Les années 2000 dans le Loiret décrivent les événements marquants pendant la période courant du au dans les domaines de l'organisation territoriale, la vie politique, la vie économique et sociale, les transports, l'urbanisme et l'habitat, la culture, les loisirs et les sports dans le département du Loiret.
Organisation territoriale Divisions administratives Communes Le nombre de communes dans le département est 334 au et reste inchangé sur la décennie. Des ajustements de limites prenant effet au ont lieu entre les communes limitrophes de Autruy-sur-Juine, Outarville, Bazoches-les-Gallerandes, Erceville et Léouville et donnent ainsi lieu à échanges de parcelles entre ces communes..
Trois changements de toponymes interviennent sur cette période : Boësse devient Boësses le , Ferrières devient Ferrières-en-Gâtinais le et Rosoy-le-Vieil devient Rozoy-le-Vieil le .
Cantons et arrondissements Depuis la dernière réforme des années 1970, le département est subdivisé en 41 cantons. Le nombre d'arrondissements est de trois depuis 1942. Aucune modification de territoire n'intervient sur la décennie pour ces divisions administratives..
Intercommunalité Les années 2000 sont marquées par une forte évolution du paysage de l'intercommunalité avec la création de nouvelles structures et la disparition de nombreuses anciennes. Au , de communes existent dans le Loiret et un très grand nombre de syndicats de gestion. 13 nouvelles communautés de communes et deux communautés d'agglomération vont être créées entre 2000 et 2010.
La communauté d'agglomération, créée par la loi du , est un établissement public de coopération intercommunale qui remplace la communauté de ville et qui regroupe plusieurs communes sur un territoire d’un seul tenant et sans enclave.. Deux communautés d'agglomérations sont ainsi créées dans le Loiret : la Communauté d'agglomération Orléans Val de Loire, regroupant de l'agglomération orléanaise (en 2002, par transformation de la communauté de communes créée en 1999). et l'Agglomération montargoise et rives du Loing regroupant de l'agglomération montargoise (en 2002, par transformation du district de l’agglomération montargoise, créé en 1959)..
La communauté de communes, créée par la loi du , regroupe plusieurs communes sur un territoire d’un seul tenant et sans enclave. Cette double condition n’est pas exigée pour les communautés de communes nées avant la loi du . Sept nouvelles vont être créées de 2000 à 2006 : la CC giennoises et la CC de Chatillon-Coligny en 2001, la CC du Val d'Or et Forêt en 2002, la CC du Malesherbois en 2003, la CC de la Plaine du Nord Loiret, la CC du Plateau beauceron et la CC du Bellegardois en 2004, la CC Valsol en 2005 et la CC du canton de La Ferté-Saint-Aubin en 2006.
La loi du relative aux libertés et responsabilités locales vise dans son titre IX à rationaliser les transferts de compétences, et tente de clarifier les relations financières entre communes et communautés, considérant que l’intérêt communautaire, qui doit permettre de mieux définir le projet de développement de chaque communauté, avait jusqu’à présent été jusqu'à présent parfois négligé.. Une circulaire du fixe le cadre de préparation des schémas départementaux d’orientation de l’intercommunalité (SDOI). Dans le département, le schéma d'orientation est approuvé le après une large consultation des élus locaux et l'avis de la commission départementale de coopération intercommunale (C.D.C.I.). La rationalisation des périmètres des Établissements Publics de Coopération Intercommunale (E.P.C.I) à fiscalité propre et l'exercice des compétences a constitué un des axes principaux de la réflexion. Le schéma suggère aussi de nombreux ajustements pour l'intercommunalité dite de «gestion» (S.I.V.U., S.I.V.O.M. et syndicats mixtes) et précise les orientations à court et moyen terme pour les communautés de communes et communautés d’agglomération : délimitation de nouveaux périmètres, création de nouvelles communautés de communes, extension de communautés existantes, etc.…
Ce schéma dresse un état des lieux en 2006 : l'intercommunalités dans le département comprend 18 Communautés de communes et deux 2 Communautés d'agglomérations, soit un taux de couverture de 68,5%, ce qui est particulièrement faible. Il prévoit la dissolution de 7 des 13 SIVOM, la diminution des syndicats à long terme, le passage de 150 à 66 communes isolées à court terme, l'intégration de 11 communes isolées à moyen terme et la création de deux communautés de communes, dont une par transformation d’un SIVOM.
En 2008 une communauté de communes est créée (CC du canton de Beaugency (arrêté préfectoral des 15 et ). et en 2009 deux nouvelles : la CC le Cœur du Pithiverais (arrêté préfectoral du 01/12/2009) et la CC de Château-Renard (arrêté préfectoral du 01/12/2009)..
Au , le Département du Loiret compte 248 établissements publics de coopération ainsi répartis : 24 E.P.C.I. à fiscalité propre : 22 communautés de communes (dont 2 issues de la transformation de districts) et 2 communautés d'agglomération (dont 1 issue de la transformation d'un district et 1 issue de la transformation d'une communauté de communes) 9 SIVOM 182 S.I.V.U. et 33 syndicats mixtes. Si certaines actions ont été mises en œuvre, tous les objectifs définis par le schéma départemental d'orientation de l’intercommunalité ne sont pas atteints, et en particulier il reste encore bon nombre de communes isolées. Il faudra en fait atteindre la loi du de réforme des collectivités territoriales et la décennie suivante pour atteindre une couverture à 100 % du territoire par des EPCI et une rationalisation des syndicats de gestion..
