quotidiennes et travailler. 2 : Une forte fatigue oblige le malade à se coucher dans la journée, mais moins de la moitié de la journée. Il ne peut plus travailler mais est encore capable de prendre soin de lui-même. 3 : Le malade reste alité ou assis plus de la moitié de la journée. Le malade est dépendant pour certains actes de la vie quotidienne : ménage, courses 4 : Le malade ne peut plus se lever et ne peut pas prendre soin de lui-même. Nécessité d'une aide pour tous les actes de la vie quotidienne.
Classification selon leur degré de malignité Lymphomes non hodgkiniens indolents (faible malignité) Lymphome folliculaire Lymphome lymphocytique (LL) (localisation ganglionnaire de leucémie lymphoïde chronique LLC) Lymphome de la zone marginale (dont lymphome du MALT) Macroglobulinémie de Waldenström (appelée aussi lymphome lymphoplasmocytaire ou immunocytome) Lymphome T cutané
Lymphomes non hodgkiniens agressifs (malignité élevée) Le lymphome diffus à grandes cellules B Le lymphome diffus à grandes cellules B est le plus fréquent des lymphomes (il représente 30 à 40 % des lymphomes non hodgkiniens). L'âge moyen des patients est 55 à 60 ans mais il peut toucher des enfants. Ces lymphomes agressifs peuvent prendre naissance dans les ganglions lymphatiques ou dans des endroits extra-ganglionnaires tels que le tube digestif, les testicules, la thyroïde, la peau, le sein, le système nerveux central ou les os. Les lymphomes à cellules du manteau Lymphomes à cellules B, les lymphomes à cellules du manteau représentent 5 à 10 % des cas de lymphomes non hodgkiniens et touchent le plus souvent des hommes de plus de 50 ans et la maladie est souvent à un stade avancé au moment du diagnostic. Les patients atteints présentent généralement de multiples atteintes ganglionnaires. Un ou plusieurs organes (en particulier le tube digestif) et la moelle osseuse peuvent également être touchés. Ce lymphome est souvent agressif. De nouvelles thérapies ont cependant démontré une efficacité sur la maladie. Le lymphome de Burkitt, le lymphome « type Burkitt » (petites cellules non clivées) Lymphome à cellules B de malignité élevée, le lymphome de Burkitt concerne les adultes et les enfants. C'est l'un des lymphomes diagnostiqués chez les patients infectés par le VIH. Toutes les formes de lymphomes de Burkitt concernent plus souvent les hommes, ils se comportent de la même façon et sont tous spontanément très agressifs. Toutefois, le pronostic après traitement est généralement favorable. Les lymphomes T périphérique Ils représentent 10 à 15 % des lymphomes non hodgkiniens chez les adultes. Le terme lymphome T périphérique est fondé sur le fait qu'il s'agit de tumeurs composées de cellules T (et non pas B) et que ces cellules sont matures. La plupart des lymphomes T périphériques ont une malignité élevée à l'exception du mycosis fongoïde.
Autres lymphomes
Lymphomes associés au VIH On estime que près de 10 % des patients séropositifs développeront un lymphome. Il est généralement de malignité élevée.
Lymphome primitif du système nerveux central Cancer qui touche uniquement le cerveau et la moelle épinière. En dehors de l'infection par le VIH, il touche principalement des personnes de plus de 60 ans.
Les lymphomes de l'enfant Ils représentent environ 5 % des lymphomes non hodgkiniens.
Étiologie Généralement indéterminée Facteurs de risque : VIH ; virus d'Epstein-Barr et le lymphome de Burkitt ; HTLV-1 (Caraïbe et Japon) ; maladie auto-immune ; immunosuppression ; hépatite chronique virale C.
Symptomatologie Outre une altération de l'état général, on retrouve une fébricule (), un amaigrissement, des sueurs nocturnes (++)
Formes ganglionnaires Présence d'adénopathies superficielles palpables et profondes visibles en imageries.
Formes extra-ganglionnaires Il n'y a pas de symptôme spécifique mais l'expression de l'envahissement de l'organe cible : l'estomac, la thyroïde, le cerveau, le testicule, la parotide, l'œil, la moelle osseuse.
Index pronostiques Index pronostique international des lymphomes à grandes cellules (IPI)
Selon la classification d'Ann Arbor Selon l'histologie du lymphome malin Selon les taux de LDH (lactate déshydrogénase) Selon l'âge du patient (plus ou moins de 60 ans) Selon son état général (0, 1, 2, 3, 4) Selon le nombre de localisations extra-ganglionnaires (0 ou 1 versus >1)
Index pronostique international des lymphomes folliculaires (FLIPI) Selon la classification d'Ann Arbor Selon l'histologie du lymphome malin Selon les taux de lactate déshydrogénase Selon l'âge du patient (plus ou moins de 60 ans) Selon le taux d'hémoglobine
Diagnostic Examens biologiques du sang Biopsie de la moelle osseuse Biopsie ganglionnaire Tomodensitométrie (scanner) du thorax et de l'abdomen Tomographie à émission de positon
Auxquels sont parfois associés : Ponction lombaire