Marie de Miribel, née le dans le et morte le dans le , est une infirmière, personnalité catholique et femme politique française. Elle est la fondatrice de l'œuvre de la Croix Saint-Simon, pour les œuvres sociales et hospitalières, et participe à la Résistance durant la Seconde Guerre mondiale.
Biographie Marie Josèphe Adrienne de Miribel naît en 1872 à ParisActe de naissance , , Paris , Archives de Paris en ligne. Issue d'une ancienne famille noble, les Copin de Miribel, elle est la fille du général de Miribel, alors colonel d'artillerie, et d'Henriette Louise de Grouchy, son épouse. Elle fait ses études au couvent de la Visitation et devient dame d'honneur de la duchesse d'Orléans..
Sa rencontre avec l'abbé de Gibergues, fondateur de l'œuvre des Missions diocésaines, change l'orientation de sa vie. Elle participe aux équipes féminines qui font du porte-à-porte pour distribuer des tracts et en profiter pour repérer les familles vivant dans la misère.. Elle est bouleversée par la pauvreté, le nombre de malades à secourir, l'insalubrité des logis, le nombre d'enfants à guérir. L'abbé de Gibergues lui permet de rester à Charonne (dans l’est de Paris), en contact direct avec les pauvres par la visite régulière des familles.
Le ., dans le cadre d'une mission diocésaine, Marie de Miribel ouvre la « Maison de l'Union », dans le quartier de CharonneÉléments de biographie de Marie de Miribel sur le site du tramway de Paris. Page consultée le 15 novembre 2013.. En 1912, elle fait construire l'Hôpital de la Croix Saint-Simon au 125, rue d’Avron. Elle fait partie en 1922 du noyau fondateur de la Fédération des centres sociaux de France (FCSF). Elle reste membre du conseil fédéral de la FCSF jusque peu avant sa mort..
Elle s'occupe des jeunes mères, d'équipes d'entraide, des victimes de la tuberculose, du cancer, de la mortalité infantile et néonatale, de la lutte antivénérienne. Elle est surnommée « la sainte du quotidien ».
De 1941 à 1944, elle représente le Quartier du Père-Lachaise au Conseil municipal de Paris., pendant l'occupation allemande, durant la Seconde Guerre mondiale. Marie de Miribel s'engage en même temps dans la Résistance. Elle fait partie du comité de liaison des services sociaux. En 1944, elle est conseillère de Paris. Après la guerre, elle accueille dans son dispensaire anciens prisonniers et déportés. Elle étend son action, et fait moderniser les équipements selon les avancées techniques..
Marie de Miribel meurt le Acte de décès , , Paris , Archives de Paris en ligne (vue 6/31). Elle est revêtue de son uniforme d'infirmière de 1914-1918, sans décoration, car elle avait refusé la Croix de guerre et la Légion d'honneur, se donnant comme devise .
thumb|Tombe de Marie de Miribel au cimetière de Charonne (division 1). Sa tombe se trouve dans le petit cimetière de Charonne jouxtant l'église Saint-Germain-de-Charonne (division 1, ).
Postérité
À Paris, dans le quartier de Charonne, la place Marie-de-Miribel lui est consacrée depuis 1982, à proximité des locaux de l'œuvre de la Croix Saint-Simon. En 2012, à l'occasion du prolongement de la ligne T3b du tramway de Paris, une station « Marie de Miribel » est créée, non loin de cette place.
Notes et références
Annexes Bibliographie Collectif, Fondation Croix-Saint-Simon, 1906-2006 : l'avenir à l'œuvre, avec la collaboration d'Alexis Charniguet et Jean-Maurice de Montrémy, Paris, Perrin, 2006. . . .
Articles connexes Élisabeth de Miribel Famille Copin de Miribel
Liens externes
Site internet de la fondation Œuvre de la Croix Saint-Simon En tram, les femmes !, article sur le blog Ève le .
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