Le de volontaires nationaux de Paris, également appelé bataillon du Pont-Neuf et bataillon Révolutionnaire, du district de Paris, était une unité militaire de l’armée française créé sous la Révolution française. Il fut également appelé plus simplement de Paris.
Création et différentes dénominations Le de volontaires nationaux de Paris dit bataillon du Pont-Neuf est formé le au camp de Châlons par la réunion de six compagnies de volontaires parisiens : Les et des volontaires de la section du Pont-Neuf, compagnies formées les 5 et ; La des volontaires de la section de la Halle-aux-Blés, compagnie formée le ; La formée de volontaires de la section du Faubourg-Montmartre, compagnie formée le ; Une compagnie formée de volontaires de la section des Quatre-Nations, compagnie formée le ; Une autre compagnie dont la provenance n'a pas été retrouvée Une compagnie de canonniers, formée par la section du Pont-Neuf
Commandants Lieutenant-colonel en chef François Antoine Fleury Lieutenant-colonel en second Michel Girardot
Historique des garnisons, combats et batailles 1792 Le de volontaires nationaux de Paris dit bataillon du Pont-Neuf est formé le au camp de Châlons.
Après sa constitution, le bataillon du Pont-Neuf est envoyé au camp de Fresne.
Par ordre du 28 et , le bataillon du Pont-Neuf forme, avec le bataillon de MolièreLe bataillon de volontaires de Paris également appelé bataillon de Molière., la du camp de Fresne. La comprenait les bataillons de l'ArsenalLe bataillon bis de volontaires de Paris également appelé bataillon de l'Arsenal. et des Amis de la PatrieLe bataillon de volontaires de Paris également appelé bataillon des Amis de la Patrie., et les deux brigades composent la qui formait la ligne du camp.
Le bataillon quitta le camp de Fresne le au matin, pour aller occuper le camp de Gizaucourt, puis celui de Savigny. Ce dernier fut levé le , et les volontaires parisiens campèrent le même jour à La Neuville-à-Maire, occupèrent Sedan le lendemain et passèrent du commandement du général Dubouquet sous celui du général Chazot, commandant la de l'armée des Ardennes.
Le , le bataillon était cantonné à Douzy ; le , on le transférait à Carignan.
1793 Au mois de , par suite des départs, le bataillon du Pont-Neuf se trouvait réduit à un effectif de 257 hommes : 80 officiers et sous-officiers et 177 caporaux et volontaires. D'après le contrôle du bataillon, 571 recrues parvinrent du au ; elles, étaient originaires des Ardennes et de la Meuse. Le bataillon fut ainsi complèté et réorganisé le , à Montmédy, ou il tenait garnison, avec celui de l'Arsenal, depuis le . La compagnie de canonniers, qui avait été organisée dans la section du Pont-Neuf le , fut retirée du bataillon du Pont-Neuf pour passer au de volontaires du Cher, le .
Il s'y trouvait encore au mois de juin lorsqu'il fut projeté d'opérer en Belgique une grande diversion qui amènerait les Coalisés à lever les sièges de Valenciennes et de Condé. L'armée de la Moselle, dans ce but, devait agir de concert avec l'armée des Ardennes, qui ne comprenait alors que . La diversion n'eut pas lieu, mais l'expédition sur Arlon, dans le but de s'emparer des magasins, ne fut pas contremandée. Les grenadiers et un détachementde 400 hommes du bataillon furent placés sur la colonne de gauche sous les ordres du général Beauregard, pris part à toutes les actions de l'attaque de cette place.
À la même époque, un détachement de ce bataillon placé sous les ordres du général de brigade Desbureaux, division du général Beauregard, s'est trouvé au déblocus de Maubeuge et à plusieurs combats.
Après-deux escarmouches, les 7 et , le l'armée de la Moselle se relirait, renonçant à poursuivre la tentative, lorsque le général Beauregard, qui avait remplacé le général Chazot, arriva de Sedan par Montmédy avec . À la demande du général, les commissaires de la Convention autorisèrent à reprendre la marche en avant. Le combat fut vif et les Autrichiens durent battre en retraite.
Le bataillon du Pont-Neuf continua à faire partie des troupes campées et cantonnées aux environs de Carignan et planta l'arbre de la Liberté le .
Le , le bataillon du Pont-Neuf est embrigadé avec celui de l'Arsenal et le du d'infanterie (ci-devant Royal-Deux-Ponts). Le , les troupes du camp de Carignan sont mises sous les ordres du général Wisch.
