Remarque : À défaut d'indication contraire, cette liste de personnalités liées à l'affaire Dreyfus est issue du travail sur la réhabilitation de Dreyfus publiée sur Internet par le ministère de la cultureCharles-Louis Foulon, Alfred DREYFUS : pour ou contre in « 1906 : Dreyfus réhabilité », Ministère de la culture, 2006..
Famille Alfred Dreyfus , l'accusé, capitaine de l'armée française, benjamin de la famille ; Mathieu Dreyfus, son frère, aîné de deux ans, le plus fidèle soutien d'Alfred pendant toute la durée de l'affaire ; Jacques Dreyfus, son frère aîné, le seul ayant resté à Mulhouse après l'annexion allemande pour gérer les filatures familiales. Il apporte le soutien financier à la défense d'Alfred ; Lucie Hadamard , son épouse, elle s'investit dans la défense de son mari et échange avec lui une abondante correspondante pendant sa détention.
Antidreyfusard Officiers : lieutenant-colonel Henri d'Aboville, le premier à prétendre identifier l'écriture de Dreyfus avec celle du bordereau général Billot, ministre de la guerre en 1896-98, avisé par Picquart de la culpabilité d'Esterhazy, prend le parti de couvrir ses subordonnés général de Boisdeffre, chef d'Etat-Major général de l'Armée au moment du déclenchement de l'affaire commandant Bouchet, commandant supérieur des Îles du Salut, geôlier de Dreyfus commandant Brisset, commissaire du gouvernement tenant le rôle de procureur du premier conseil de guerre Louis-Norbert Carrière, Commissaire du gouvernement lors du procès en révision de Rennes général Darras, officier présidant la cérémonie de dégradation de Dreyfus Esterhazy (le véritable coupable) colonel Fabre, supérieur de Dreyfus à l'Etat-Major, auteur d'une note défavorable à l'intéressé général Gonse , sous-chef d'Etat-Major au moment du déclenchement de l'affaire Hubert-Joseph Henry (auteur du « faux Henry ») - capitaine Lauth, collègue et ami d'Henry qu'il aide à falsifier le dossier Dreyfus capitaine Lebrun-Renault, aurait recueilli les aveux de Dreyfus avant la cérémonie de dégradation de Dreyfus colonel Maurel, président du premier Conseil de guerre Auguste Mercier, Ministre de la guerre au moment du déclenchement de l'affaire, décide de la culpabilité de Dreyfus et ne variera jamais commandant d'Ormescheville, rapporteur au premier Conseil de guerre commandant Paty du Clam, se piquant de graphologie, il impose le test de la dictée et procède à l'arrestation de Dreyfus général Pellieux disculpe Esterhazy lors de son procès et témoigne à charge à celui de Zola ; considérant avoir été dupé après divulgation du faux Henry, il démissionne commandant Sandherr, chef de la section de statistique, très vite convaincu de la culpabilité de Dreyfus général Saussier, vice-président du Conseil supérieur de la Guerre, est à l'origine de l'ouverture de l'information de l'affaire Hommes politiques : Godefroy Cavaignac, ministre de la guerre qui s'opposera en vain à la révision du procès Charles Dupuy, Président du Conseil au moment du déclenchement de l'affaire, couvre les militaires et s'opposera ultérieurement à la révision du procès Félix Faure Président de la République auquel est adressé la lettre ouverte de Zola Jules Méline, chef du gouvernement au moment du déclenchement de l'affaire, s'opposera à la révision du procès Journalistes et intellectuels : Maurice Barrès, par antisémitisme Paul Bourget, par militarisme Ferdinand Brunetière, opposant modéré Cassagnac, opposant modéré François Coppée, président d'honneur de la Ligue de la patrie française Léon Daudet, opposant acharné toute sa vie par nationalisme Édouard Drumont, il fut le premier à rendre publique l'affaire dans son journal La Libre Parole Louis Grégori, auteur d'un attentat contre Dreyfus Ernest Judet, directeur du Petit Journal Jules Lemaître, fondateur de la Ligue de la patrie française antidreyfusarde Charles Maurras, nationaliste, défenseur de l'Armée, journaliste à L'Action française Henri Rochefort, par antisémitisme Paul Valéry, encore jeune homme, par nationalisme Magistrats et avocats : Jules Quesnay de Beaurepaire, procureur général de la cour d'appel de Paris Divers : Marie Bastian, femme de ménage à l'ambassade d'Allemagne, utilisée comme agent par le Service de la Statistique Alphonse Bertillon, criminologue non expert en écriture, sa théorie de l'autoforgerie désigne Dreyfus comme coupable Cochefert, directeur de la Sureté, il arrête Dreyfus en appui de Du Paty de Clam Gribelin, archiviste à la Section de la Statistique, assiste Du Paty de Clam dans ses investigations François Guénée, agent du contre-espionnage, auteur d'enquêtes de moralité sur Dreyfus préfet de police Lépine, observateur du huis-clos au premier Conseil de guerre
