La est un affrontement terrestre de la première guerre sino-japonaise. Elle est parfois appelée bataille du fleuve Yalou ce qui crée une confusion avec la précédente bataille navale du même nom ayant eu lieu le , et la bataille éponyme de la guerre russo-japonaise qui a lieu au même endroit.

Contexte Après sa défaite à la bataille de Pyongyang, l'armée chinoise de Beiyang traverse le fleuve Yalou qui marque la frontière entre la Corée et la Mandchourie. Du côté mandchou, le général établit son quartier-général dans la ville de Jiuliancheng, et fortifie les rives du fleuve Yalou au Sud de la capitale du district local, Dandong, et au Nord jusqu'au village de Hushanqian à environ 16 km avec plus d'une centaine de redoutes et de tranchées gardées par environ hommes.

Du côté coréen du fleuve Yalou, le général japonais Yamagata Aritomo occupe la ville fortifiée d'Uiju le avec environ hommes de la armée, composé de la et de la . Bien que Yamagata et la principale force japonaise n'arrivent pas avant le , des scouts et ingénieurs japonais sont déjà présents depuis le début du mois, établissant une carte du fleuve et mettant en place une ligne télégraphique avec Pyongyang.

La bataille La stratégie de Yamagata consiste à feindre un assaut frontal sur les positions principales de l'armée de Beiyang à Jiuliancheng, tandis que ses forces principales attaquent le flanc chinois à Hushan. Durant la nuit du , les Japonais réussissent à placer discrètement un pont flottant sur le fleuve Yalou, permettant d'atteindre immédiatement les fortifications chinoises. La japonaise du général Katsura Tarō lance une attaque de nuit le et découvre que la majeure partie de la garnison chinoise a fui la nuit précédente. De plus, la du général Nozu Michitsura atteint Jiuliancheng pour découvrir des positions abandonnées où seule une arrière-garde oppose une résistance symbolique, et moins de trois heures plus tard, les fortifications de Jiuliancheng et de Hushan sont entre les mains des Japonais.

Dadong est occupée le lendemain sans résistance supplémentaire. L'armée de Beiyang était d'ailleurs partie en laissant sur place une grande quantité d'armes et de matériel.

Conséquences Une administration civile provisoire japonaise dirigée par le baron Komura Jutarō (plus tard remplacé par le lieutenant-général Fukushima Yasumasa) est mise en place dans les régions de Mandchourie sous contrôle japonais.

La première armée japonaise se divise en deux groupes. Le premier, commandé par le lieutenant-général Katsura Tarō, poursuit la garnison d'Antung (dont le général ) qui fuit vers Fengcheng, capturée par les Japonais le , et vers Xiuyan, à l'ouest de Fengcheng, capturée le . Ces actions permettent d'isoler les approches terrestres du port stratégique de Lüshunkou (Port-Arthur).

Le second groupe, commandé par le lieutenant-général Oku Yasukata, marche au nord dans des conditions hivernales et menace la capitale mandchoue, Mukden. Le général Song et la garnison de Jiuliancheng occupent Liaoyang sur la route de Mukden pour bloquer l'avancée japonaise, et les deux armées prennent leurs quartiers d'hiver.

Références Chamberlin, William Henry. Japan Over Asia, 1937, Little, Brown, and Company, Boston, 395 pp.

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Notes

Catégorie:Bataille de 1894 Catégorie:Histoire de la Mandchourie Jiuliancheng Catégorie:1894 en Chine Catégorie:1894 au Japon Catégorie:Octobre 1894