Le combat de Saint-Jean-sur-Erve eut lieu le à Saint-Jean-sur-Erve dans la Mayenne. Le combat intervient après la bataille du Mans qui fut une défaite décisive de la France contre la Prusse dans le cadre de la guerre franco-allemande de 1870. Les français réussirent à retarder l'avancée d'un détachement prussien que dirigeait le général .

Contexte Après la bataille du Mans, le corps d'armée de l'armée de la Loire se replia sur LavalPar l'actuelle route nationale 157 allant de Blois à Laval..

Le matin du , l'amiral Jean Bernard Jauréguiberry arriva à Saint-Jean-sur-Erve. Il disposait seulement de des , , , , , et régiments d'infanterie de marche, de la Garde nationale mobile de la Dordogne, de la Sarthe, de la Mayenne, de Maine-et-Loire et de Loir-et-Cher, des , , régiments d'artillerie et du régiment du génie. Le froid était intense avec une neige épaisse couvrant le sol.

Mise en place du front de bataille Il ordonna au capitaine de la Garde nationale mobile de la Mayenne de barrer la route en arrêtant la retraite. Il fait revenir les régiments qui avaient dépassé le bourg de Saint-Jean-sur-Erve et dont la tête atteignait Vaiges. Il disposa son front de bataille au-dessus du bourg, sur une ligne de 3 kilomètresDepuis le village de l'Épine, à droite, jusqu'à la ferme des Jaguaisières, sur la gauche ; le quartier général était à Aigrefoin. Un chemin creux, longeant la crête du coteau, reliait les divers points et se prêtait à l'installation des batteries d'artillerie.. Il fait pratiquer des embrasures et préparer la destruction du pont sur l'ErveLe Spectateur militaire, 1 janvier 1875..

Le général arriva avec un détachement du d'armée prussien (trois bataillons, neuf escadrons et huit pièces d'artillerie) au moment où s'achevait cette organisation.

Déroulement Les premiers coups de fusil sont tirés à 11h entre les avant-postes français et les uhlans. L'artillerie qui accompagnait l'avant-garde prussienne, lance à quelques obus qui n'atteignent pas le bourg. A 12h30, le combat d'artillerie est engagé avec furie d'un versant à l'autre de la vallée. Un obus traverse le coup du cheval de l'Amiral, tue son chef d'état-major général, le colonel BéraudL’Écho de Paris, 30 décembre 1899.

Les Prussiens tentèrent à 13h30 une attaque de front, qui est arrêtée à 3 reprises par les mitrailleuses du capitaine Perret. A 15h30, une tentative sur le flanc droit est repoussée par la Garde nationale mobile de la Dordogne, le régiment de marche, un bataillon de la Sarthe, un bataillon du de marche et les mitrailleuses du capitaine Delahaye. Une diversion tentée sur le flanc gauche, occupé par la Garde nationale mobile de la Mayenne, avait aussi échoué. A 17h, le mouvement offensif du général Karl von Schmidt était arrêté sur toute la ligne.

Mais ce denier attendit des renforts annoncés ; puis, à 18h, il fit tourner l'aile gauche par le village de l'Épine où l'on se battit avec acharnement jusque dans les maisons. Le bourg de Saint-Jean-sur-Erve fut bientôt envahi mais sans que l'arrière-garde française lâchât pied. Le commandant Mercier, du régiment de marche, s'y défendait encore à 21h, pendant que s'opérait la retraite qui put se faire en bon ordre sans perdre une seule pièce de canon.

Le bataillon de la Garde nationale mobile de la MayenneLe était resté à Vaiges avec son lieutenant-colonel. envoyé dès le début du combat à l'extrême aile gauche, n'avait pu être avisé du mouvement de retraite ; il bivouaqua toute la nuit sur ses positions. Le , au matin, le capitaine Paul Bernard-DutreilLa Mayenne, 10 février 1909. se porta par les chemins creux jusqu'aux premières maisons du bourg, se rendit compte qu'il était occupé par les Prussiens, revint trouver ses hommes et, les dissimulant derrière les haies, par des sentiers qu'il connaissait, les ramena le soir à Laval.

Le général von Schmidt renonça à s'emparer du village avant le lendemain.

Conséquences Les récits français indiquent que les Prussiens perdent de (pour français), voire selon le général Chanzy. L'étude historique du colonel Rousset, utilisant les sources françaises comme allemandes, note : . L'étude des officiers français tués ou blessés dressée sous la direction de la section historique de l'État-major de l'Armée liste un unique officier tué, le colonel Béraud, et neuf officiers subalternes blessés (deux dans l'artillerie et sept parmi les mobiles de la Dordogne et de la Sarthe).

Ce succès défensif français n'eut que peu de conséquences car le général von Schmidt avait envoyé pendant le combat un bataillon, deux escadrons et deux pièces vers Sainte-Suzanne, chassant le français et menaçant les flancs de l'armée de la Loire.

La commune de Saint-Jean-sur-Erve fut frappée d'une contribution de guerre de . Occupée par les Prussiens, elle les vit partir le et fut comprise dans la zone neutre.

Le , un monument a été inauguré sur le lieu du combat.

voir aussi Notes et références

Monument Monument de Saint-Jean-sur-Erve Bibliographie , article sur Saint-Jean-sur-Erve . . .

Articles connexes Guerre franco-allemande de 1870 Déroulement de la guerre franco-allemande de 1870 Notre-Dame de Pontmain

Liens externes Loire 1870. La guerre de 1870 en images.

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