vignette|Différents logos de cryptomonnaie.
Une cryptomonnaie. ou crypto-monnaie, dite aussi cryptoactif, cryptodevise, monnaie cryptographique, cybermonnaie. ou encore jeton numériqueTerme choisi par la Digital Token Identifier Foundation (DTIF) pour désigner les cryptoactifs. Voir ., est une monnaie électronique (actif numérique) émise de pair à pair, sans nécessiter de banque ou de banque centrale ni d'intermédiaire humain. Elle est utilisable au moyen d'un réseau informatique décentralisé basé sur une blockchain intégrant des technologies de cryptographie pour les processus d'émission et de règlement des transactions..
Apparus en 2009 avec le Bitcoin et sa blockchain (ou chaîne de blocs), des milliers d'autres cryptoactifs se sont ensuite développés, aussi dits altcoins (mot valise combinant deux mots anglais, « alt » qui signifie alternatif et « coin »). Ce mot fait référence à toutes les autres cryptomonnaies, alternatives au Bitcoin, utilisant généralement aussi la technologie de chaîne de blocs, mais avec des algorithmes de consensus différents, des fonctionnalités et des objectifs plus ou moins proches, moins consommateurs de ressources informatiques et énergétiques, ou augmentant encore la confidentialité des échanges.
En 2026, les cryptomonnaies les plus capitalisées sont le Bitcoin (BTC) et l'Ethereum (ETH).
Tendances et statistiques Les tendances et statistiques évoluent très vite, en fonction de la forte hausse des ventes ou des achats ou de la spéculation qui est faite autour.
Nombre d’utilisateurs et localisation Les chiffres varient selon les sources. Au , selon CoinMarketCap, il existe , ou cryptomonnaies, pour une valeur de d’euros.. En 2023, d’Américains détiendraient des Bitcoins..
Prévalence : selon statista, en , c'est en Afrique, Asie et Amérique du Sud qu'il y avait le plus grand nombre de personnes affirmant disposer de crypto-monnaies (bitcoin le plus souvent) ; et plus précisément au Nigeria et en Turquie (47 % des interrogés dans les deux pays).
Dans l’UE, selon HelloSafe (plateforme de comparaison de produits financiers), 2,1 % des européens détiendraient une ou plusieurs cryptomonnaies, mais ce taux varie beaucoup selon les pays (1,06 % au Luxembourg, 2 % en Belgique, 5,8 % en Allemagne, 5,04 % en France). En 2024 selon une enquête 2024 IPSOS/KPMG (commandée par l'ADAN), les Pays-Bas ont 17 % de détenteurs, contre 16% au Royaume-Uni, 12 % en France et en Allemagne, 11% en Italie. .
Selon un sondage de TripleA, en 2022, environ 5 % des Français (souvent des hommes, plutôt instruits et parmi les plus riches du pays, et pour moitié âgés de ) détenaient des cryptomonnaies (contre 3,3 % en 2021). Le Bitcoin est le plus fréquent (72,83 % des cas), devant l'Ethereum (28,9 %).. En 2022, selon BFM TV, approximativement 8 % des Français détenaient du Bitcoin, parmi eux, 20 000 ont déclaré en 2022 une plus-value pour l'année 2021On sait combien de Français ont déclaré aux impôts leurs gains en cryptomonnaies, Pauline Armandet, BFM-TV, 24 avril 2023. En 2023, une étude Ipsos/KPMG, commandé par l'ADAN (association du développement des actifs numériques) estime que l'adoption progresse avec 12 % des Français qui détiennent des cryptomonnaies. Mais, selon la mise à jour 2024 de cette enquête, la France est ..
