Le secteur de l'énergie au Brésil est dominé par le pétrole : 49,0 % de la production d'énergie primaire et 35,5 % de la consommation d'énergie primaire du pays en 2024, mais aussi par la biomasse : 29,3 % de la production et 33,3 % de la consommation, originalité du Brésil qui a été pionnier dans les agrocarburants, en particulier à base de canne à sucre.
Le Brésil était en 2025 le de pétrole avec 4,3 % de la production mondiale, mais ses réserves prouvées, au mondial, ne représentent plus que 10 années de production ; il consomme 67 % de sa production. Sa production de gaz naturel (0,6 % de la production mondiale) couvre 80 % de sa consommation ; il importe le reste de Bolivie et des États-Unis.
La production d'agrocarburants du Brésil se classe en 2025 au mondial avec 22,1 % de la production mondiale, derrière les États-Unis (36,5 %), et sa production d'électricité à partir de biomasse se classe au mondial en 2024 avec 8,7 % de la production mondiale, derrière la Chine et devant les États-Unis.
La consommation d'énergie primaire par habitant du Brésil en 2024 est inférieure de 19 % à la moyenne mondiale et de 53 % à celle de la France.
L'électricité représente 20,4 % de la consommation finale d'énergie en 2024. Le Brésil est le mondial d'électricité en 2025 (2,4 % de la production mondiale) ; il en était également le importateur mondial en 2023, du fait des accords avec le Paraguay sur le partage de la production du barrage d'Itaipu ; il est aussi mondial d'électricité à partir d'énergies renouvelables hors hydro (4,2 % du total mondial), mondial d'électricité éolienne (4,3 %) et mondial d'électricité solaire photovoltaïque (3,1 %). Sa production d'électricité se répartit en 2025 en 10,7 % de combustibles fossiles (gaz naturel 7,8 %, charbon 2,0 %, pétrole 0,9 %), 2,1 % de nucléaire et 86,9 % d'énergies renouvelables (hydroélectricité 52,1 %, éolien 15,2 %, solaire 11,5 %, biomasse 8,1 %).
L'hydroélectricité couvre 11,4 % de la consommation finale d'énergie ; le Brésil est en 2025 le mondial d'hydroélectricité avec 8,9 % de la production mondiale, derrière la Chine (31,1 %) et devant le Canada (7,8 %).
Les émissions de liées à l'énergie par habitant en 2025 sont inférieures de 54 % à la moyenne mondiale et de 43 % aux émissions de la France, grâce aux parts importantes de l'hydroélectricité et de la biomasse.
Vue d'ensemble Principaux indicateurs de l'énergie au Brésil Population Consom.énergieprimaire Production Import.nette Energy Statistics Data Browser - Net energy imports, Brazil, 1990-2024, Agence internationale de l'énergie, 10 juin 2025. Consom.électricité Energy Statistics Data Browser - Electricity consumption, Brazil, 1990-2024, Agence internationale de l'énergie, 10 juin 2025. Émissionsde GES*tab.GHG Energy Année Millions PJ PJ PJ TWh Mt éq 1990 149,1 217,7 211 2000 174,0 331,6 327 2010 193,7 464,6 421 2011 195,3 480,1 440 2012 196,9 498,3 473 2013 198,5 516,2 504 2014 200,1 538,3 530 2015 201,7 530,0 508 2016 203,2 322 526,9 471 2017 204,7 140 534,3 486 2018 206,1 -99 544,2 464 2019 207,5 -499 552,1 464 2020 208,7 - 547,7 442 2021 209,6 -483 570,8 496 2022 210,3 -919 586,3 471 2023 211,1 - 615,8 476 2024 212,0 - 650,4 479 variation1990-2024 +42 % +128 % +250 % ns +199 % +127 %* émissions de gaz à effet de serre liées à l'énergie.
