Auguste Perrodin, né le . à Bourg-en-Bresse et mort le à Châteauneuf-les-Bains. (Puy de Dôme), est un peintre français. religieux et d'histoire. Il est un élève d'Hippolyte Flandrin, dont il continuera la tradition.

Biographie Fils de commerçants, il commence très tôt à dessiner en compagnie de Gustave Doré qui fréquente le même lycée (Lalande). Il rentre à l'École des Beaux Arts de Lyon, où il est remarqué par Hippolyte Flandrin, personnage central de la peinture religieuse du . Celui-ci l’emmène à Paris où il a d’importants chantiers: l’église de Saint Vincent de Paul et celle de Saint-Germain-des-Prés. Son biographe, Jarrin, dit de Perrodin "l’on distingue les parties où il a mis la main aux couleurs plus transparentes que celles du Maître".

Ceci lui vaudra l’admiration de Viollet-Le-Duc qui lui confiera la décoration de Notre-Dame de Paris qu’il est en train de restaurer et de décorer.

Si son atelier est à Paris, 55, rue du Cherche-Midi (6ème arrondissement), il va mener une existence vagabonde au gré des chantiers, peignant des fresques, qui lui sont commandées par le clergé : ainsi en Normandie, à Rouen, à Caen, à Vire, il peindra des murs de grande taille, des coupoles, aussi à Troyes, à Lyon; des autels à Fécamp, à Vire, à Langres. Il fait également des cartons de vitraux pour le maître Verrier Boulenger de Rouen et Le Prévost de Paris, des dessins pour des Missels de la maison Gruel-Engelman, pour l'orfèvre Trioullier, pour Bégule verrier lyonnais, pour Hachette (une histoire de France en 1879), des cartons de tapisserie etc...

Il bénéficie aussi des commandes de l’état, au moins jusqu’en 1880. Sous le Second Empire, il a le grand chantier de Notre-Dame de Paris. Après 1871 le Directeur des Beaux Arts Charles Blanc l’envoie à Florence copier les fresques de Fra Angelico. Il décore le Palais de Justice de Cahors en 1876. Après 1880, les commandes religieuses se raréfient, mais avec l’appui de députés républicains de gauche, il obtient la commande de la décoration de l’Hôtel de Ville de Clermont sur Oise. Il mourra avant de l’exécuter.

La clientèle des particuliers, c’est celle des portraits des ecclésiastiques, des notables qu’il rencontre dans ses voyages et qui sont une source de revenus ; portraits de famille, d’amis, de députés...

Sa mort à 52 ans est sans doute due à l usage de la céruse – oxyde de plomb – qui était abondamment utilisée par les fresquistes .

Œuvres vignette|Jésus-Christ apaisant la tempête, Co-cathédrale de Bourg-en-Bresse.

Toile, Jésus-Christ apaisant la tempête, 1859, Co-cathédrale Notre-Dame de l'Annonciation de Bourg-en-Bresse.

Toile, Portrait d'homme, 1871, Musée de Brou..

Toile, Portrait de femme, 1871, Musée de Brou..

Dessin, Portrait d'homme (le père du peintre Johannès SonBiographie de Johannès Son : . ?), Musée de Brou..

Dessin, Portrait de femme (la mère de Johannès Son ?), Musée de Brou.

Toile, Saint Jean-Baptiste prêchant dans le désert, Église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-sur-Reyssouze..

Un Christ de Perrodin est signalé comme ornement au tribunal de Bourg-en-Bresse en 1862..

Fresque, Christ en majesté, abside de l'Église Saint-Denis-de-la-Croix-Rousse de Lyon en 1876.

Hommages

Il y a une rue ainsi qu'une impasse Auguste-Perrodin à Bourg-en-Bresse..

Notes et références

Notes

Références

Voir aussi

Bibliographie

Liens externes

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