La Chanson de Fortunio est un opéra-comique en un acte de 1861 de Jacques Offenbach., sur un livret de Ludovic Halévy et Hector Crémieux Andrew Lamb, « Jacques Offenbach », The New Grove Dictionary of Opera, London ; New York, Macmillan, 1997 . inspiré de la pièce Le Chandelier d’Alfred de MussetCatherine Steinegger, La Musique à la Comédie-Française de 1921 à 1964 : aspects de l’évolution d’un genre, Sprimont, Mardaga, 2005, , 232, ..

Historique La Chanson de Fortunio a été créée le aux Bouffes-Parisiens, salle ChoiseulPhilippe Goninet, Lettres à Henri Meilhac et Ludovic Halévy, Séguier, 1994, , 288, .. En 1850 déjà, Offenbach avait composé la musique de la chanson de Fortunio dans l’acte 2, scène 3, du Chandelier de MussetThéâtre d’Alfred de Musset, Comédies et proverbes, 'Collection du Flambeau', éd. Pierre Salomon, Paris, Hachette, 1954. pour une reprise de la pièce à la Comédie-Française, musique publiée en 1853 par Heugel du recueil de chansons d’Offenbach les Voix mystérieuses, et reprise par le ténor Gustave-Hippolyte Roger dans ses concertsJean-Claude Yon, Jacques Offenbach, Paris, Gallimard, 2000, 796, . Halévy et Crémieux ont monté l’acte de la Chanson de Fortunio autour de cette chanson, l’histoire étant censée former une sorte de suite à la pièce originale. On entend la mélodie de la chanson dans l’ouverture.

Contexte La musique de la Chanson de Fortunio a été composée en une semaine. La préparation de la production a pris une semaine de plus. Celle-ci a continué à être mise régulièrement à l’affiche à Paris en 1861 et 1862. L’œuvre a été vite représentée à travers l’Europe et au-delà : la première viennoise a eu lieu le . L’Allemagne a suivi l’année suivante à Bad Ems. Bruxelles et Berlin en 1861, Budapest, Prague, Graz et de Stockholm en 1862, Saint-Pétersbourg en 1864 (et 1905), New York et Bâle en 1867, Milan en 1868 et à Londres en 1871 (et 1907) Alfred Loewenberg, Annals of opera, London, John Calder, 1978, ..

Réception Cette pièce a remporté un succès tombé à point nommé après l’échec de Barkouf une quinzaine de jours plus tôt James Harding, Jacques Offenbach : A Biography, Londres, John Calder, 1980, , 274, .. Cette opérette n’a, dans son ensemble, jamais vraiment fait partie de ce qu’on peut appeler le répertoire standard. Néanmoins, et en particulier pendant la période antérieure à la Première Guerre mondiale, la chanson-titre est restée extrêmement populaire en tant que élément de récital. Même le rédacteur de la notice nécrologique d’Offenbach dans le Times considère la chanson elle-même comme l’une des meilleurs compositions d’Offenbach avec Orphée aux Enfers et la Grande-duchesse de Gérolstein, la Belle Hélène suivant « à quelque distance « Offenbach obituary », The Times, 6 octobre 1880, , colonne G. ».

Argument

Dans le jardin de la maison de Fortunio en Lorraine, au , Maître Fortunio, un avocat d’un certain âge, est marié à la jeune et jolie Laurette. Lorsqu’il était encore clerc, Fortunio a séduit la femme de son employeur à l’aide d’une chanson particulièrement séduisante. Le souvenir de cette aventure l’amène à soupçonner une liaison entre sa femme et son clerc greffier Valentin. Bien qu’effectivement tombé profondément amoureux, sa timidité a jusqu’ici empêché le jeune homme de déclarer sa flamme. Fortunio accuse Laurette d’infidélité et décide de chasser Valentin de son service. Cependant, les clercs ont découvert, entretemps, la vieille chanson de Fortunio. Lorsqu’ils commencent à la chanter, Fortunio se rend compte que son hypocrisie a été démasquée. La chanson n’a rien perdu de son pouvoir, car les clercs conquièrent tous soudainement et miraculeusement de nouvelles dulcinées.

Distribution de la création RôleType de voixCréation, ,(chef d'orchestre : Jacques Offenbach)Fortunio, avocatbarytonDésiréLaurette, sa femmesopranoChabertLandry, avouésopranoTaffanelGuillaume, avouésopranoRose-DeschampsSaturnin, avouésopranoNordiSylvain, avouésopranoLecuverValentin, de FortuniosopranoPfotzerBabet, cuisinier de FortuniosopranoBaudoinFriquet, saute-ruisseauténorBache

Airs musicaux Ouverture Couplets de Laurette : « Prenez garde à vous » Ensemble du pain et des pommes : « Il est parti... » ; Chanson à boire: « La belle eau claire » Couplets du petit Friquet Ronde des clercs : « Autrefois, aujourd’hui » Couplets de Valentin : « Je t’aime » Duo, ensemble, couplets ; valse des clercs « Toutes les femmes sont à nous » Duo et chanson de Fortunio Scène finale

Notes et références

Liens externes

La Chanson de Fortunio : partition intégrale (piano-chant) sur le site de la Médiathèque musicale de Paris

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