Comparaisons internationales L'Agence internationale de l'énergie et l'Energy Institute classent le Brésil parmi les tout premiers pays du monde pour plusieurs indicateurs : + Place du Brésil dans les classements mondiaux Source d'énergie indicateur rang année quantité unité % monde commentairesPétrole brut32Production 2025 203,6 Mt 4,3 % : États-Unis (, 18,9 %), : Arabie saoudite (11,4 %), : Russie (11,1 %) ÉlectricitéProduction63 2025 763,7 TWh 2,4 % : Chine (, 32,8 %), : États-Unis (14,8 %), : Inde (6,4 %), : Russie (3,7 %), : Japon (3,2 %)Importation nette Energy Statistics Data Browser - Electricity imports vs. exports, Brazil, 1990-2024, Agence internationale de l'énergie, 10 juin 2025. 2023 15,1 TWh 1,9 % : Italie (), : Thaïlande ()Production d'électricité par source64Renouvelables hors hydro 2025 265,4 TWh 4,2 % : Chine (, 38,9 %), : États-Unis (14,8 %), : Inde (4,8 %), : Allemagne (4,4 %) HydroélectricitéProduction66 2025 397,9 TWh 8,9 % : Chine (, 31,1 %), : Canada (7,8 %), : États-Unis (5,4 %)Puissance installée. 2024 109,98 GW 7,6 % : Chine (, 30,2 %), : États-Unis (7,1 %), : Canada (5,8 %)% hydro/élec* 2025 52,1 % : Venezuela (89,3 %), : Norvège (89,0 %), : Laos (75,9 %), : Colombie (70,9 %) Énergie éolienneProduction d'électricité74 2025 115,8 TWh 4,3 % : Chine (, 41,6 %), : États-Unis (17,1 %), : Allemagne (5,0 %)Puissance installée73 2025 34,87 GW 2,7 % : Chine (, 49,6 %), : États-Unis (12,3 %), : Allemagne (6,0 %), : Inde (4,2 %), : Royaume-Uni (2,6 %), : Espagne (2,6 %)% éolien/élec* 2025 15,2 % : Danemark (56,2 %), : Royaume-Uni (30,0 %), : Finlande (28,2 %), : Allemagne (26,8 %), : Portugal (25,0 %)Solaire photovoltaïqueProduction élec. 2025 88,0 TWh 3,1 % : Chine (, 41,7 %), : États-Unis (13,7 %), : Inde (6,0 %), : Japon (3,9 %), : Allemagne (3,3 %)Puissance installée71 2025 64,7 GW 2,7 % : Chine (, 50,4 %), : États-Unis (8,8 %), : Inde (5,7 %), : Allemagne (4,5 %), : Japon (3,9 %)BiomasseConsommation d'énergie primaire 2023 4291 PJ 7,7 % : Inde (, 16,0 %), : Chine (9,5 %), : États-Unis (8,4 %)Production d'électricité 2023 57,2 TWh 8,7 % : Chine (, 30,3 %), : États-Unis (, 7,0 %)AgrocarburantsProduction75 2025 507 kblep/j 22,1 % : États-Unis (36,5 %), : Indonésie (10,1 %)Consommation76 2025 540 kblep/j 23,7 % : États-Unis (32,9 %), : Indonésie (8,6 %)* % hydro/élec : part de l'hydroélectricité dans la production d'électricité.
Production d'énergie primaire Selon l'Agence internationale de l'énergie, le Brésil a produit d'énergies primaires en 2024, soit 114 % de sa consommation intérieure.
+ Production d'énergie primaire au Brésil par source (PJ) Source 1990 % 2000 % 2010 % 2020 % 2024 % 2024 var.2024/1990 Charbon 81 1,9 110 1,8 88 0,8 87 0,6 92 0,6 % +14 % Pétrole 32,0 44,1 44,5 48,6 49,0 % +436 % Gaz naturel 143 3,3 268 4,3 552 5,3 904 6,7 851 5,6 % +494 % Ss-total fossiles 37,1 50,2 50,6 55,9 55,1 % +420 % Nucléaire 24 0,6 66 1,1 158 1,5 153 1,1 172 1,1 % +605 % Hydraulique 744 17,0 17,7 14,0 10,5 9,9 % +104 % Biomasse-déchets 45,3 31,0 33,6 30,4 29,3 % +127 % Solaire, éolien 0 1 0,02 22 0,2 280 2,1 690 4,5 % x1029 Total EnR 62,3 48,7 47,8 43,0 43,8 % +146 % Total 100 100 100 100 100 % +250 %Source des données : Agence internationale de l'énergie
Les conventions adoptées par l'AIE ont pour effet de minimiser la part des énergies renouvelables électriques ; cette part est plus valablement évaluée au niveau de la consommation finale.
