Trélévern est une commune française du département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne. Géographie Situation La commune de Trélévern est une commune bretonne littorale du bord de la Manche, dans le Trégor, située à à vol d'oiseau au nord-est de Lannion et de Morlaix, au nord-ouest de Guingamp et de Saint-Brieuc, ainsi qu'à à l'ouest de Tréguier.

Le sentier de grande randonnée GR 34 passe le long de la grève.

Elle se trouve dans l'aire d'attraction de Lannion, ainsi que dans l'unité urbaine de Lannion, la zone d'emploi et le bassin de vie de cette ville

Communes limitrophes

Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie de , entre l'angle sud-est de la commune) et le niveau de la mer ; la majeure partie du territoire communal forme un plateau situé en moyenne vers 80 mètres d'altitude, en pente douce vers le nord-ouest où il n'atteint plus qu'une cinquantaine de mètres. Le bourg est vers 75 mètres d'altitude.

Le littoral est en forme d'arc de cercle, exposé à l'ouest pour sa partie occidentale et au nord pour sa partie septentrionale, avec, approximativement en son milieu, la pointe de Kermarquer. Les zones littorales sont pentues, présentant un dénivelé d'une cinquantaine de mètres entre le plateau proche et le bord de mer. Un estran rocheux de vaste dimension, découvrant à marée basse, atteint une largeur de plusieurs kilomètres, mais contient un seul îlot : l'île Siec (Enez Lec)Ne pas confondre cet îlot de Siec avec l'Île de Sieck, située dans le Finistère.. Ce littoral est resté longtemps peu propice aux activités humaines et pour cette raison peu habité.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par deux minuscules fleuves côtiers : le ruisseau de Dourdu à la limite ouest de la commune, qui sépare Trélévern de Louannec, et le ruisseau de Kergouanton, à sa limite orientale, qui sépare Trélévern de Trévou-Tréguignec...

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de TrélévernLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Perros-Guirec à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Trélévern est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022..

Elle appartient à l'unité urbaine de Lannion, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lannion, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

La commune, bordée par la Manche, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral.. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des , ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit..

Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (59,6 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (55,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (42,1 %), zones urbanisées (27 %), terres arables (17,5 %), forêts (8,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,7 %), zones humides côtières (0,8 %)..

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

Morphologie urbaine Trélévern est résté longtemps une commune rurale tournant le dos à la mer : le bourg est né sur le plateau, à plus d'un kilomètre du littoral et son territoire était parsemé d'écarts formés de hameaux et fermes isolées.

C'est essemtiellement depuis la Seconde Guerre mondiale que l'attractivité littorale a provoqué une forte croissance du bourg et suscité une forte rurbanisation de toute la partie du plateau proche de la mer autour des hameaux de Keriec, Rumorvan, Lopérec, Kermarquer, Kerléon, etc.., le littoral lui-même restant quasi-inhabité, sauf, et assez peu, autour de Port-l'Épine et du tour petit port de Keriec. Quelques infrastructures touristiques toutefois ont été créées, des campings, deux au Palud (toponyme révélateur de la présence d'un ancien marais maritime), dénommés camping municipal et camping de Port-l'Épine, et un autre sur la partie sud de la Pointe de Kermarquer (Le Village Marin) ; un modeste port de plaisance offre l'été 80 mouillages à Port-l'Épine et la plage de Keriec accueille les touristes. Les deux-tiers sud-est du territoire communal, plus éloignés de la mer, ont conservé leur caractère rural.

Habitat et logement En 2021, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de 986 en 2016 et de 971 en 2011..

Parmi ces logements, 62,3 % étaient des résidences principales, 34,4 % des résidences secondaires et 3,4 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 96,3 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 3,5 % des appartements.

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Trélévern en 2021 en comparaison avec celle des Côtes-d'Armor et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (34,4 %) supérieure à celle du département (16,2 %) et à celle de la France entière (9,7 %).

+ Le logement à Trélévern en 2021. Typologie Trélévern. Côtes-d'Armor. France entière. Résidences principales (en %)62,375,582,2 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)34,416,29,7 Logements vacants (en %)3,48,38,1

Voies de communication et transports Trélévern est à l'écart des grands axes routiers et est desservi principalement par deux routes départementales, La RD 38 (qui vient de Lannion) et la RD 73 qui vient du sud (depuis Kermaria-Sulard).

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Parochia de Trieveleveron, Trielevaren, Tresveler, Treslever ou TrezleverCitée dès 1330 dans l'enquête du procès de canonisation de Saint-Yves, au diocèse de Tréguier..

La forme actuelle, Trélévern apparaît dès 1426Archives le Loire-Atlantique, B 2980.

La commune de Trélévern tire son nom de treb (village) et de la famille « Levern de Tréléver », située en Guimaëc (Finistère) ; famille aujourd'hui éteinte et qui portaient pour armes : « bandé de six pièces d'hermines et de gueules »Régis de SAINT-JOUAN : Dictionnaire des communes. Département des Côtes d'Armor. Éléments d'histoire et d'archéologie. Conseil Général des Côtes d'Armor. Saint-Brieuc. 1990..

« Contrairement à ce que pourrait faire accroire la graphie Treleguern en 1395, où -gu- transcrit en fait un -v-, le toponyme ne contient pas le breton gwern « aul-naie, marais », mais un élément meren, lénifié en veren. Cet élément qui apparaît dans les anthroponymes Edmeren au , Glemeren au , est ici précédé d'un élément le, dont la forme initiale reste à déterminer. De toute évidence le vieux-breton treb village, en moyen-breton tref, est ici associé à un anthroponyme breton, sans doute à l'origine également de Créac'h-Lévern, village de Plonévez-Porzay »Bernard TANGUY : Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses des Côtes-d'Armor. 1992..

La présence d'un hameau dénommé "Convenant Castel" rappelle la pratique par le passé des domaines congéables.

Histoire Moyen-Âge Selon Jean-Baptiste Ogée, en 1450, la maison noble de Kerjean appartenait à Jean Pastour, sieur de Kerjean ; les autres maisons nobles étaient Launai-Mezaneguen, Leilech et Los-Kergoanton..

Temps modernes thumb|Carte de Cassini des paroisses de Trélévern et Trévou-Tréguignec. Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Trélévern en 1778 :

Révolution française et Empire Au début de 1790, Trélévern élit sa première municipalité.

Le thumb|Plan cadastral de la commune de Trélévern datant de 1819 (tableau d'assemblage). Le territoire de Trévou-Tréguignec est séparé de la commune de Trélévern par ordonnance royale du .

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Trélévern en 1853 :

Joachim Gaultier du Mottay écrit en 1862 que Trélévern possède une école de garçons qui a 61 élèves et une de filles qui en a 40, que « le territoire forme un plateau élevé, nu et découvert [sans arbres] ; mais les terres, quoique bien cultivées, sont médiocres. Peu de prairies. Landes plantées d'ajoncs, formant un sixième de la superficie ». Il précise aussi que sainte Anne, une des deux saintes patronnes de l'église paroissiale, fait l'objet d'une vénération spéciale de la part des marins, que la paroisse dispose aussi de la chapelle Saint-Adrien, bâtie en 1857, qu'une partie de l'ancien manoir de Kergouanton est habité et enfin que vis à vis de l'île Thomé, distante d'environ 21 km, « il existe une batterie qui fait partie du système de défense de Perros »..

Le La Belle Époque

La Première Guerre mondiale