François Xavier Jacob Freytag, né le à Marckolsheim (Bas-Rhin), mort le à Strasbourg (Bas-Rhin), est un général français de la Révolution et de l’Empire.

États de service

Il entre en service le comme sous-lieutenant dans le régiment d’infanterie allemande de la Marck, dont son oncle était alors lieutenant-colonel. Il fait les campagnes de Corse de 1768 à 1770, et il est nommé sous-aide major le .

Il passe lieutenant en second le , devient premier lieutenant le , et capitaine le . Il s’embarque avec son régiment pour les Indes orientales, où il effectue les pénibles campagnes de 1782 à 1784 sous Monsieur de Bussy. Le , il est promu capitaine-commandant, et il participe à la bataille de Gondelour.

De retour en France, il est nommé major le , et il est fait chevalier de Saint-Louis le suivant. En , il devient lieutenant-colonel du régiment d’infanterie allemande d’Alsace, dont le prince Maximilien de Deux Ponts est colonel propriétaire. Il est nommé colonel le au d’infanterie de ligne.

Il est promu général de brigade provisoire à l’armée de Flandre. Le , les représentants du peuple en mission auprès de cette armée lui confèrent provisoirement le grade de général de division, et lui donnent le commandement de la division des Vosges, qui fait partie de l’armée de la Moselle. Il est suspendu le pour avoir soutenu certains officiers destitués, pour lesquels il avait de l’amitié et de l’estime. Il est assigné à résidence à Vandœuvre près de Nancy.

Après la révolution du 9 thermidor an II (), il sollicite sa remise en activité, et il est réintégré dans ses fonctions le à l’armée d’Italie. Au mois d’, il prend le commandement de la militaire dans l’armée des Alpes.

Le il est affecté à l’armée de Sambre-et-Meuse, et le il commande la de l’armée de Mayence. Le il est à l’armée du Danube, puis le à l’armée du Rhin, et le il commande la militaire. Pendant cette période, il est chargé de plusieurs commandements dans les pays occupés, et il a la direction des ouvrages des forts de Cassel et d’Ehrenbreitstein. Il commande successivement les places de Mayence, Grenoble et le il est nommé commandant de la garnison de Strasbourg. Le il demande et obtient sa retraite de général de division, et il s’installe à Vandœuvre. Désigné pour présider le collège électoral de l'Arrondissement de Barr, il préfère la vie des champs aux occupations politiques. Il est fait chevalier de la Légion d’honneur le .

Cependant en 1814, lors de l’invasion des troupes alliées en France, l’amour de son pays le porte à aller offrir ses services au maréchal Ney, qui le nomme le gouverneur de la ville de Nancy. Le , le roi le fait grand-croix de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis.

En 1815, il est nommé commandant de la garde nationale de Nancy, poste qu’il occupe jusqu’au début de la seconde restauration.

Le , le roi Louis XVIII le nomme prévôt de la cour prévôtale du département du Bas-Rhin. Il meurt à ce poste le à Strasbourg.

Sources

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Voir aussi

Bibliographie Yves Bonnel, « Freytag, François Xavier Jacob (de) », in Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, vol. 12,

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