Bruits (en est une nouvelle de Vladimir Nabokov écrite en . Le texte a été publié en version anglaise sous le titre dans le New Yorker le . Il figure dans le recueil La Vénitienne et autres nouvelles. La version française a été traduite à partir des notes dactylographiées en russe de V. V. Nabokov retrouvées à Montreux, en Suisse, où l'écrivain a fini ses jours.
Contexte Vladimir Nabokov a publié dans première nouvelle Le Lutin en . Une seconde nouvelle Le Mot, est parue au début 1923. Mais durant cette période, Nabokov se consacre plutôt à l'écriture de poèmes. Au début 1923, après sa rupture avec Svletana Sievert, l'écrivain se remet à l'écriture de nouvelles. La plupart d'entre elles ne seront publiées que très tardivement, voire après sa mort en 1977.
Selon l'analyse de Brian Boyd, Bruits marque un net progrès dans la maîtrise littéraire de Nabokov. C'est une vraie réussite, où l'écrivain trouve pour la première fois une inspiration personnelle.
Coïncidence ? En , Nabokov publie une traduction d'une poème de Poe, Silence, auquel son Bruits est peut-être un écho.
Personnages
Le narrateur : un très jeune homme russe, embarqué dans une relation amoureuse adultérine passionnéeEn 1916, malgré l'oopsition de son père, Vladimir Nabokov hérita de la colossale fortune de son oncle maternel. Selon Boyd, à l'époque, il entretenait au moins trois relations sentimentales simultanées. (Boyd, ). ; L'héroïneL'inspiratrice du personnage semble « très certainement » (selon Bernard Kreise et Brian Boyd) être la cousine de Nabokov, Tatiana Evguénievna Segerkrantz, une sœur de Iouri Rausch, mariée à un soldat sur le front, et avec laquelle Vladimir Nabokov eut une liaison à la fin de 1916., jeune femme mariée, éperdument amoureuse du narrateur ; Pal Palytch : diminutif de Paval Pavlovitch, une connaissance commune des deux tourtereaux ; Le mari absent de l'héroïne, militaire sur le front.
Résumé Le récit s'ouvre sur un violent orage qui vient troubler le tête à tête amoureux de l'héroïne (simplement désignée par le pronom personnel « Tu ») et du narrateur (« Je »). La jeune femme est en train de jouer une fugue de Bach. La pluie oblige à fermer les fenêtres. , se vante la jeune femme. La nouvelle est une introspection du narrateur qui décrit le caractère métaphysique de son amour pour l'héroïne, une voisine qui habite à cinq verstes.
Les deux amants doivent cependant rendre visite à Pal Palytch. Une rencontre qui n'enchante guère la jeune femme, qui le trouve ennuyeux… Au retour de la visite, elle s'aperçoit qu'elle a oublié son porte-cigarette et demande au narrateur de le lui rapporter.
À son retour, la jeune femme lui annonce qu'elle vient de recevoir un mot de son mari qui lui annonce son retour. Peut-être a-t-il été muté ? Tout de go, elle annonce au narrateur qu'elle va révéler son adultère à son mari, que celui -ci comprendra sans doute et lui accordera le divorce…
Mais l'attitude réservée et le mutisme du jeune amant lui fait prendre conscience de son erreur.
Elle rentre chez elle. Le narrateur l'observe et reste seul et rentre chez lui à bicyclette.
Notes et références
Éditions thumb|upright=1.2|Le château de Rojdestveno, dont Vladimir Nabokov hérita en 1916.
Bibliographie
Catégorie:Nouvelle de Vladimir Nabokov Catégorie:Nouvelle russe parue en 1995