thumb|Tableau de la Famille de Thomas von Blankenfeld (1436-1504). Cette peinture de plus de 500 ans était visible en 2012 à Berlin, dans l'église Sainte-Marie. Sur la peinture, on remarque Johann, le futur archevêque de Riga, avec sa coiffe rose, derrière son père Thomas et ses deux frères.

JohannOn trouve également souvent "Johannes " von Blankenfeld (Blankenfelde, Blanckenfeld, Blanckfeld), né en 1471la date varie entre 1470 et 1480 pour Karl Fritsche Sippenverband N°2 de juillet 1936 à Berlin, et mort le , enterré dans l'église de Torquemada, en Espagne, est un docteur en droit, recteur d'université, conseiller des princes-électeurs du Saint-Empire romain germanique, protonotaire, orateur du prince électeur Joachim Nestor de Brandebourg à la cour papale, procureur général à Rome de l’Ordre Teutonique, évêque de Dorpat, évêque de Reval, et prince-archevêque de RigaSippenverband Ziering-Morinz-Allemann - document N°2, de Karl Fritsche, 1936, lire la biographie complète de Johann, en ligne, pages 104 à 112, sur Sippenverband Ziering-Morinz-Allemann juillet 1936.

Biographie

Origines familiales Il est issu de la famille immémoriale noble von Blankenfeld. Johann II von BlankenfeldPresque toute la biographie est issue du livre " Sippenverband Ziering-Morinz-Allemann juillet 1936- document N°2, page 105 à 110, est le fils du maire de Berlin, Thomas von Blankenfeld (1436-1504) et de Margarethe von Buchholzou von Buch pour le docteur Wilhelm Schnöring dans son livre de 1905 sur Johannes Blankenfeld (1454-1531).

Doctorat et recteur de l'université de Francfort-sur-l'Oder

Johann n'exercera pas comme ses parents, une activité dans le secteur du commerce et de la gestion de la ville de Berlin. En 1499, il commence ses études à Bologne qui était autrefois, de par ses illustres professeurs en droit, la plus grande école de droit, et passe son Doctorat In utroque jure le . Après avoir prononcé un discours important, le doyen lui rendit honneur du haut du maître-autel, dans un discours festif. Il fut raccompagné chez lui par un grand cortège et offrit à tous les Docteurs en droit et inspecteurs, un grand « festin de Doctorat ». Dans le poème d’Heinrich Bogers, poeta laureatus, il est désigné comme le fleuron de la faculté de droit et présenté comme modèle à la jeunesse académique dans ces termes :

Il rédigea "l’Intimatio" du nouveau cursus de Joachim Nestor de Brandebourg, la promulgua le jour de la Vocation le . Johann a étudié le droit civil de l'automne 1504 au printemps 1506. On peut déduire de l’utilisation du terme dominus qu'il avait déjà reçu les ordres mineurs.

Le prince électeur Joachim Nestor de Brandebourg le nomma à la nouvelle université de Francfort-sur-l'Oder pour 100 florins par an, et après 5 ans, 50 florins supplémentaires à vie. Lors de l’inauguration de l’Université, le , il était placé juste derrière Joachim Nestor de Brandebourg et le margrave Albert de Brandebourg, les deux fondateurs de l'université.

Dans l'église Marienkirche à Berlin , il prononça un discours de remerciement et d’éloge à l’attention des princes électeurs. En 1507, il dirigea le second rectorat de l'université. Johann dirigea seul les affaires jusqu’à l’été 1509. Ce n’est que le que Molner fut élu premier doyen Entretemps, il avait obtenu la paroisse de Cottbus qui était, toutefois, gérée par un vicaire. Le , les princes électeurs lui promirent le premier évêché terminé. Johann s’était engagé pour trois ans à l’ordinariat de l’université et au service de la cour. Il fut impliqué dans les affaires politiques et devint l’un des conseillers des princes électeurs.

