Le Livre d'or de la science-fiction : Norman Spinrad est une anthologie de douze nouvelles de science-fiction, toutes écrites par Norman Spinrad, rassemblées par Patrice Duvic. Chacune des nouvelles fait l'objet d'une courte présentation.
Cette anthologie, publiée en mai 1978, sera suivie par l'anthologie Au cœur de l'orage, publiée aux éditions Presses Pocket en 1979.
L'anthologie fait partie de la série Le Livre d'or de la science-fiction, consacrée à de nombreux écrivains célèbres ayant écrit des œuvres de science-fiction. Elle ne correspond pas à un recueil qui serait déjà paru aux États-Unis ; il s'agit d'un recueil inédit de nouvelles, édité pour le public francophone, et notamment les lecteurs français.
L'anthologie a été publiée en mai 1978 aux éditions Presses Pocket, collection Science-fiction, .
L'image de couverture a été réalisée par Wojtek Siudmak ; elle montre une créature fantastique homme-oiseau volant dans l'espace, au-dessus de l'atmosphère d'une planète.
Critiques littéraires concernant l'anthologie L'anthologie a fait l'objet d'une critique littéraire par Michel Jeury dans la revue française Fiction, n°293, Sommaire du numéro 293 de la revue Fiction sur NoosfèreSommaire du numéro 293 de la revue Fiction sur iSFdb : la chronique concernant l'anthologie est en page 145..
Elle a aussi fait l'objet d'une chronique par Denis Guiot dans la revue française Futurs ( série), #3, Sommaire du numéro 293 de la revue Futurs sur Noosfère, voir section n°22 : critiques des publications BD, Livres, Disques, Arts, CinémaSommaire du numéro 3 de la revue Futurs sur iSFdb : la chronique concernant l'anthologie est en page 102..
Préface et bibliographie Préface de Patrice Duvic : pages 7 à 21. Bibliographie de Norman Spinrad : pages 345 à 349.
Liste et résumés des nouvelles Le Dernier des Romani Titre original : . Place dans le recueil : p. 23 à 39. Publication : Mai 1963 dans Résumé : Dans une société mondialisée, policée, aseptisée, où les serveurs des bars sont juste là pour presser sur les boutons des distributeurs de boissons, un homme prénommé Miklos cherche les « Romanis », c'est-à-dire les Romanichels ou Gitans, en quelque sorte les derniers hommes libres, non asservis par la société. Recherche-t-il un mythe, ou un peuple réel ? Ces « Romanis » existent-ils encore quelque part ? Et s'ils n'étaient plus sur Terre et avaient émigré ailleurs, par exemple sur une autre planète, bien loin de la Terre ? Liens externes :
Sur iSFdb : liste des publications Remarques : Ce fut la première nouvelle écrite par Norman Spinrad, alors âgé de 22 ans. La nouvelle évoque au détour d'une phrase la chanson traditionnelle anglaise , relative à un criminel pendu en 1707 à Londres, rebelle aux lois établies ; est aussi une nouvelle de Poul Anderson, publiée en 1953, concernant un rebelle en lutte contre une société totalitaire.
Subjectivité Titre original : . Place dans le recueil : p. 41 à 59. Publication : Janvier 1964 dans Résumé : Le gouvernement mondial terrien envoie successivement plusieurs vaisseaux dans l'espace, mais aucun des équipages ne parvient à supporter assez longtemps la solitude. Les envois des douze premiers vaisseaux spatiaux sont des échecs. Le treizième vaisseau est composé de cinq hommes et cinq femmes, qui vont être envoyés vers Alpha du Centaure dans le cadre d'un voyage qui doit durer huit années. Pour leur permettre de « tenir le coup », ils prennent régulièrement de la drogue de synthèse (« Omnidrène »). Très rapidement, et conformément à ce qui était prévu, ils ont des hallucinations. Or ces hallucinations finissent par devenir réalité au sein du vaisseau et deviennent de plus en plus monstrueuses… Apparaissent ainsi un dragon, un tyrannosaure, un ptérodactyle, etc. Les membres de l'équipage ne parviennent plus à maîtriser ces hallucinations qui pourtant proviennent de leurs esprits ; ils luttent en commun et s'unissent psychiquement pour repousser ces monstres, avec le désir insensé de revenir absolument sur Terre. Le miracle se produit alors : le vaisseau spatial, qui avait déjà parcouru des centaines de milliards de kilomètres, se matérialise soudainement sur l'astroport terrien, lieu initial de leur envol ! Le gouvernement et les médias sont abasourdis par ce retour inattendu. On voit alors émerger du vaisseau spatial les dix astronautes, complètement drogués, mais aussi à leur suite un dragon, un tyrannosaure, un ptérodactyle, etc. Liens externes :