Dreyfusard Dreyfusards dit aussi dreyfusistes ou dreyfusiens : Officiers : Ferdinand Forzinetti, directeur de la prison du Cherche-Midi qui y accueille Dreyfus en faisant preuve de compassion général de Gallifet, décide de la révision du premier procès lieutenant-colonel Georges Picquart, remplace Sandherr à la tête de la Section de la Statistique, convaincu de la culpabilité lors du premier procès, il découvre l'identité d'écriture d'Esterhazy avec celle du bordereau capitaine Antoine Louis Targe, auteur de l'enquête d'instigation à l'origine de la réhabilitation Hommes politiques : Georges Clemenceau, passe de l'indifférence à la défense acharnée de l'innocence de Dreyfus Jean Jaurès, prend le parti dreyfusard à partir du J'accuse de Zola Émile Loubet, candidat des dreyfusards pour la campagne présidentielle de 1899 ; signe la grâce présidentielle Francis de Pressensé (directeur de L'Aurore où parut « J'accuse…! ») - Joseph Reinach, prend position dès le début de l'affaire Auguste Scheurer-Kestner, vice-président du Sénat, interpelle vainement l'institution en faveur de la révision Ludovic Trarieux garde des sceaux en 1895 (cabinet Ribot), doute de la culpabilité de Dreyfus et partisan du procès en révision Pierre Waldeck-Rousseau, propose la grâce présidentielle après le procès de Rennes Journalistes et intellectuels : Victor Basch, président de la Ligue des droits de l'homme. Léon Blum, jeune conseiller d'État, il délivre des conseils juridiques en sous-main aux avocats de Dreyfus Émile Duclaux, ligue française pour la défense des droits de l'homme et du citoyen Anatole France, auteur d'un hommage émouvant lors des obsèques de Zola Lucien Herr , lance une pétition en faveur de Dreyfus Bernard Lazare écrivain juif, met sa plume ,au service de Dreyfus, devient le premier des dreyfusard Octave Mirbeau, ardent défenseur, collabore à l'Aurore où il publie une série d'articles Gabriel Monod, premier universitaire à s’engager publiquement en faveur de Dreyfus Charles Péguy, il fonde la librairie Bellais, qui sert de quartier général au mouvement dreyfusiste Caroline Rémy dite Séverine, organise de nombreuses souscriptions André Spire (écrivain), provoque en duel un polémiste de la Libre Parole Émile Zola, auteur de « J'accuse…! » Magistrats et avocats : Alexis Ballot-Beaupré, président de la Chambre civile de la Cour de cassation Alphonse Bard, rapporteur du dossier à la Cour de cassation Manuel-Achille Baudouin, Procureur général à la Cour de cassation Edgar Demange - avocat de Dreyfus lors du premier Conseil de guerre Henri Guernut, publie des articles favorables Fernand Labori, avocat de Dreyfus au procès de Rennes Louis Leblois, conseiller de Picquart Louis Loew, président de la chambre criminelle à la Cour de cassation Jean-Pierre Manau, procureur général à la Cour de Cassation Clément Moras, rapporteur du dossier à la Cour de cassation Henry Mornard, avocat de Lucie Dreyfus Divers : Raoul Allier, pasteur protestant, auteur d'une série d'articles favorables docteur Gilbert, ami et soutien de la famille, introduit l'extralucide Léonie Alfred Gobert, expert en graphologie auprès de la Banque de France favorable à Dreyfus Zadoc Kahn, rabbin et ami proche de la famille Léonie Leboulanger, voyante utilisé par Mathieu Dreyfus Eugène Pelletier, le seul des trois experts en graphologie auprès des tribunaux à innocenter Dreyfus
Autres protagonistes
Jean Casimir-Perier, Président de la République au moment du déclenchement de l'affaire, se montrera septique confronté aux élucubrations de Bertillon Gabriel Hanotaux, ministre des Affaires étrangères au moment de l'affaire, prône la prudence pour éviter un conflit avec l'Allemagne comte de Munster, ambassadeur d'Allemagne Alessandro Panizzardi, attaché militaire à l'ambassade d'Italie Maximilian von Schwartzkoppen, attaché militaire à l'ambassade d'Allemagne
Notes et références
Voir aussi Articles connexes
Affaire Dreyfus
* Catégorie:Liste de personnalités par époque Catégorie:Liste de personnalités françaises