Environ de personnes dans le monde possédaient début 2024 des cryptomonnaies soit 6,8 % de la population mondiale, et une hausse de 33 % par rapport à 2023, selon un rapport de Triple A publié le , s’intitulant "L'état de la propriété mondiale des cryptomonnaies en 2024"Source télévision BFM. Selon cette source, 72,2 millions d'entre elles vivaient en Amérique du Nord.
rien qu'aux États-Unis, ce qui a estimé en Ryan Selkis, lors d'un événement organisé par Donald Trump, qui, en , s'est présenté en "champion des devises numériques" puis a lancé sa plateforme de cryptomonnaies en août. Dès son élection, il a tenu sa promesse de limoger Gary Gensler président du gendarme américain de la Bourse, la Securities and Exchange Commission (SEC), à qui il reprochait d'être hostile à l'égard du secteur des cryptos.
Profil-type du détenteur Le profil-type du détenteur est masculin à 61 %. Parmi ces 61 %, près de la moitié, soit 40 % sont âgés de , classe d'âge pourtant moins représentée chez les épargnants. Plus d'un tiers des détenteurs, hommes et femmes réunis, ont entre . Par sympathie politique, les détenteurs américains sont plus souvent favorables à Trump. Pour le bitcoin, sa capacité pour ceux qui soutiennent un programme bouleverse complètement la vision traditionnelle d’un engagement politique davantage désintéressé".
Principes de fonctionnement Chaque cryptomonnaie repose sur une chaîne de blocs (blockchain) répartie dans un registre décentralisé (ou grand livre de comptes) et chiffrée selon un protocole informatique..
Blockchain
La blockchain est consultable par tous. Elle répertorie l'ensemble des actions du réseau depuis l'origine. Les informations à ajouter sont appelées transactions, et sont groupées dans des blocs. Une transaction est par exemple un transfert de cryptomonnaie d'une adresse logique, détenue dans un portefeuille d'adresses, à une autre.
Les acteurs du réseau, dits « nœuds », possèdent, stockent et vérifient leurs propres versions de la chaîne, depuis le tout premier bloc (dit « bloc genèse »). Une blockchain est jugée « valide » lorsqu’il est possible de la vérifier totalement en partant du bloc genèse. Le système est dit décentralisé, car sans autorité centrale ni tiers de confiance externes. Pour garantir l'immuabilité de la chaîne, c'est-à-dire l'absence de modification d'un ancien bloc, ceux-ci sont chaînés entre eux par des fonctions cryptographiques de hachage.
Chaque nœud est en réalité un ordinateur connecté au réseau par internet. Le système n'opère pas en temps réel car il peut y avoir des temps de latence importants lors de l'envoi ou de la réception de transactions et blocs à travers le réseau. Dans le cas où différentes versions d'une même chaîne existent, la règle est de choisir la chaîne valide la plus longue.
Consensus et génération de blocs
Pour mettre d'accord tous les acteurs du réseau distribué sur la bonne version de la chaîne et les synchroniser, ils doivent résoudre le problème du consensus. Le consensus vise à désigner l'entité qui sera chargée de proposer un nouveau bloc au réseau, tout en s'assurant que la création de nouvelles unités de monnaie soit graduelle. La plupart des cryptomonnaies ont un plafond (c'est-à-dire une quantité maximale de masse monétaire qui sera à terme en circulation). Ce plafonnement vise à imiter la rareté (et la valeur) des métaux précieux et à éviter l'hyperinflation Crypto currency, Forbes, 26 mai 2013.
Quand un bloc est créé et validé, chaque nœud ayant participé à sa création se voit attribuer un montant de cryptomonnaie, au prorata de l'effort qu'il a fourni. La participation à la création monétaire, appelée « minage », suit un schéma logarithmique visant à reproduire la découverte de l'or (ou autres métaux précieux) : Au début, peu de personnes cherchent de l'or ; en trouver est donc relativement simple. Puis l'information se répand, de plus en plus de personnes en cherchent ; l'or devient de plus en plus difficile à trouver et de plus en plus rare. l'investissement des acteurs est donc croissant, contraignant les petits chercheurs à abandonner. la ressource étant épuisable et de plus en plus coûteuse à obtenir, sa valeur augmente tandis que sa chance de découverte décroît.
