La Gendarmerie royale du Canada au Québec, communément appelée « Division C », joue le rôle de police fédérale dans la province de Québec. Les quelque policiers, membres civils et employés de la fonction publique canalisent leurs efforts dans des créneaux tels que l'intégrité financière, la sécurité nationale et frontalière et la lutte contre le crime organisé. La Gendarmerie royale du Canada au Québec dispose de ressources particulières pour ses enquêtes, en plus d'offrir des services de protection aux dignitaires et un volet de prévention du crime auprès des communautés. Elle procure des services dans chacune des régions du Québec.

Les enquêtes de la Division C, strictement fédérales, se distinguent de la philosophie de la police de proximité telle qu'on la connaît ailleurs au Canada ou chez ses partenaires policiers du Québec. Cependant, en joignant ses efforts et ses activités de renseignement criminel à ceux de ses partenaires à l'échelon local et à l'étranger, elle mène des enquêtes interterritoriales fructueuses La GRC au Québec - À propos de nous http://www.rcmp-grc.gc.ca/qc/info/a_propos-about-fra.htm .

Structure En plus de son quartier général situé à Montréal, les détachements de la Division C sont divisés géographiquement en deux districts, Est et Ouest. Pour consulter l'adresse des différents détachements vignette|centré|Carte des détachements de la Division C

Historique

C'est en 1920, à Montréal, que le Gouvernement autorise la Gendarmerie à établir son premier détachement de 10 hommes au Québec. Ce bureau avec casernes était situé dans un vieil immeuble situé au 283 de la rue Sherbrooke, en face de l'entrée principale de l'Université McGill, et est détruit en 1940. L'officier commandant à l'époque était le surintendant Wilcox, connu surtout pour son travail dans l'ouest du pays. Du côté de la ville de Québec, la GRC établit un détachement d'un homme la même année, pour ainsi desservir les deux plus grands centres d'habitations de la province. Peu de temps après, on retrouvait la GRC le long de la frontière internationale pour percevoir les frais de douane et sécuriser l'immigration.

La Division C appliquait déjà à l'époque une quarantaine de lois fédérales. Vers 1921, la GRC établit quelques détachements près des réserves indiennes pour y maintenir la paix et appliquer la Loi sur les Indiens, régissant particulièrement la consommation et la vente de boissons alcooliques.

vignette|droite|Quartier général à Montréal aujourd'hui

Il est intéressant de se rappeler qu'entre 1920 et 1932, le Québec était reconnu tout simplement comme un district sans désignation alphabétique, tandis que l'Ontario-Est portait la désignation de la division « A » et l'Ontario-Ouest, celle de la division « O ». À cette époque, la désignation de la lettre « C » appartenait au Manitoba, où le poste divisionnaire était situé à Brandon.

La mise en application des lois sur les Indiens, de la Loi sur les douanes et de la Loi sur les oiseaux migrateurs constituait le principal travail des détachements, tandis que l'application de la loi sur les narcotiques et sur la fausse monnaie constituait une partie importante des tâches policières à Montréal.

L'année 1932 marque le premier changement majeur de la Gendarmerie au Québec. Cette dernière absorbe le service préventif des douanes et accises. Les 175 membres, ainsi que leurs 35 navires et équipages, qui étaient autrefois assujettis à ce département, deviennent sous la direction de la GRC. C'est ainsi que la Gendarmerie obtient son propre Service de la marine.

D'un effectif restreint de 33 membres et quatre détachements en 1931, la Gendarmerie passe à 156 hommes et 31 détachements au Québec. À la suite des nouvelles fonctions qu'apportait la fusion aux douanes et accises, les agents devaient patrouiller sur l'eau, dans les airs et sur terre pour contrer les contrebandiers de spiritueux et autres marchandises, ou porter secours aux navires en détresse.

Les augmentations d'effectifs nécessitent une nouvelle répartition des districts de la Gendarmerie. On abandonne le terme « district », pour désigner le territoire du Québec sous l'appellation « Division C », qui était désormais confiée au surintendant Dawn.

Au fil des années, la Division C évolue au rythme de la société pour devenir une équipe moderne aux techniques d'enquête raffinées et au mandat élargi, dont la notoriété ne cesse de croître sur le plan international.

Événements ayant marqué le travail et l'histoire de la GRC au Québec

vignette|gauche|Winston Churchill à Québec. Plusieurs événements importants ayant eu lieu au Québec ont nécessité le travail de la GRC. En effet, parmi ses nombreuses fonctions, la Gendarmerie doit s'occuper de la protection des visiteurs de marque qui viennent au Canada, ainsi que de prêter main-forte aux autres corps policiers de la province lors d'événements majeurs.

Visite de Winston Churchill et Franklin Roosevelt à Québec en 1943 En 1943, la Seconde Guerre mondiale dévaste l'Europe. Des troupes américaines et canadiennes rejoignent leurs alliés européens sur le front. Pour élaborer des stratégies en vue de vaincre les poussées dévastatrices de l'ennemi, les deux chefs d'État ont tenu depuis 1939 cinq conférences. Pour leur sixième rencontre, ils choisissent la ville de Québec. C'est donc au cœur de cette vieille ville fortifiée que, du 17 au , le président américain Franklin Delano Roosevelt et le premier ministre britannique Winston Churchill se concertent lors de la conférence de Québec. Accueillis par le premier ministre canadien William Lyon Mackenzie King et accompagnés de hauts gradés de leurs armées, ils organisent des opérations militaires en vue d'assurer la victoire des Alliés sur les forces de l'Axe.

