Le de volontaires nationaux de l'Ain, également appelé plus simplement de l'Ain, était une unité militaire de l’armée française créé sous la Révolution française.

Création et différentes dénominations Le de volontaires de l'Ain est formé à 8 compagnies et 1 compagnie de grenadiers le à Bourg-en-Bresse.

Il est dissous le lors de son amalgame pour former la de deuxième formation.

Commandants 1791-1792 : Étienne Vincent Sédillot de Fontaine, lieutenant-colonel en chef, originaire de Gex 1792-1796 : Charles François Louis Marillac, lieutenant-colonel en chef, originaire de Gap dans les Hautes-Alpes

Historique des garnisons, combats et batailles 1791 Les 570 volontaires sont formés en compagnies par les commissaires du 4 au , qui sont rassemblés à Bourg le et organisés en bataillon le . Passé en revue, il part le pour le département du Jura et prend ses quartiers, le , à Lons-le-Saunier.

1792 Le , le bataillon est toujours à Lons-le-Saunier et début février il est à Dole,où le de l'Ain le rejoint. Le quitte Dole le pour rejoindre la citadelle de Besançon. Le le bataillon est à l'armée du Rhin, en garnison à Saverne ; fin avril, il suit l'armée au camp de Neukirch, puis le près de Sarreguemines, à Bouquenom le et le près de Wissembourg. En août il part pour Landau et il suit, le , la marche de l'armée sur Spire et participe à l'affaire d'Horcheim, le , en forçant l'ennemi à abandonner le village. Le il est à la prise de Worms, à la prise de Mayence le 21, et à celui de Francfort le 23, avant d'être dirigé sur Limburg, puis sur Weilbourg, avec l'avant-garde du général Houchard. Début décembre, il est obligé de battre en retraite sur Mayence, puis sur Francfort, avant de prendre ses quartiers d'hiver dans l'île Saint-Pierre à partir du .

1793 En janvier les 561 présents du bataillon sont dans l'île du Rhin et y demeurent en partie jusqu'au , l'autre partie du bataillon étant envoyé entre les forts Saint-Charles et Sainte-Élisabeth à partir du . Après avoir chassé l'ennemi de Weisenau, le bataillon se constitue, le , une compagnie de canonniers et participe à toutes les affaires qui ont lieu pendant le siège de Mayence qui a commencé le .

Lors de la capitulation du , le bataillon, ainsi que l'ensemble de l'armée de Mayence, sort de la place de Mayence le et est envoyé en poste à l'armée de l'OuestL'acte de la capitulation, stipulait que les troupes de la garnison de Mayence ne pourraient combattre les troupes de la première Coalition durant une année. La Convention lui confie donc la lutte contre les Vendéens, qui ne sont pas reconnus par les Coalisés., en passant par Metz, Orléans, Tours et arrive à Nantes le . Le bataillon entre en campagne avec la division contre les Vendéens, et prend part aux combats de Cholet le , puis lors de la retraite des troupes vendéennes aux combats de Beaupréau le 18, de Mortagne, puis à l'attaque d'Angers le . Il est à Rennes le , se distingue lors de la déroute de Savenay le et cantonne enfin à Nantes le .

1794 Rattaché alors à l'armée des Côtes de Brest, afin de combattre la chouannerie de Bretagne et de Normandie, le bataillon, qui a alors un effectif de 643 hommes, se trouve le en garnison à Saint-Malo avec la division Chabot. Le , il cantonne à Dol-de-Bretagne, où il reçoit 125 réquisitionnaires40 originaires d'Étampes et 50 du département de l'Indre.. Le , il se retrouve à nouveau à Saint-Malo (au moins en partie), où il semble rester jusqu'au ; puis il stationne du au à Rennes.

1795 Le , alors qu'il fait partie de la division, il retourne à Saint-Malo et y demeure immobile tout l'hiver, détachant toutefois à Saint-Brieuc 265 hommes en janvier et 287 aux environs en mars. Les 806 hommes du bataillon sont passés en revue le à l'Armée des côtes de Brest et de Cherbourg.

Le , il est amalgamé, avec le 3e bataillon de la Nièvre et le du 62e régiment d'infanterie, pour former la 126e demi-brigade de première formation. Finalement l'amalgame ne se fera pas et la 126e demi-brigade restera vacanteCommandant Georges Dumont : Bataillon de volontaires nationaux.

Le le bataillon est sous les ordres du général Hoche chemine par Loudéac, Lamballe, Moncontour et Saint-Brieuc avant d'arriver à Rennes à la fin du mois. En juillet, il prend part aux batailles de Josselin et de Quiberon texte en ligne sur Gallica. Il laisse ensuite un détachement à Josselin, et va cantonner à Broons en août et y reste jusqu'à la fin de l'année, tandis que ses grenadiers se distinguent le , en résistant à chouans à ElvenBrayard écrit "Helvin", comme l'a fait Auguste Hilarion de Kératry dans son roman Les derniers des Beaumanoir ou La Tour d'Helvin (1824). Voir la note faite à ce sujet dans ..

1796 De Broons, le bataillon est envoyé à Quimperlé, où il se trouve le , puis à Quimper, où il entre dans la composition du de la 94e demi brigade de deuxième formation avant d'en être extrait dès le , par ordre de Hoche, et dirigé sur Strasbourg. Il est dès son arrivée, le , incorporé dans la 10e demi-brigade de deuxième formation. Cet amalgame est dès lors définitif, même si les annales retrouvent parfois la mention du bataillon à la fin de l'année 1796.

Biographie de personnes ayant servi au 2e bataillon de volontaires de l'Ain Charles François Louis Marillac Charles-François-Louis Marillac est né à Gap le . Soldat dans le régiment de Languedoc en 1748, il devient lieutenant 1754, et passe dans le régiment de Fischer en 1759, avec lequel il devient capitaine 1760, et est fait chevalier de Saint-Louis en 1782, avant d'obtenir son brevet de major avec pension en 1784. Après avoir quitté l'armée il devient officier municipal à Nantua et entrepositaire des tabacs. Lors de la révolution, il s'engage en tant que volontaire avec sept de ses enfants.Il est élu lieutenant-colonel en second du 2e bataillon de l'Ain le , et en devient le commandant en chef le . Il est promu chef de brigade le , surnuméraire à la 10e, puis à la 89e demi-brigade, avant d'être nommé président d'un conseil de révision. Il meurt à Strasbourg le . Sur ses 7 enfants, 5 de ses fils sont tués à la guerre, dont 4 dans son bataillon.

Benoît Prosper Sibuet

Bibliographie Commandant Georges Dumont : Bataillon de volontaires nationaux

Notes et références Notes

Références

Catégorie:Unité d'infanterie française dissoute Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1791 Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1796 Catégorie:Unité militaire française des guerres de la Révolution française Catégorie:Unité de volontaires de la Révolution Catégorie:Histoire de l'Ain