Le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC en anglais : , CMR) est un parti politique du Cameroun, fondé le , par changement de dénomination de Mouvement populaire républicain.

Le parti fait son entrée à l'Assemblée nationale après les élections législatives de 2013, avec un élu. Le parti boycottant les élections de 2020., il perd ce siège.

Histoire Le , un groupe de personnes se retrouvent à l'hôtel Hilton de Yaoundé; ils ont fait une déclaration de manifestation et obtenu du préfet de l'arrondissement avec - récépissé de dépôt de déclaration - de se réunir pour la création du parti MRC. Le jour dit, le rassemblement est interdit lorsque la présence de Maurice Kamto est avérée..

Le , alors que le résultat des élections présidentielles n'était pas encore officiel, le chef de file du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun, Maurice Kamto, affirme avoir « marqué le penalty », pour ainsi signifier être le vainqueur des élections. Il s'est ensuivi le contentieux post-électoral, le tout premier présidé par le Conseil constitutionnel du Cameroun, qui va permettre aux avocats du MRC et à ceux d'autres partis de l'opposition d'exposer les irrégularités électorales. L'issue de ce contentieux, deux semaines plus tard, est défavorable au MRC. Le président du conseil constitutionnel annonce les résultats officiels des elections présidentiels d' et proclame le président sortant Paul Biya vainqueur des elections avec 71,28 % des suffrages. Le MRC arrivé en seconde position avec 38,60 % des suffrages crie au hold-up électoral et appelle aux manifestations pacifiques. Cet appel marque le début des répressions contre le parti politique et ses militants. En , le chef du parti est emprisonné pour des faits de présomption de destruction de biens publics, d'insurrection, de terrorisme, de rébellion et d'hostilité à la patrie. Le samedi de la même année, sous l'impulsion du président de la république Paul Biya, le tribunal militaire ordonne la remise en liberté de Maurice Kamto et des partisans présents à ses côtés, parmi lesquels l'artiste musicien activiste nommé Valsero, Albert Ndzongang, et Paul Éric Kingue et Penda Ekoka. Le , le MRC rend publique une liste de 716 de ses membres victimes de tortures dans les prisons du Cameroun.

Maurice Kamto se déclare candidat à l'élection présidentielle de 2025 mais sa candidature n'est pas retenue par Elecam, la commission nationale électorale..

En , Maurice Kamto (président) et Mamadou Mota (vice-président) démissionnent de leurs fonctions au MRC. Ils protestent contre l'« acharnement constant » du régime Biya à leur encontre. Tiriane Balbine Noah devient présidente par intérim du parti..

Feuille de route Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun se présente comme une nouvelle force politique ayant l’ambition de représenter une véritable alternative au pouvoir RDPC.

Directoire Avant ,

Le présidium du parti est constitué de

Maurice Kamto, Président Mamadou Mota, vice président Tiriane Balbine Noah, vice présidente Emmanuel Simh, vice président Elias Oben Ojong, vice président Aïssatou Saadou, vice présidente Christopher Ndong, secrétaire général Alain Fogué, trésorier

Le directoire est l’instance où se prennent les décisions stratégiques du parti. Le directoire se réunit une fois par trimestre sur convocation du président national, soit à son initiative, soit à l’initiative des 2/3 de ses membres.

Résultats électoraux Élections présidentielles Après l'élection présidentielle 2018, le parti acquiert le statut de premier parti d'opposition du paysFranck Foute, Jeune Afrique, Au Cameroun, le MRC à la croisée des chemins, 21 décembre 2020. Avec plus de 500 000 voix, le candidat du MRC se place en tête des candidats d'opposition.

Année Candidat Voix % Rang 2018 Maurice Kamto 14,23 2025Maurice Kamto (candidat déclaré, pas retenu) - - -

Élections législatives Après les élections législatives de 2013, le parti acquiert un siège à l'Assemblée nationale. En 2020, le MRC boycotte les élections législatives et municipales. Le président du parti, Maurice Kamto, évoque comme raisons les conflits dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Organiser les élections dans une telle situation serait léser ceux des Camerounais qui résident dans ces régions anglophones. Année Voix % Rang Sièges 2013 3,54 2020 Boycott

Notes et références

Articles connexes Roland Dieuwou

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