Le de volontaires des Hautes-Alpes, était une unité militaire de l'armée française créée sous la Révolution française. Il fut également appelé plus simplement des Hautes-Alpes.
Création et différentes dénominations Le de volontaires des Hautes-Alpes est formé à 8 compagnies et 1 compagnie de grenadiers le à Embrun.
Le de volontaires des Hautes-Alpes est dissous le lors de son amalgame pour former, avec le du d'infanterie (ci-devant Aquitaine) et le de volontaires de la Drôme, la de première formation.
Commandants 1791-1793 : Jacques de Tholozan de La Bastie lieutenant-colonel en chef ?-1795 : Jacques Michel, lieutenant-colonel en chef
Historique des garnisons, combats et batailles 1791 Le bataillon est formé à Embrun, le , avec des volontaires originaires des districts d'Embrun et de Serres. La était formée de volontaires originaires du canton de Châteauroux-les-AlpesIl s'agit d'un canton de la période révolutionnaires aujourd'hui disparu et désormais rattaché à un autre canton, la de volontaires originaires du canton de Serres, les et de volontaires originaires du canton d'Embrun, la de volontaires originaires du canton de Mont-Dauphin, la de volontaires originaires des cantons de Savines et canton de Chorges, la de volontaires originaires du canton de Guillestre et la de volontaires originaires du canton de Remollon. Il est passé en revue, à Embrun, le par le maréchal de camp de Ferrier. Il cantonne tout l'hiver à Embrun pour s'habiller, s'équiper et faire le service de la place.
1792 Le bataillon se fait remarquer par son indiscipline et se livre à des manifestations bruyantes dont la dernière fimira par tourner à l'émeute. Affecté à l'armée du Midi, le quitte Embrun en avril au grand soulagement des habitants. Il occupe Abriès et envoie des détachements dans les autres places de la vallée du Guil, puis prend position à Fort-Queyras. Passé à l'armée des Alpes sous les ordres général Montesquiou il s'établit au camp de Piéron. Après avoir reçu en renfort 233 volontaires du district de Briançon il se rend, début de novembre, à La Mure, puis au camp de Lyon et enfin à Belley le .
1793 Le , après avoir passé l'hiver à Belley, la compagnie de grenadiers est envoyée à Briançon, tandis que les 8 autres compagnies sont envoyées au camp d'Annecy où il se trouve toujours le . Le les 541 hommes du bataillon sont passés en revue à Arbois. Peu après, les pionniers sont détachés à Bourg-Saint-Maurice, 3 compagnies sont en poste à Salins et 2 à Poligny. Complété par 170 recrues des Hautes-Alpes, de l'Isère et du Jura le régiment en envoyé pour renforcer les troupes devant Toulon. Le il quitte Arbois et passant par Lons-le-Saunier, Lyon, Valence, Montélimar et Pont-Saint-Esprit, il reçoit l'ordre alors qu'il est à Avignon, de rejoindre l'armée des Pyrénées-Orientales. Le , le des Hautes-Alpes traverse Nîmes, arrive le 28 à Perpignan et est dirigé au camp de l'Union le 29. Le des Hautes-Alpes prend part aux opérations sous le commandement du général de Flers et à la bataille de Perpignan, le . En septembre il reste en poste à Perpignan et est affecté à l'avant-garde. En octobre, alors au repos au camp de la Paite, le bataillon ne dispose plus que de 280 hommes présents. En novembre, alors qu'il est en cantonnement à Villelongue-de-la-Salanque il ne reste que 215 hommes, ce qui ne l'empêche pas en décembre, de participer aux opérations militaires sous les ordres du général Doppet. Le 7 décembre, le bataillon est mis en déroute à Villelongue par les troupes du général Ricardos et est contraint de faire retraite jusque Perpignan. Le , le bataillon campe à Salces.
1794 Le , durant son cantonnement à Salses, le bataillon est renforcé par l'apport de 616 réquisitionnaires du bataillon de Saint-Gaudens et reste sur place jusqu'à la fin de février. En mars et avril il tient garnison à Narbonne, le il prend son cantonnement à Saint-Laurent-de-la-Salanque. Le , il est envoyé à Puigcerda et prend part à l'attaque de Camprodon et, le il participe à l'expédition du général Doppet sur Ripoll avant de battre en retraite sur Villefranche-de-Conflent. Le , il est à Prats-de-Mollo, le 28 il est à Saint-Laurent-de-Cerdans, puis est de nouveau à Prats-de-Mollo le puis, le 1er septembre il est au camp de Darnius. Le il est rattaché à la de l'armée des Pyrénées-Orientales et tient garnison à Coustouges, où il demeure jusqu'à la fin d'octobre. Le il est envoyé à Arguoux occupant le flanc droit de l'armée. Les 17 et , le prend part à la bataille de Figueras et, après la capitulation de la ville le 28, les 481 hommes du bataillon s'établissent dans le fort jusqu'à la fin de l'hiver.
1795 Affecté dans la division Pérignon le , le bataillon quitte Figueras mi-mars et est dirigé au camp de l'Égalité, où il est embrigadé le . Il est ensuite envoyé, en mai, au camp de Palot puis à Castello d'Empuries, ou il est amalgamé, du 17 au , avec le du d'infanterie ci-devant Aquitaine et le 3e bataillon de volontaires de la Drôme pour former la de première formation
Biographie de personnes ayant servi au de volontaires des Hautes-Alpes
Joseph Jean-Baptiste Albert-Court Joseph Jean-Baptiste Albert-CourtC'est ce nom qui est indiqué dans l'ouvrage Les bataillons de volontaires nationaux de G Dumont page 22, né le à Guillestre, engagé le , il est élu lieutenant de la le de la même année. Il deviendra général d'Empire en 1807 décèdera le à Offenbach en Hesse.
Jacques de Tholozan de La Bastie Né à Embrun le , Jacques de Tholozan de La Bastie sert durant 12 ans dans la maison du Roi, avant de devenir, durant 2 ans, commandant la garde nationale de Baratier puis administrateur du district d'Embrun. Le il est élu lieutenant-colonel en chef du des Hautes-Alpes, et est fait chevalier de Saint-Louis le . Promu chef de brigade le , il est nommé commandant la place de Perpignan le 1er septembre 1793, mais il est congédié à cause de la maladie le .
Jean Joseph Guieu Jean Joseph Guieu, né le à Champcella entre dans la carrière militaire en 1774 en tant que canonnier au régiment de Toul-artillerie. Il quitte l'armée en 1780 et reprend du service lors de la Révolution française et est élu capitaine de la du des Hautes-Alpes en 1791, il a 33 ans. Promu général de brigade le , il reste sans affectation de 1800 à 1803 année ou il est admis à la retraite. Il se retire à Châteauroux-les-Alpes ou il décède le à l'âge de 59 ans.
Bibliographie Camille Rousset : les volontaires (1791-1994) Eugène Déprez : Les volontaires nationaux Victor Louis Jean-François Belhomme : Histoire de l’infanterie en France G Dumont : Les bataillons de volontaires nationaux
Liens externes Bataillons de volontaires et de réquisitions des Hautes-Alpes (1791-1803) qui reprend en totalité Les bataillons de volontaires nationaux de G Dumont
Notes et références
Catégorie:Unité militaire française des guerres de la Révolution française Catégorie:Unité de volontaires de la Révolution Catégorie:Histoire des Hautes-Alpes Catégorie:Unité d'infanterie française dissoute Catégorie:Fondation en 1791