Visite du général français Charles de Gaulle au Québec le De passage en Amérique quelques semaines après le débarquement allié en Normandie, le général Charles de Gaulle effectua une visite à Québec et à Montréal. Bien que son passage ne dura que quelques heures, il eut l'occasion d'assister à une réception donnée à l'hôtel Windsor à Montréal, où des dignitaires s'étaient réunis pour l'accueillir, dont le premier ministre du Québec, Adélard GodboutBilan du siècle - Université de Sherbrooke http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/pages/evenements/762.html.

Expo 67 et la visite de Charles de Gaulle vignette|gauche|Des policiers de la GRC à Expo 67,

L'exposition universelle de Montréal Expo 67 ouvre ses portes, et le Québec devient le centre du monde pendant tout l'été. En visite officielle au Québec pour l'occasion, et accueilli en grande pompe, le président de la France, le général Charles de Gaulle, déclare du haut du balcon de l'hôtel de ville de Montréal : « Vive le Québec libre ! ». Il est acclamé par une foule en délireDe Gaulle - Encyclopédie du patrimoine culturel de l'Amérique française http://www.ameriquefrancaise.org/fr/article-8/De_Gaulle_et_«_Vive_le_Québec_libre!_».html.

vignette|droite|Les Jeux olympiques à Montréal.

Les Jeux olympiques d'été de 1976 à Montréal Le , le monde entier assiste aux cérémonies d'ouverture des Jeux de la Olympiade à Montréal. C'est à cette occasion qu'est construit le fameux Stade olympique, symbole architectural de Montréal. Cet édifice représente la plus haute tour inclinée au monde.

Le Sommet des Amériques de Québec en 2001 Du 20 au , 34 chefs d'État et de gouvernement démocratiquement élus de l'Amérique du Nord, de l'Amérique centrale, de l'Amérique du Sud et des Caraïbes se sont réunis à Québec à l'occasion du troisième sommet des Amériques. La rencontre est probablement mieux connue pour l'ensemble de dispositifs de sécurité mis en place pour l'événement et pour les nombreuses manifestations civiles qui ont entouré les négociations. Les mouvements de protestation du sommet de Québec (aussi appelés A20) figurent parmi les plus importantes manifestations altermondialistes à ce jour, rassemblant plus de manifestants provenant de partout en Amérique. Cet événement international est en somme la plus grande opération de sécurité de l'histoire canadienne, durant laquelle la GRC a joué un rôle déterminant.

Le sommet de la francophonie de Québec en 2008 Au mois d', la ville de Québec a été le théâtre du plus grand déploiement protocolaire à ce jour, à se tenir au pays avec la visite de 70 chefs d'État, lors de la conférence des chefs d'État et de gouvernement ayant le français en partage, communément appelée sommet de la Francophonie.

Ce sommet est l'occasion pour les dirigeants mondiaux ayant le français en partage, d'échanger sur les questions de politique internationale, d'environnement, de coopération francophone, de droits de la personne, d'éducation, de culture et de démocratie. Ce sommet a lieu tous les deux ans. Il est la plus haute instance de la francophonie.

En plus de la Gendarmerie royale du Canada, du Service de police de la Ville de Québec et de la Sûreté du Québec, la sécurité entourant le Sommet de la Francophonie a également nécessité la contribution de plusieurs ministères et partenaires fédéraux, provinciaux et municipaux.

Les services de la GRC au Québec

Partout dans la Division, la GRC poursuit son engagement à maintenir la paix, à assurer le respect de la loi et à offrir un service de qualité à la communauté. Son engagement se manifeste par la volonté à faire preuve de leadership dans ses nombreuses activités policières. Même si elle concentre principalement ses efforts à la lutte contre les organisations hautement criminalisées sur le plan national et international, les responsabilités de la GRC au Québec sont néanmoins très diversifiéesLes services de la GRC http://www.rcmp.gc.ca/qc/info/a_propos-about-fra.htm. Dans cette section, vous en apprendrez davantage sur le travail qui est fait à la Division C.

Lutte contre le crime organisé Le crime organisé est l'une des cinq priorités stratégiques de la GRC. Le Code criminel du Canada le définit comme étant un crime commis par un groupe composé d'au moins trois personnes et dont l'un des objets principaux ou l'une des activités principales est de commettre ou de faciliter une ou plusieurs infractions graves dont le motif premier est le profit. Les réseaux criminels organisés représentent un problème d'envergure internationale qui ne connaît aucune frontière. C'est pourquoi la GRC mise sur une philosophie prônant le partenariat avec le public et les autres organismes d'application de la loi du Canada et de l'étranger dans la réalisation de ses enquêtesCrime organisé - Division C http://www.rcmp.gc.ca/soc-cgco/index-fra.htm.

vignette|droite|Saisie d'argent « sale » et d'armes. Unité mixte des produits de la criminalité (UMPC)

Les enquêteurs de l'Unité mixte des produits de la criminalité s'attaquent aux organisations criminelles en ciblant la motivation même de celles-ci, c'est-à-dire en saisissant les biens acquis par les criminels avec de l'argent « sale » généré par des activités illégales. Ils peuvent compter sur la collaboration de nombreux partenaires internes, de diverses agences externes, d'autres services policiers, des agences d'application de la loi étrangères, des banques et des ordres professionnels.

Unité mixte d'enquête sur le crime organisé (UMECO) L'Unité mixte d'enquête sur le crime organisé (UMECO) est une équipe pluridisciplinaire intégrée qui, avec la participation de partenaires locaux, nationaux et internationaux, mène des enquêtes sur la criminalité de conjoncture supérieure dans le but de freiner l'expansion et le développement du crime organisé au Québec.

Unité mixte d'enquête sur le crime organisé autochtone (UMECO-A)