Le combat d'Amazragane est un incident opposant le des militaires maliens à des combattants du MNLA lors de la guerre du Mali.
Déroulement Le , une patrouille constituée de soldats maliens, de Français de la brigade Serval et de Nigériens de la MINUSMA est chargée de sécuriser la foire hebdomadaire du village d'Amazragane ou Egazargane, à à l'est de Ménaka. Cependant en milieu de journée, un bref accrochage oppose des militaires maliens à des hommes du MNLA.
Les deux camps s'accusent mutuellement d'être responsables de l'attaque. Les Maliens affirment que des rebelles transportés par un pick-up ont attaqué les militaires dès qu'ils les ont aperçus. De son côté, le MNLA affirme qu'un groupe de soldats maliens s'est détaché du gros de la patrouille pour attaquer un de leurs véhicules dans lequel se trouvaient trois hommes. Ces derniers sont arrêtés, le MNLA envoie alors des renforts, provoquant ainsi les échanges de tirs.
Un porte-parole de l'armée française déclare que les Français et les casques bleus nigériens étaient dans le village au début de l'affrontement et qu'ils n'ont pas été témoins du début de l'accrochage.
Pertes Selon le communiqué du ministre malien de la Défense, le bilan est de trois morts et quatre blessés pour le MNLA, un pick-up, deux motos et des armes sont également capturés. Un soldat malien est légèrement blesséMaliweb : Accrochage entre soldats maliens et MNLA: Le ministère de la défense et des anciens combattants Communique.
Une source militaire malienne évoque trois morts et six prisonniers du côté des rebelles. Olivier Salgado, porte-parole de la MINUSMA, parle d' parmi les combattants touaregs et ajoute que
De son côté, le MNLA reconnaît avoir perdu trois hommes mais affirme que deux Maliens ont été tués lors de l'affrontement.
Le même jour, le MNLA affirme dans un communiqué publié par le porte-parole du mouvement, Mossa Ag Attaher, que six civils touaregs ont été arrêtés par des soldats maliens à Ghezraghen, près de Ménaka, et que trois d'entre eux ont été exécutés et les trois autres torturés et grièvement blessés. Une liste de noms des victimes est fournie mais sans préciser dans quelles circonstances se sont produites ces tueries.
Le , le général Marc Foucault, commandant de la force Serval rejette les accusations du MNLA : . Il déclare également penser que rfi : Mali: le MNLA accuse l'armée malienne d'avoir exécuté trois civils à Gao, l'armée française dément.
Notes et références
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