Irakli Garibachvili (en )La transcription en langue française des patronymes géorgiens a été stable jusqu’à la fin du : les règles constituées par l’intermédiation de la langue russe, confirmées par la Légation de la République démocratique de Géorgie en France (1921-1933) et proches de la prononciation en langue géorgienne, étaient utilisées sans exception ; elles le sont encore aujourd’hui par le ministère français des Affaires étrangères et par la plupart des universitaires français s’intéressant à la Géorgie. L’usage a progressivement changé avec l’intermédiation de la langue anglaise et la définition d’une translittération latine proche de la transcription anglaise (2002). Ainsi ირაკლი ღარიბაშვილი donne Irakli Garibachvili en transcription française et Irakli Garibashvili en transcription anglaise (et en translittération latine)., né le à Tbilissi, est un homme d'État géorgien, membre de Rêve géorgien. Il est Premier ministre de Géorgie du au , et à nouveau du au .
Biographie
Formation et carrière professionnelle Irakli (forme géorgienne d'Héraklès) Garibachvili est diplômé en relations internationales de l'université Panthéon-Sorbonne (2002-2004) et l'université d'État de Tbilissi (1999-2004).
À partir de 2005, il travaille auprès de l'homme d'affaires Bidzina Ivanichvili. Il a dirigé la fondation caritative du milliardaire et travaillé dans sa banque, ainsi que pour la maison de disque de son fils.
Député et ministre Dans le sillage de son mentor, Irakli Garibachvili entre en politique en 2012 et rejoint sa coalition Rêve géorgien qui remporte les élections législatives d'. Élu député, Garibachvili est désigné ministre de l'Intérieur dans le nouveau gouvernement formé par Ivanichvili.
Premier ministre
Premier gouvernement gauche|vignette|200x200px|Irakli Garibachvili en 2015. Le , Irakli Garibachvili est choisi par Ivanichvili pour être son successeur au poste de Premier ministre« Géorgie : le Premier ministre démissionnaire désigne son successeur », La Libre Belgique, 2 novembre 2013 et il est investi par le Parlement le suivant.
À partir de 2014, il est surnommé « Hakim Pasha », après avoir plaisanté devant le Parlement sur le fait qu'il puisse être derrière un compte sous ce pseudonyme, ayant mis en ligne des photos du corps sans vie de Zourab Jvania. Ces vidéos montrent les corps de l'ancien président et son ami Raoul Oussoupov, prétendument morts par intoxication accidentelle au monoxyde de carbone, mais qui apparaissent blessés.
Il présente sa démission le Le premier ministre géorgien démissionne, ''Le Figaro, 23 décembre 2015. Une semaine plus tard, Guiorgui Kvirikachvili lui succède. Il se met temporairement en retrait de la scène politique, avant de redevenir en 2019 ministre de la Défense.
Second gouvernement
thumb|200x200px|alt=|Iraкli Garibashvili avec le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev, 24 octobre 2022.|gauche
En , Irakli Garibachvili est de nouveau désigné Premier ministre de Géorgie à la suite de la démission de Guiorgui Gakharia.
Il est régulièrement critiqué par les associations de défense des droits de l'homme et des libertés individuelles. Il lui est notamment reproché d'attaquer la liberté de la presse, de s'opposer à la tenue de la marche LGBT, ou encore de tolérer les agissements de groupes d'extrême droite violents.
À la suite d'une visite du secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin en , un nouveau programme d'entraînement militaire d'une durée de six ans est signé avec les États-Unis.
Dans le contexte de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, et alors que l'adhésion de la Géorgie à l'Union européenne (UE) a été mise en suspens, notamment en raison de son manque de progrès sur le respect des droits de l'homme, il fait face à partir de 2023 à des manifestations contre un projet de loi sur les agents étrangers considéré comme pro-russe puisque inspiré d'une loi en vigueur en Russie. Les critiques disent que le projet de loi représente un virage autoritaire et pourrait nuire à ses espoirs d'adhésion à l'Union européenne. Ils considèrent que la loi étouffe la liberté de la presse. La présidente géorgienne, Salomé Zourabichvili, apporte son soutien aux manifestants, affirmant que « la voie de l'intégration européenne doit être protégée ». Elle annonce son intention d'opposer son veto au projet de loi controversé, adopté le en première lecture, avec 76 voix pour et 13 contre, au parlement. Le projet de loi est finalement retiré par le gouvernement le .
Démission et mise en retrait de la vie politique Il annonce sa démission le . Garibachvili redevient président de Rêve géorgien le et est remplacé au poste de Premier ministre le suivant par Irakli Kobakhidze, ancien chef du Rêve géorgien, ancien président du Parlement et proche de Bidzina Ivanichvili, ce dernier ayant annoncé son retour en politique en . Peu de temps après, le nouveau gouvernement réintroduit la loi sur les agents étrangers, retirée par Garibachvili l'année précédente.
Il est peu à peu écarté des sphères politiques les plus importantes durant l'année 2024 et annonce son retrait de la vie politique en . Peu de temps avant, des rumeurs circulent sur son intention de quitter le parti et sur le fait qu'il ait été victime d'une agression physique par d'autres membres de Rêve géorgien, ce qu'il nie.
Poursuites judiciaires et condamnation Le , des perquisitions sont menées chez plusieurs anciens responsables politiques et des services de sécurité, dont Irakli Garibachvili. Selon les enquêteurs, elles permettent de saisir des millions de dollars en liquide. L'opération est décrite par RFi comme un orchestré par Bidzina Ivanichvili visant à se venger d'anciens alliés ayant détourné de l'argent. Le site colisee.org confirme que .
Quelques jours plus tard, Irakli Garibachvili admet avoir touché illégalement des revenus qui ne lui étaient pas destinés, selon un responsable anticorruption. Les sommes détournées s'élèveraient à . Après ses aveux, il est inculpé le pour blanchiment d'argent. Le parquet ne requiert pas de détention provisoire, mais impose une caution d'un million de laris, lui confisque son passeport et lui interdit de quitter le pays. Irakli Garibachvili encourt jusqu'à de prison.
Le , après avoir plaidé coupable, il est condamné à une peine de de prison, une amende d'un million de laris et la confiscation de l'argent saisi à son domicile.
Notes et références Notes
Références
Liens externes
Biographie sur le site officiel du gouvernement géorgien
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