Décentralisation : Transferts de compétences aux collectivités
Les actes II de la décentralisation, constitués principalement par la révision constitutionnelle du sur l’organisation décentralisée de la République et la loi du relative aux libertés et responsabilités locales constituent un des actes forts de la vie publique française depuis les premières lois de décentralisation de 1982.. Un certain nombre de compétences, antérieurement dévolues à l'État, sont transférées aux collectivités locales.
La Région voit son rôle de coordination renforcé en développement économique et devra désormais définir et mettre en œuvre la politique d’apprentissage et de formation professionnelle des adultes en recherche d’emploi.
Dans le domaine des transports, certaines parties des routes nationales, dites d'intérêt local, sont transférées aux départements. Le décret en Conseil d’État définissant le domaine routier national relatif à la consistance du réseau routier national prévoit ainsi que l’État conserve la propriété de d’autoroutes concédées et de de routes nationales et autoroutes non concédées et qu'il cède aux départements un réseau de 42. Dans le département du Loiret, le transfert est décidé par arrêté préfectoral du Fac-simile de l'arrêté préfectoral signé le , déclassant une partie du réseau routier national dans le domaine public routier départemental, sur le site du Ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire. de routes nationales sont déclassées. La longueur du réseau routier national dans le département passe ainsi de en 2004 à 0 en 2006 pendant que celle du réseau départemental s'accroît de à . Ces transferts de domanialité s'accompagnent de transferts de moyens. Les de la DDE chargés de la gestion des routes départementales viennent ainsi renforcer les équipes départementalesInfomail , Lettre d'information des agents départementaux, vendredi 8 juin 2012, page 6..
Le département se voit attribuer un rôle de « chef de file » en matière d’action sociale, il aura notamment à sa charge l’ensemble des prestations d’aide sociale. Concernant le logement social, la loi prévoit le transfert aux collectivités locales des responsabilités relatives aux politiques de l’habitat, ne conservant à l’État qu’un rôle de « garant de la solidarité nationale ». L’essentiel des responsabilités doit être transféré aux départements ou aux groupements intercommunaux.
Concernant la culture, la propriété des immeubles protégés au titre des « monuments historiques » appartenant à l’État pourra être transférée aux collectivités territoriales le demandant. Le Département pourra également, entre 2005 et 2007, adopter, en concertation avec les communes concernées, un schéma de développement des enseignements artistiques du spectacle dans les domaines de la musique, de la danse, et de l’art dramatique.
Enfin dans le domaine de l'éducation, il échoit au Département de déterminer la carte scolaire, de gérer l’accueil, la restauration, l’hébergement, d’assurer l’entretien général et technique des collèges et de pourvoir au recrutement des TOS (personnels techniciens, ouvriers et de service des collèges). Pour le Loiret, 550 agents vont ainsi intégrer le personnel départemental, ..
Réorganisation des services de l'État Parallèlement à la décentralisation, les services de l'État sont réorganisés. La circulaire du Premier ministre du précise la nouvelle organisation type pour chaque région. Elle se compose de huit structures. : la direction régionale des finances publiques (trésorerie générale et services fiscaux), la direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DRAAF), la direction régionale de la culture (DRAC), la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL), la direction régionale des entreprises, de la concurrence et de la consommation, du travail et de l’emploi (DIRECCTE), la direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DRJSCS), le rectorat d’académie et l’agence régionale de santé (ARS).
L'administration départementale de l'État, dont les services sont basés à Orléans dans le Loiret, comprend désormais : la préfecture, la direction départementale de la population et de la cohésion sociale (DDPCS) (ex DDAF), la direction départementale des territoires (DDT) (ex DDE), l'inspection d'académie, la direction départementale des finances publiques et les services chargés de la sécurité intérieure.
Vie politique 2002 : Élections présidentielles et législatives Le 21 avril 2002 est inédit dans la vie politique française, puisqu'un représentant d'un parti classé à l'extrême droite de l'échiquier politique a réussi à se qualifier pour le second tour d'une élection présidentielle. Jacques Chirac est réélu président de la république avec le plus fort score depuis la création de la Cinquième République : 82,21 % ; Jean-Marie Le Pen obtient 17,79 % des suffrages exprimés.. Dans le département du Loiret, Jacques Chirac arrive en tête au premier tour avec 19,73 %, suivi de Jean-Marie Le Pen avec 19,38 % et enfin de Lionel Jospin avec 14,10 %. Viennent ensuite François Bayrou avec 7,14 %, puis Jean-Pierre Chevènement avec 5,34 % , aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %. Au second tour, les électeurs ont voté à 81,25 % pour Jacques Chirac contre 18,75 % pour Jean-Marie Le Pen avec un taux d’abstention de 18,4..
Les élections législatives de 2002 des députés de la législature ont lieu les 9 et , dans la foulée de l'élection présidentielle de 2002 qui a vu la réélection de Jacques Chirac. Les députés sont élus au scrutin uninominal majoritaire à deux tours dans 577 circonscriptions, le département du Loiret en comportant cinq. Les résultats pour chacune des circonscriptions sont les suivants : circonscription : 59,46 % des suffrages exprimés pour Antoine Carré (Union pour la Majorité présidentielle, élu au ), 40,54 % pour Jean-Pierre Delport (PS), 61,92 % de participation.. : 57,59 % pour Serge Grouard (Union pour la Majorité présidentielle, élu au ), 42,41 % pour Christophe Chaillou (PS), 60,30 % de participation.. : 60,36 % pour Jean-Louis Bernard (Union pour la Majorité présidentielle, élu au ), 39,64 % pour Jean-François Laval (Verts), 59,96 % de participation..