Protonotaire Envoyé par les princes à Rome, il fut nommé, le , protonotaire par le pape Jules II. Un prince déclare, parlant d’une mission :

Le , il devint coadjuteur du prévôt du chapitre d'Havelberg, un représentant avait été désigné pour le remplacer pendant son absence. Johann a également travaillé comme magistrat auprès du tribunal de la chambre impériale de Worms, du à 1512. Il quitta Worms en . Il n'exerçait alors plus que des fonctions politiques et diplomatiques. Il fut ensuite orateur du prince électeur Joachim Ier Nestor de Brandebourg, à la cour papale et procureur général de l'ordre Teutonique en en Prusse, Livonie et Allemagne. Il régla toutes les affaires à la curie tout en continuant à avoir son siège dans la maison de l'ordre Teutonique à Rome. À cette époque, la curie offrait l’image d’une cour laïque qui dépendait du savoir-faire, de l'intelligence et de l'habileté des représentants diplomatiques. Le principal souci de l'ordre Teutonique était le commerce avec la Pologne. Depuis le , le grand maître de l’Ordre Teutonique était le margrave Albert de Brandebourg, qui par son attachement à l’Empire, devait offrir à l'Ordre Teutonique une meilleure protection contre les revendications du roi de Pologne.

La guerre fut, dans un premier, une guerre diplomatique qui se déroula à Rome. L’activité sans relâche de Johann commença, en particulier après la mort de Jules II. Le pape Léon X lui assura que la question de la Pologne serait réglée au cours d’un concile, Johann rédigea avec le secrétaire de Léon X la brève envoyée au roi de Pologne et l’intimant de ne rien entreprendre contre l’ordre Teutonique.

Même à l’extérieur Johann savait garde sa dignité. À l’occasion de l’intronisation solennelle de Léon X, il apporta la bannière de l’Ordre Teutonique au pape. Dans le cortège, il montait un somptueux étalon, la bannière de l’ordre Teutonique, avec la croix noire, à la main, accompagné de nombreux soldats à pieds vêtus de soie blanche. Julius von Medici le suivait avec la bannière du grand bailliage de Brandebourg, avec lequel Johann fut rapidement en bons termes et dont l’influence auprès du pape contribua fortement à sa grande réussite..

Le , il devint membre de la confrérie "Marie de Anima Teutonicorum de Urbe". Il s’inscrit comme "U. J. D., consiliarius ac procurator generalis" du prince électeur Joachim Nestor de Brandebourg et d'Albert de Brandebourg, le grand maître de l'Ordre Teutonique. Le la délégation polonaise arriva à Rome.

Johann avait de nombreux amis parmi les cardinaux, amitiés qu’il savait entretenir par des présents, en ces temps de tension. Il ressort de la lettre de Johann adressée au grand maître et lui demandant de mettre de l’argent dans la banque de Fugger, parce que le procureur avait besoin d’argent, et la diplomatie était coûteuse.

Le , Albert de Brandebourg, le plus jeune frère du prince électeur Joachim Nestor de Brandebourg , fut élu archevêque de Magdebourg, et administrateur du chapitre d’Halberstadt le .

Comes et miles aulae Lateranensis

Il reçut le , comme marque de bienveillance du pape, la garantie d’une prébende dans les diocèses de Magdebourg Halberstadt ou Lebus. En , le pape le nomma "comes et miles aulae Lateranensis" en reconnaissance des services rendus en tant qu’orateur. Il était très estimé par la cour papale et on le désignait comme "sapiens Alamannus".

À Rome, l'empereur Maximilien Ier du Saint-Empire était à ses côtés.

Un tel cumul de fonctions n’existait nulle part ailleurs et la curie ne pouvait être obtenue que par l'argent. Une légation de Brandebourg menée par Busso von Alvensleben était arrivée et avait négocié sans succès. Enfin la curie réclama 12 000, et finalement 10 000 Ducats et accorda une indulgence plénière de 10 ans afin que la somme, que Joachim I. et Albrecht étaient dans l’incapacité de trouver, puisse être remboursée par versements échelonnés. La maison Fugger prêta cette somme, Albrecht était autorisé à garder la moitié des bénéfices de l’indulgence pour rembourser la dette à la banque Fugger.