Le au soir, du bataillon du Pont-Neuf sont envoyés pour occuper le village de Villers situé en avant du camp de Carignan. Le , entre 3 et 4 heures du matin, le bataillon est attaqué par à pied, et à cheval qui arrivant au sommet du village, se mirent à fusiller les soldats français qui se retirèrent en désordre dans un bois situé à du village. Après ce coup de main, les Autrichiens rebroussèrent chemin, après avoir tué 4 hommes et fait 2 prisonniers.
Le bataillon était au camp d'Ivoy-Carignan au mois de . À cette époque, il quittait la dénomination de bataillon du Pont-Neuf pour prendre celle de bataillon Révolutionnaire.
Le bataillon eut, le , une affaire d'avant-postes à Izel puis il cantonna ensuite à Clémency.
Le , le de volontaires de Paris, quitte l'armée des Ardennes, et est affecté à l'armée de la Moselle pour la renforcer et tenter de débloquer Landau.
Le , l'armée de la Moselle rencontrait les Coalisés qui résistèrent toute la journée, mais se retirèrent le lendemain ; ce qui permit aux troupes françaises d'occuper Blieskastel, puis d'entrer à Deux-Ponts. Mais le duc de Brunswick qui s'était installé le sur la position de Kaiserslautern, était résolu à y attendre l'attaque des Républicains. Lazare Hoche décida de l'en déloger, et, après avoir pris avec soin toutes ses dispositions, il ordonna l'attaque le , qui n'eut pas de succès. Bataille de Kaiserslautern La gauche, dont le bataillon de Paris faisait partie, avait reçu l'ordre de chasser les tirailleurs prussiens d'Erlenbach. Mais chargés par la cavalerie pendant qu'ils se formaient en bataille pour continuer le mouvement sur les hauteurs boisées du Bachberg, les bataillons français furent dispersés et refoulés. La compagnie de grenadiers du bataillon de Paris, déployée en tirailleurs lors de la retraite, subit des perles considérables, et les survivants furent en partie faits prisonniers de guerre. Cettee journée ayant été encore désavantageuse, Hoche résolut de livrer un nouveau combat le . Mais, à quatre heures du malin, il apprit que les munitions d'artillerie allaient manquer; il ordonna donc la cessation du combat, et l'armée de la Moselle repassa la Lauter. Seul le général Ambert, avec 5 bataillons, demeura jusqu'au soir du sur les hauteurs situées en face de Sembach et de Kalzveiler pour couvrir la marche de l'artillerie et des équipages.
Après la victoire du Geisberg, une partie de l'armée eut mission de garder le Rhin dans toute son étendue, d'attaquer Manheim et de s'emparer de Fort-Louis et de Kehl. Un combat fut livré le à Frankenthal, mais il fut malheureux.
1794 Au commencement de , les opérations actives prirent fin. D'après la situation de l'arméede la Moselle du 15 pluviôse an II (), le de Paris occupait Bouzonville, comptant à la brigade Championnet, division Taponnier. Au ventôse (), il est cantonné à Baslieux. Son effectif était de 29 officiers, dont 24 présents et 5 absents, et de 845 sous-officiers et volontaires, dont 463 seulement étaient présents sous les armes.
Pendant que la majeure partie du bataillon combattait dans les rangs de l'armée de la Moselle, le dépôt était demeuré dans celle des Ardennes. Au mois de , une partie de la compagnie de dépôt en garnison à Philippeville, chargea, avec 3 dragons du régiment, un fort peloton de hussards autrichiens et enleva de leurs mains 6 prisonniers français qui furent ramener. Peu de temps après, dans une sortie de la garnison de Givet, il chargea avec 2 dragons et mit en fuite quelques cavaliers ennemis.
Le bataillon occupait encore Baslieux le , lorsqu'il fut reversé l'armée des Ardennes.
Le , de volontaires de Paris est amalgamé, avec le du d'infanterie (ci-devant Royal des Vaisseaux) et le de volontaires du Puy-de-Dôme pour former la de première formation.
Personnalités Henri César Auguste Schwiter
Bibliographie Léon Hennet : Les volontaires nationaux pendant la Révolution (Tome III) Charles-Louis Chassin : Les volontaires nationaux pendant la Révolution
Notes et références Les ouvrages cités en Bibliographie
Articles connexes Volontaires nationaux pendant la Révolution
Volontaires Catégorie:Unité d'infanterie française dissoute Catégorie:Fondation en 1792 Catégorie:Unité militaire française des guerres de la Révolution française Catégorie:Unité de volontaires de la Révolution