Cette élection se fait de différentes manières, selon le type de blockchain. La preuve de travail est la méthode d'origine utilisée par bitcoin BITCOIN A Primer for Policymakers, JERRY BRITO AND ANDREA CASTILLO, Mercatus Center, George Mason University, 31 août 2013 California dreaming: The CoinDesk Weekly Review, Coindesk, 26 mai 2013 From your wallet to Google Wallet: your digital payment options, The Conversation, 26 mai 2013 , The Cryptocurrency Legal Advocacy Group, How Cryptocurrencies Could Upend Banks' Monetary Role, American Banker, 26 mai 2013, lors de sa création en 2009, mais de nombreux travaux sont en cours pour en proposer de nouvelles..
Preuve de travail La preuve de travail consiste pour un participant à résoudre un problème cryptographique complexe, permettant d'assurer aux autres membres du réseau qu'un effort de calcul conséquent a été fourni de sa part. Alors que la résolution de ce problème exige du temps et des ressources, la solution proposée doit, en revanche, être facilement vérifiable.
Le problème à résoudre est directement déduit de la blockchain (par exemple du contenu du bloc courant dans le cas de bitcoin). La difficulté est adaptée à la puissance de calcul du réseau, afin que la création de nouveau bloc respecte une fréquence moyenne constante.
De simples CPU ou GPU (processeurs de carte graphique) suffisent théoriquement à résoudre un problème cryptographique, mais dans les blockchains actuelles les plus connues (Bitcoin, Ethereum, etc.) la difficulté cryptographique est devenue trop élevée pour que cela soit réalisable en un temps acceptable.. Participer au calcul des transactions de cryptomonnaie requiert un investissement de plus en plus coûteux, car nécessitant des systèmes spécialisés tels que FPGA ou ASIC.. D'autres cryptomonnaies, actuellement peu attractives (car nouvelles ou basées sur des algorithmes différents), permettent à des systèmes moins puissants de participer au calcul (alors aussi moins rémunérateur).
Dans le cas des preuves de travail, une faille permet la corruption des propriétés du consensus par un groupe qui détient l'équivalent de 51 % de la puissance de calcul. Cette faille a été baptisée attaque des 51 %.
La génération de blocs soulève la question de la consommation électrique exponentiellement croissante pour créer de la cryptomonnaie (voir Consommation électrique de la preuve de travail).
Preuve d'enjeu En , après de longs débats et des années de recherche par le fondateur d’Ethereum, Vitalik Buterin, et le développeur Vlad Zamfir, pour être moins énergivore, Ethereum a remplacé la preuve de travail (proof-of-work) par la preuve d'enjeu (proof-of-stake). Depuis, pour participer à la validation des transactions et la création de blocs, il faut mettre sous séquestre une partie de son capital. Les usagers sont récompensés de l'indisponibilité temporaire de leurs Ethereum en recevant la monnaie créée simultanément avec le nouveau bloc. Le protocole Ethereum requiert la mise sous séquestre de 32 ethers pour participer à la validation des blocs. En , un ether valant 1 578 euros, la mise minimale est donc d’environ 50 000 euros.
Histoire Terminologie Dans « cryptomonnaie », le préfixe « crypto » (du grec ancien kruptos (κρυπτός) : « caché »). fait référence à l’usage systématique de la cryptographie pour encoder des informations.
Les institutions, comme les ministres des Finances du G20 ou la Banque de France réfutent le terme de « cryptomonnaie », considérant que les « cryptomonnaies » ne remplissent pas les fonctions d'une monnaie.. Elles utilisent le terme de « crypto-actif ».
En France, le terme de « crypto-actif » fait référence à ..
Dans l'Union européenne, le terme de « crypto-actif » fait référence à mais le terme de fait référence à règlement (UE) 2023/1114 du parlement européen et du conseil du 31 mai 2023 sur les marchés de crypto-actifs.
Depuis le , le terme juridique et fiscal consacré dans la loi est celui d'actif numérique, qui contient techniquement les « cryptomonnaies »..
Auparavant, d'autres termes ont été successivement utilisés par diverses autorités de régulation .
1998-2009 : origines et diffusion confidentielle