Pétrole Réserves de pétrole
Les réserves prouvées de pétrole du Brésil étaient estimées par l'Agence fédérale allemande pour les sciences de la terre et les matières premières (BGR) à (millions de tonnes) fin 2022, soit 0,8 % du total mondial, au mondial, loin derrière le Vénézuela (18,7 %), l'Arabie saoudite (15,3 %), l'Iran (11,2 %) et le Canada (10,2 %)80. Elles représentaient 10 années de production au rythme de 2025 : . Elles ont été réévaluées en hausse de 4,3 % depuis 2010 Kurzstudie Reserven, Ressourcen und Verfügbarkeit von Energierohstoffen 2011 (pages 43, 53, 61, 69), Agence fédérale pour les sciences de la terre et les matières premières (BGR), 8 décembre 2011.. Les ressources supplémentaires non encore prouvées étaient estimées à , dont de pétrole conventionnel et de pétrole de schiste79.
Selon le Oil and Gas Journal (OGJ), le Brésil avait de réserves prouvées de pétrole en , au en Amérique du Sud après le Venezuela. Plus de 94 % de ces réserves sont localisées en mer, dont 80 % dans les bassins offshore de Campos et de Santos, au large de l'État de Rio de Janeiro, et 10 % au large de l'État d'Espírito Santo.
Les estimations de l'Agência Nacional do Petróleo, Gás Natural e Biocombustíveis (ANP) sont de (milliards de barils) de réserves prouvées fin 2016, dont à terre et en mer, au large de l'État de Rio de Janeiro pour l'essentiel () ; ces réserves étaient estimées à en 2007 ; elles ont progressé de 28 % jusqu'en 2014, puis ont chuté de 22 % en deux anstab.1.1.
Le pétrole antésalifère est généralement caractérisé comme des réserves pétrolières situées à des profondeurs exceptionnelles sous d'épaisses couches de roches et de sel, dont l'extraction requiert des investissements substantiels. En 2005, Petrobras a foré des puits d'exploration près du champ de Tupi et a découvert des hydrocarbures sous la couche de sel. En 2007, un consortium formé de Petrobras, BG Group et Petrogal a foré dans le champ de Tupi, découvrant des réserves estimées à à () sous la surface de l'océan, sous une épaisse couche de sel. Ensuite, plusieurs découvertes antésalifères furent annoncées dans les bassins de Santos, Campos et Espirito Santo. Des projets pilotes dans les champs Lula et Sapinhoa du bassin de Santos ont commencé à produire en 2009 et 2010 ; tous les champs antésalifères, sauf le gisement de Libra, ont été attribués à Petrobras sans appel d'offres.
La production des gisements antésalifères s'élevait en 2016 à (million de barils par jour), en progression de 33 % par rapport à 2015.
Production de pétrole
L'Energy Institute estime la production de pétrole du Brésil en 2025 à (millions de tonnes), en hausse de 12,4 % en 2025 et de 54 % depuis 2015. Il se classe au mondial avec 4,3 % de la production mondiale.
Selon l'ANP, la production 2016 a été de (millions de barils), en hausse de 3,3 % en un an et de 44 % depuis 2007, dont à terre et en mer (94 %), dont au large de l'État de Rio de Janeiro ; la production des gisements antésalifères atteint (40,6 %), en forte hausse (+33 % en 2016 après +56 % en 2015)tab.1.3.
Selon l'EIA, le Brésil a produit de combustibles liquides, contre en 2015, dont de pétrole brut ; pour la première fois depuis 2009, la production de pétrole a dépassé la consommation en 2016. Selon l'ANP, une part croissante de la production provient des gisements antésalifères, atteignant 47 % en et franchissant en la barre des 50 %.
La production de pétrole de schiste a été en 2016 de , en recul de 34 % depuis 2007 ()tab.1.14.
Les enchères pétrolières lancées le ont tourné au fiasco : sur les 266 blocs d’exploration à vendre, seuls 37 ont trouvé preneur, dont 35 sur terre et 2 en mer. Les enchères ont rapporté de dollars, alors que le gouvernement avait fixé un prix minimum de de dollars pour les 266 blocs. Aucune des grandes majors pétrolières n’a toutefois participé : ExxonMobil, Shell et Total, qui avaient été préqualifiées, n'ont pas enchéri ; même Petrobras s'est abstenu ; les enchères ne concernaient pas les gisements présalifères, qui sont les plus prometteursPétrole : échec des enchères au Brésil, Les Échos du 8 octobre 2015..
Consommation de pétrole En 2025, le Brésil a consommé (exajoules) de pétrole, en hausse de 1,3 % en 2025, mais en baisse de 1 % depuis 2015. Il se classe au mondial avec 2,6 % de la consommation mondiale37. Le Brésil consomme 67 % de sa production31.
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