Marian Kotleba, né le à Banská Bystrica (Slovaquie centrale), est un homme politique néonazi slovaque. Leader du parti d'extrême-droite Ľudová strana Naše Slovensko, depuis 2015 « Kotleba – Ľudová strana Naše Slovensko » (ĽSNS) (Parti populaire « Notre Slovaquie »), il a été de à président de la région de Banská Bystrica..

Biographie Marian Kotleba fait des études secondaires en électronique et informatique au lycée technique Jozef Murgaš avant d'obtenir une licence en pédagogie à la faculté des sciences de l'Université Matej Bel de Banská Bystrica. Il devient enseignant au lycée sportif de Banská Bystrica avant d'en devenir responsable du réseau informatique. Il fait en même temps des études à la faculté de sciences économiques et obtient un master dans cette discipline en 2013.

Parallèlement, il s'engage en politique comme dirigeant du groupuscule ultranationaliste (Communauté slovaque - parti national), dissous par le gouvernement slovaque en 2006 pour incitation à la haine raciale, nationale et religieuse.

En 2009, il se présente comme candidat indépendant aux élections régionales à Banská Bystrica, mais ne recueille que 10,03 % des votes et la , n'accédant pas au . Au moment de manifestations organisées pour le de l'indépendance de la République slovaque de Tiso en 1939, il entonne le cri de ralliement « » (« En garde ! ») de l'État slovaque collaborationniste et des slogans anti-tsiganes et xénophobes, pour lesquels il est interpellé par la policeLe Monde du , dans l'article intitulé « L'extrême droite enlève la mairie de Klagenfurt » : Slovaquie Manifestation de l'extrême droite. Une unité antiémeute de la police slovaque a dispersé, samedi , à Bratislava, un rassemblement d'extrême droite organisé à l'occasion du de la création de l'État fasciste slovaque (1939-1945) allié de l'Allemagne nazie. Le chef de cette organisation dissoute, Marian Kotleba, a été interpellé.. L'organisation comprenait une branche paramilitaire dont les uniformes étaient copiés sur ceux de la Garde Hlinka (milice collaborationniste pendant la Seconde Guerre mondiale) et qui se distinguait par la violence de ses discours et de ses actions, principalement à l’égard des minorités Roms et juives..

Aux élections législatives slovaques de 2012, son nouveau parti (ĽSNS) ne recueille que 1,58 % des suffrages exprimés.

Aux élections régionales de 2013, il obtient un score de 21,30 % au premier tour et à la surprise générale est élu président de la région de Banská Bystrica au second tour avec , soit 55,53 % des suffrages exprimés contre 45 % au président sortant social-démocrate Vladimír Maňka..., avec une participation de seulement 24,6 % des inscrits. Ses positions xénophobes visant la population des Roms, qui représentent 9 % de l'ensemble du pays, ont contribué à son élection..

Aux élections législatives slovaques de 2016, son parti obtient 8 % des voix.. Il est inculpé en pour « promotion de sentiments de sympathie à l'égard d'un mouvement dont l'objectif est d'abolir des droits fondamentaux et des libertés » et risque trois ans d'incarcération..

Il est battu par le candidat indépendant Ján Lunter lors des élections régionales de 2017..

Candidat à l’élection présidentielle de 2019, il obtient 10,6 % au premier tour, arrivant en quatrième position..

En , il est condamné en première instance à quatre ans et quatre mois de prison pour promotion d'un mouvement extrémiste. On lui reproche d'avoir fait usage d'un symbole néonazi en ayant remis des chèques de 1488 € lors d'un événement caritatif en 2017..

Notes et références

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