Le comté de Sermorens (latin ) est un comté issu probablement de la partition des comtés de Vienne et de Grenoble au . Le comté de Sermorens disparaît au .

Territoire Le comté de Sermorens est situé au débouché de la cluse de l'Isère, au pied du massif de la Chartreuse et à l'extrémité du diocèse de Vienne. D'une taille restreinte, le comté couvre une centaine de communes actuelles. On en garde le souvenir par un quartier, le quartier de Sermorens, groupé autour de l'église Saint-Pierre de Voiron.

Histoire Le comté, du fait de sa position géographique aux confins du diocèse de Vienne, a joui d'une certaine autonomie politique. Il est, en 800, cité comme archidiaconé, et vers 850 comme comté - « pagus ». Il est administré à partir de la « villa » carolingienne « villa Salmoringa ».

Au cours de la décennie 850, Girard, comte de Vienne, organise une assemblée des Trois Provinces (Lyon, Vienne, Arles), placée sous son autorité.. L'organisation à Sermorens de cette rencontre marque la nouvelle importance du bourg, Ce dernier est mentionné pour la première fois dans un diplôme de Lothaire II (863-869).

Intégré au royaume de Provence - royaume d'Arles -, puis de Bourgogne, il eut à subir, comme ses voisins, les comtés de Vienne et de Grenoble, les aléas de l'histoire de cette entité géopolitique. Le comté est objet de contestation entre les Églises de Vienne et de Grenoble. L'Église de Vienne considère que le comté relève, à partir de la fin du , de son autorité. Ainsi, le médiéviste Laurent Ripart produit une charte viennoise de 998 dans laquelle cette influence se retrouve dans la localisation de .

Le comté avait dû être concédé - à titre temporaire - vers 950 par les archevêques de Vienne aux évêques de Grenoble afin d'aider ces derniers à relever leur Église des raids « sarrasins ». Ripart indique cependant que, pour l'Église de Vienne, cette concession se faisait . La querelle atteint son paroxysme entre 1094 et 1107 et le pape est contraint de trancher en 1107 en faisant un partage équitable du territoire.. Curieusement, ce partage ne se fit pas sur le dénombrement des églises mais sur les « castra » et « mandamenda ». Cette énumération relève vingt-deux châteaux et mandements et chaque partie en reçoit onze. Ce partage scellera la fin du comté de Sermorens.

Le , le roi de Bourgogne Rodolphe III rédige à Aix, en Savoie, un acte en faveur de son épouse (douaire). La reine Hermengarde ou Ermengarde reçoit ainsi plusieurs terres, dont les comtés de Vienne et de Sermorens ou SalmorencActe du , FOR 267, « Rodolphe III » sur le site digi-archives.org... Le comte Humbert, proche parent de la reine, semble dominer la partie septentrionale du Viennois avant 1025, ainsi que la majeure partie de Salmorenc/Salmourenc Fiche page 4 « Humbert » sur le site des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - Sabaudia.org.., dont il portera le titre de comte.

Cette région frontière entre Dauphiné et Savoie sera un peu plus tard l'objet de nombreux conflits, de 1150 à 1350, entre comte de Savoie et Dauphin à travers les guerres delphino-savoyardes.

Le pays de Sermorens est intégré dans le bailliage de Novalaise, dont le centre est le château de Voiron ( présentation en ligne)..

Liste des comtes

: Vigeric/Wigeric.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

Articles connexes Diocèse de Grenoble-Vienne Comté de Vienne Histoire de la Savoie au Moyen Âge Assemblée de Sermorens

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