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Les Anges du cancer Titre original : . Situation dans le recueil : p. 61 à 75. Publication : 1967 dans . Remarques : cette nouvelle évoque en langue anglaise le cancer (maladie) et les la nouvelle fut également publiée dans l'anthologie Dangereuses Visions sous le titre de , traduit par France-Marie Watkins. Traduction : Michel Deutsch. Résumé : Harrison Wintergreen, issu d'une famille modeste, a le don des affaires. À 20 ans il est devenu millionnaire ; à 40 ans il est devenu milliardaire. Tout va bien pour lui : l'argent, les femmes, la renommée. C'est alors qu'on lui détecte un cancer. Plus grave : ce cancer est en phase terminale et est inopérable. Les médecins affirment qu'il ne lui reste qu'un an à vivre. Harrison s'achète un vaste domaine, y fait construire une bibliothèque et achète tous les ouvrages publiés concernant le cancer. Il fait bâtir un bâtiment médical et achète tous les médicaments possibles et toutes les molécules connues. Puis il se lance dans la lecture de ses ouvrages. Il essaie la rémission spontanée : cela ne marche pas. Alors que le cancer gagne du terrain, il essaie une opération de la dernière chance. Il prépare un mélange médicamenteux lui permettant de « plonger » dans son propre corps. Son esprit vagabonde dans son corps. Il finit par croiser des corpuscules noirs, méchants et agressifs : les corpuscules du cancer. Ils ressemblent aux fameux motards des Hells Angels. L'esprit de Harrison se met à les combattre. Partout la situation est tendue mais il triomphe de toutes les batailles. Finalement, il découvre là où le cancer se développe depuis le début. Il s'agit d'un crabe monstrueux localisé dans son estomac. Il ressort victorieux de la bataille. Le lendemain, on le découvre vivant et inexplicablement guéri du cancer. Toutefois, Harrison n'est pas parvenu à sortir de son corps et à recouvrer son esprit normal. Bloqué intérieurement dans son corps, il est considéré depuis l'extérieur comme étant « dans un état végétatif et catatonique ». Liens externes :
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Le Dernier Hurrah de la Horde d'or Titre original : . Place dans le recueil : p. 77 à 102. Publication : Juillet 1969 dans . Traduction : Jacques Guiod et Jacques Chambon. Résumé : Remarque : une aventure de Jerry Cornelius, l'agent secret et assassin ambigu créé par Michael Moorcock, et repris entre autres par Mœbius dans sa bande dessinée Le Garage hermétique. Liens externes :
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Le Grand Flash Titre original : . Place dans le recueil : p. 103 à 135. Publication : 1969 dans . Traduction : Michel Deutsch. Résumé : Remarque : cette nouvelle est une réflexion pleine d'humour noir sur le pouvoir de manipulation des artistes et des médias, un thème fréquent dans l'œuvre de Norman Spinrad. Liens externes :
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L'Herbe du temps Titre original : . Publication : 1970 dans l'anthologie . Traduction : France-Marie Watkins. Nouvelle précédemment publiée dans Univers 01, . Place dans le recueil : p. 137 à 149. Résumé : Peut-on vivre et rester sain d'esprit sans conscience du temps qui passe ? Une réflexion sur la perception du temps et sur le pouvoir des drogues. Le narrateur évoque sa prescience du futur et l'erreur de ramener sur Terre une plante découverte sur Tau Ceti, appelée « l'Herbe du temps », qui va entraîner de graves troubles médicaux et sociaux sur Terre. Liens externes : Notice sur Noosfère Notice sur iSFdb
Continent perdu Titre original : . Place dans le recueil : p. 151 à 215. Publication : 1970 dans l'anthologie . Traduction : Michel Deutsch. Résumé : Liens externes :
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Nulle part où aller Titre original : . Place dans le recueil : p. 217 à 241. Publication : 1971 dans l'anthologie . Résumé : Liens externes :
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La Beauté de la chose
Titre original : . Place dans le recueil : p. 243 à 266. Publication : 1973 dans . Traduction : Michel Lederer. Résumé : Le narrateur est M. Harris, marchand d'art à New York. Un jour, le très riche japonais Shiburo Ito souhaite acheter un objet monumental grandiose, « une pièce majeure de l'architecture américaine ». Après plusieurs propositions, Harris lui propose de lui vendre le Pont de Brooklyn : Ito accepte d'acheter ce pont. Or, aux États-Unis, dire de quelqu'un qu'on va lui proposer de lui vendre le pont de Brooklyn signifie qu'on va « arnaquer un pigeon ». Mais Shiburo Ito ne semble pas être « un pigeon »…
Souvenir de famille Titre original : . Place dans le recueil : p. 267 à 280. Publications : Dans le recueil No Direction Home (). Résumé : Un grand-père raconte à son petit-fils comment jadis les Humains, alors qu'ils envisageaient de conquérir la planète Bornok, se sont heurtés à la Résistance passive des autochtones, les « Noks », qui agissaient comme s'ils n'existaient pas. Comment conquérir un peuple dans de telles conditions ? Le grand-père raconte comment le capitaine de sa section avait essayé d'apprivoiser les Noks d'un gros village et leur faire reconnaître leur sujétion à l'empire terrien, mais sans résultat : quoi qu'on fasse, les Noks ignoraient imperturbablement les humains. Un Nok était tué ? Dix Noks étaient tués ? Les autres continuaient à vaquer à leurs occupations comme si de rien n'était. À la fin de son récit, le grand-père donne au petit garçon un « souvenir de famille » (d'où le titre de la nouvelle) : ses vieux galons de capitaine. Article connexe : Désobéissance civile. Liens externes :
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Tous les sons de l'arc-en-ciel Titre original : . Place dans le recueil : p. 281 à 325. Publication : 1973 dans . Résumé : Liens externes :
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Black-out Titre original : . Place dans le recueil : p. 327 à 344. Publication : Septembre 1977 dans le recueil .