Kundakunda (appelé aussi Padmanandin) est un auteur majeur du jaïnisme. On admet communément qu'il a vécu vers de notre ère, mais certains chercheurs pensent qu'il aurait plutôt été actif dans la deuxième moitié du .

On sait peu de choses de sa vie, mais ses écrits mystiques, qui se concentrent sur l'âme et l'expérience religieuse intérieure, ont eu une influence immense sur la pensée jaïne. Il est l'un des maîtres les plus vénérés de la branche digambaraColette Caillat, « Le jinisme » in H.-Ch. Puech, Histoire des religions, vol. I, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1970, p. 1116; 1122Nalini Balbir : A la découverte du jaïnisme: Une tradition indienne, p.228 & suiv., 2024, Éd. CERF, .

Éléments de biographie Si d'un côté, on estime qu'il est a vécu aux environs du de notre ère, la recherche actuelle le ferai plutôt remonter à la deuxième moitié du , d'une part en raison des idées auxquelles il fait référence, d'autre part que c'est vers cette époque qu'apparaissent son hagiographie ainsi que les citations de son œuvre influente et importante Paul Dundas, The Jains, London - New York, Routeledge, 2002, 2nd Revised Edition, 372 p. p. 107 Jeffery D. Long, Jainism: An Introduction. I.B.Tauris, 2013 , 264 p. p. 65-66.

Son nom viendrait de son village, Kundkund, aujourd'hui Andra, en Inde du SudNatubhai Shah, Jainism. The World of Conquerors, vol. I, Sussex Academic Press, 1998, 330 p. p. 48. Il fut un des maîtres de l'ordre des ascètes de la branche digambara du jaïnisme. Bien qu'il soit plutôt lié à l'ordre digambara, Kundakunda est aussi tenu en estime par la branche shvetambara. Son nom apparaît encore aujourd'hui dans les hymnes récités par les jaïns le matin. Il a influencé le travail des théologiens jaïns bien des siècles après avoir quitté son enveloppe charnelle Kristi L. Wiley, The A to Z of Jainism, Vision Books, 2010 p. 125-126.

Œuvre Grand érudit, il a composé plusieurs livres (tous en prâkrit), parmi lesquels Samayasāra (« Quintessence du soi ») qui parle de la nature de l'âme pure (atman) et constitue un texte fondateur de la philosophie jaïna digambaraJérôme Petit, Préface à Quintessence du soi (v. bibliographie); le Niyamasāra (« La Loi parfaite ») qui développe les devoirs religieux. On lui doit aussi le Pañcāstikāya ainsi que le Pravacanasāra (« Essence de la Doctrine »), composé de deux cent soixante-quinze strophes prâkrit.

Il a écrit aussi un guide pour les personnes qui intègre un ordre de mendiants-ascètes. Il a également débattu dans des ouvrages de la Réalité à deux niveaux: le niveau divin et le niveau commun. Références

Voir aussi

Bibliographie

Traductions

Études

Liens externes

Liste des traductions de Kundakunda dans le catalogue de la BnF

Catégorie:Érudit du jaïnisme Catégorie:Personnalité du jaïnisme au IIe siècle Catégorie:Personnalité du jaïnisme au VIIIe siècle