La Thaïlande fait face à une crise politique depuis . Cette crise se traduit notamment par d'importantes manifestations qui ont conduit à la dissolution du gouvernement. La Première ministre Yingluck Shinawatra est destituée par la Cour constitutionnelle le . Le , les forces armées annoncent la mise en place de la loi martiale sur tout le territoire, et par la voix du général Prayut Chan-o-cha, déclarent prendre le pouvoir deux jours plus tard, pour le dix-neuvième coup d'État militaire tenté ou réussi dans le pays depuis l'instauration de la monarchie constitutionnelle en 1932.
Origine et motivations En 2001, le parti Thai rak Thai (Thaï aime les Thaïs) mené par Thaksin Shinawatra remporte les élections et ce dernier devient Premier ministre. Il lance un certain nombre de réformes à destination des classes populaires, surtout rurales, notamment dans l'Est du pays. Le , alors qu'il se trouve à New York devant l'Assemblée générale des Nations unies, Thaksin est renversé par une partie des forces armées qui le contraint à l'exil à Dubaï. Lors de nouvelles élections législatives tenues en juillet 2011, le Pheu Thai (Parti pour les Thaïs) dirigé par sa sœur cadette, Yingluck Shinawatra, emporte une majorité absolue des voix et obtient 265 sièges sur les 500 de la Chambre des représentants. Yingluck devient alors la première femme Premier ministre de Thaïlande.
Manifestations Début , un projet de loi d'amnistie qui allait exonérer l'ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra, d'une condamnation pour corruption déclenche cette crise politique. Le rejet de cette loi d'amnistie par le SénatRejet par le sénat de la loi d'amnistie sur Libération.fr le , ne calme pas le mouvement mené notamment par la mouvance « jaune » du Parti démocrate de l'ancien Premier ministre Abhisit Vejjajiva. Les manifestants réclament notamment le départ du gouvernement dirigé par Yingluck Shinawatra, accusée de vouloir « blanchir » son frèreThaïlande : pourquoi la colère gronde sur francetvinfo.fr.
Dans le pays, les manifestants s'organisent de façon impressionnante : ils barrent les avenues vers le monument de la démocratie à Bangkok et installent de grands chapiteaux, avec « cantines », tentes Les tribunes sont dressées sur la place du monument et des écrans géants retransmettent les interventions des orateurs.
Le , le ministère des Finances est occupé et un mandat d’arrêt contre Suthep Thaugsuban, un des meneurs des manifestants, est émisL'occupation du ministère des Finances sur liberation.fr.. Le , le bâtiment du siège de l'armée thaïlandaise est occupé pendant deux heuresOccupation temporaire du siège de l'armée sur orange.fr.Les manifestants pénètrent dans le siège de l'armée sur le monde.fr.. Le , les manifestants envahissent le siège du gouvernement.
Yingluck Shinawatra quitte la capitale pour rejoindre la station balnéaire de Hua HinL'occupation du siège du gouvernement sur franceinfo.fr.. Le , 152 parlementaires démissionnent..
Élections anticipées Le , la Première ministre thaïlandaise Yingluck Shinawatra dissout l'Assemblée nationaleLa dissolution de l'assemblée nationale sur liberation.fr. et convoque de nouvelles élections qui se tiennent le .
Les élections ne se déroulent pas dans de bonnes conditions et sont invalidées le par la Cour constitutionnelle« Les élections législatives invalidées par la Cour Constitutionnelle » sur le site lemonde.fr.. De nouvelles élections sont fixées pour le .
Destitution de Yingluck Shinawatra Entretemps, un groupe de sénateurs dépose une plainte contre la Première ministre pour abus de pouvoir concernant la nomination litigieuse d'un haut fonctionnaire à un poste de son parti.
Yingluck Shinawatra est appelée le devant la Cour constitutionnelle« La Première ministre thaïlandaise devant la justice » sur le site Le Monde asie-pacifique. pour cette affaire d'abus de pouvoir. Le verdict est rendu le : la cour prononce sa destitution« Yingluck Shinawatra destituée pour abus de pouvoir » sur le site liberation.fr.. Le ministre du Commerce, également vice-Premier ministre, Niwatthamrong Boonsongpaisan, est nommé Premier ministre par intérim.
Le , les « chemises jaunes », manifestent devant le siège du gouvernement pour exiger sa démission et demandent la mise en place d'un « conseil du peuple », non élu, pour le remplacer« En Thaïlande, l'opposition dans la rue pour profiter du vide politique » sur le site Le Monde asie-pacifique.. Un jour après, les « chemises rouges », favorables au gouvernement, défilent dans les rues de Bangkok pour soutenir le gouvernement« Thaïlande : les « chemises rouges » dans la rue » sur le site Le Monde asie-pacifique..
Coup d'État militaire du 22 mai 2014
vignette|Le général Prayut Chan-o-cha en 2010. Au cours de la crise, le , les violences dans le pays font 28 morts dans des attaques par armes et grenades. C'est un des prétextes avancés par les forces armées thaïlandaises pour annoncer la loi martiale le . Alors que des discussions entre les deux camps imposées par l'armée ont lieu dans un bâtiment militaire le , le chef d'état-major de l'armée de terre, le lieutenant-général Prayut Chan-o-cha, en poste depuis ., déclenche le le dix-neuvième coup d'État militaire tenté ou réussi dans le pays depuis 1932« En Thaïlande, l'armée prend le pouvoir et suspend la Constitution », lemonde.fr, mis en ligne et consulté le 22/05/2014., explique-t-il.. Le même jour, la constitution de 2007 est suspendue, le couvre-feu est instauré et les rassemblements sont interdits. Le mot d'ordre est également lancé. Les rassemblements de plus de cinq personnes sont interdits. Le 24, la junte militaire, sous la forme du Conseil national pour la paix et le maintien de l'ordre, dissout le Sénat..
Références
Articles connexes
Coup d'État de septembre 2006 en Thaïlande Politique en Thaïlande
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