S’ensuivit l’indulgence qui offrit à Martin Luther l’occasion d’entrer en scène. Ce n’est que le que le pape consentit qu’Albrecht soit nommé archevêque de Mayence et Magdebourg et administrateur d’Halberstadt (brève du 13.09.1514). Le pouvoir de KurBrandebourg s’était accru à la suite de l'augmentation de la voix attachée à Mayence dans l’élection impériale. Johann continuait à travailler dans l'esprit de Brandebourg. Le le pape confia au Prince électeur Joachim Ier Nestor de Brandebourg le patronage et le droit de présentation des chapitres cathédrales de Brandebourg et de Havelberg.

Le le pape accepta que Johann rédige un testament d’une grande importance pour sa famillenous n'avons pas de trace de ce testament.

Évêque de Reval

Le le pape le confirme évêque de Reval, et annonce au peuple le changement de titulaire du siège épiscopal dans une bulle pontificale, faisant ainsi à mal son concurrent, l'évêque de Dorpat, qui briguait le siège épiscopal de Reval. Avant que la bulle pontificale d’indulgence ne soit rédigée, Johann quitta Rome le avec un pouvoir en tant que "Legatus de latere". Son périple le mena à Berlin, en passant par Augsbourg. Le il était à Francfort sur l’Oder.

Mariage de Christian II de Danemark

Au cours de la deuxième moitié du mois de , il était à Rostock avec une escorte de 21 chevaux, sur le chemin vers Copenhague où il prononça, le , à la place et sur ordre de sa Sainteté le pape, le mariage du roi Christian II de Danemark avec Isabelle d'Autriche, la petite fille de l’empereur Maximilien Ier du Saint-Empire et la sœur du futur empereur Charles Quint.

Reval

Il devait également négocier avec le roi l'autorisation de son indulgence, sur ordre de Léon X. Le il se trouvait à Dantzig, le à Berlin,le à Angermünde, où il tint conseil avec Joachim Ier Nestor de Brandebourg, dont il était encore le conseiller. Le il retourna à Dantzig avec 30 chevaux, il rencontra le Grand-Maître à Tapiau et lui remit cette fameuse bannière qu'il avait portée lors du couronnement de Léon X et qui deviendrait l’étendard lors de la guerre contre la Pologne. Début , il atteint, en passant par Riga, sa paroisse de Reval, qu’il retrouva en grande pagaille. Il y régnait une vie dissolue, les vils ecclésiastiques étaient, en partie, ignares.

Cinquième concile du Latran

En , il prit part au cinquième concile du Latran et lut une bulle contre les prédications abusives des Dominicains. Le , Léon X promis à l’évêque de Reval, pour le cas où le poste viendrait à se libérer, les couvents cisterciens de Padis et Runa au Gotland. Le , le Collège des cardinaux donna son consentement pour que Johann devienne évêque de Dorpat et contrôle ainsi l’abbaye de Reval.

Johann était déjà allé en Allemagne en et ce, avec les pleins pouvoirs d’un légat apostolique et toutes sortes de missions pour le prince électeur Joachim Ier Nestor de Brandebourg et l’archevêque Albert de Brandebourg.

Commerce des indulgences

À Berlin, en , il participa aux discussions pour l’Ordre des chevaliers allemands car le grand maître, qui y était présent, cherchait aide et protection contre le roi de Pologne. En Allemagne, en raison des abus financiers, du commerce relatif aux fonctions cléricales et du commerce des indulgences, un fort mécontentement régnait. Il suffit que le Docteur Martin Luther jette des étincelles sur cette poudrière pour qu’elle s’embrase violemment. Partout, cette nouvelle idéologie fit de nouveaux adeptes. Les prélats et les monarques essayèrent d’enrayer ce courant. Johann Blankenfeld œuvra comme représentant du Pape, mettant toute son énergie au service du maintien de la foi ancienne. Depuis Berlin, déjà, il émit des lettres à l’intention de la Livonie, de la Prusse et du comté de la Marck. Le , sur demande de l’église Saint-Pierre de Cölln, il accorda à celle-ci à une indulgence de 100 jours.

Évêque de Dorpat

Début juillet, il était en route pour la Livonie. Là-bas, il dut faire face à de nouvelles difficultés, le chapitre du Dôme, qui avait été choisi par l'évêque de Courlande, étant contre lui. Aidé de Walter de Plettenberg, il réussit néanmoins à en prendre possession et, au début de l’année 1519, prêta serment envers l’église de Dorpat.