Le de volontaires de l'Aisne, était une unité militaire de l’armée française créée sous la Révolution française. Il fut également appelé plus simplement de l'Aisne.

Création et différentes dénominations Le de volontaires de l'Aisne est formé à 8 compagnies et 1 compagnie de grenadiers du 28 au à La Fère.

Après être rentré des colonies, en 1799, les débris du de volontaires de l'Aisne sont amalgamés dans les : de deuxième formation pour une partie du légère de deuxième formation pour une autre partie du de deuxième formation pour la compagnie de grenadiers

Commandants 1791-1793 : Pierre Bordier de Beaumont lieutenant-colonel en chef 1791-1793 : Louis Marie Joseph de Fay de Quincy lieutenant-colonel en second 1793-1794 : Pierre Glénat, originaire de Fontaine dans l'Isère, lieutenant-colonel en chef du détachement resté à Saint-Domingue, précédemment capitaine de la du de volontaires de l'Aisne. 1794-1795 : Jean-Baptiste Louis Mayeux, originaire de Guny, âgé de 22 ans en 1791, lieutenant-colonel en chef du détachement resté à Saint-Domingue, précédemment capitaine de la du de volontaires de l'Aisne. 1795-1796 : Jean-Moran Armspach

Historique des garnisons, combats et batailles 1791 Le bataillon est formé à La Fère, du 28 au , avec 541 volontaires originaires des districts de Chauny (, , et ) et de Saint-Quentin (, , et ). Complètement armé mais ne disposant que de 45 habits et totalement dépourvu d'équipement, il est passé en revue, à Saint-Quentin, le 4 par le lieutenant-général d'Aumont. Le , il est envoyé au Cateau pour y tenir cantonnement et y est inspecté le par le maréchal de camp Dillon.

1792 Affecté aux troupes désignées pour servir aux colonies, le bataillon quitte Le Cateau le et passant par Le Catelet, Plélan le , Ploërmel le 30, Josselin le 1er juin il arrive le 4 à Lorient. Le , il embarque, avec le général Rochambeau pour la Martinique. La Martinique étant entré en insurrection contre la République et arborant la cocarde blanche, le gouverneur de l'île, Jean-Pierre-Antoine de Béhague, s'oppose par la force au débarquement des troupes de Rochambeau arrivés en rade de Fort-Royal en . Chassées, les troupes doivent quitter Fort-Royal. 4 compagnies et demie, aux ordres du lieutenant-colonel en second, Louis Marie Joseph de Fay de Quincy, se réfugient à Saint-Christophe, tandis que l'état-major, avec les grenadiers, le reste du bataillon et le drapeau, soit 17 officiers et 238 hommes, se rendent à Saint-Domingue et arrivent au Cap le .

1793 Le bataillon est alors divisé en deux détachements. A peine arrivé, la fièvre jaune fait des ravages dans le détachement de Saint-Domingue qui devient extrêmement réduit. Du 19 et , le de volontaires de l'Aisne assiste impuissant à la tentative de Galbaud puis au pillage et à l'incendie du Cap par les rebelles.

Les compagnies du revenues en France, sont affectées à l'armée des Côtes de Brest. Le , les 215 hommes du bataillon quittent Rostrenen et, par Carhaix, Châteaulin, Le Faou et Landerneau, ils gagnent Brest le 16 pour être employées sur les vaisseaux de la République. Le à Brest, ces compagnies sont passées en revue par le général Serre de Gras. Le de volontaires de l'Aisne de France est reconstitué par un renfort de 145 réquisitionnaires du Finistère. Le le de volontaires de l'Aisne de France est envoyé en Vendée pour participer à la virée de Galerne et éprouve quelques pertes à la bataille de Pontorson le .

1794 Le , le détachement de Saint Domingue ne compte plus que 45 hommes, et son chef, Glénat, proteste contre l'organisation faite en France, alors que le drapeau est toujours à Saint-Domingue.

Le , le bataillon de France reçoit 226 réquisitionnaires du district de Brest, dont 108 désertent aussitôt, et le réquisitionnaires du district de Lesneven. En mai et en juin, il participe à plusieurs combats, puis le il est embrigadé, aux landes de Crozon, avec le du d'infanterie (ci-devant La Marck) et le de volontaires du Calvados pour former de première formation. Formant le de la , le détachement de France du de l'Aisne reste affecté, sans être amalgamé, à l'armée des Côtes de Brest. Le détachement de Saint-Domingue n'est ni affecté, ni amalgamé.

1795-1799 En 1795, le bataillon de France prend part aux combats de Lesneven et de Pontorson et à la bataille de Quiberon. En , il embarque pour Saint-Domingue, où il retrouve le détachement commandé par Jean-Baptiste Louis Mayeux. Le de volontaires de l'Aisne, alors réuni fait la campagne de Curaçao et assiste au combat du Cap. En 1798, un premier convoi comprenant le chef de bataillon, avec 50 officiers ou volontaires et 62 de la ci-devant de première formation, rentre en France sur le bateau La Cocarde-Nationale et débarque à Brest le . Un second convoi comprenant, 19 officiers et 358 hommes, renvoyés par le général de Hédouville rentre également en France à bord de la frégate La Sirène et de l'aviso L'Enfant-Prodigue et arrive à Lorient le . Après leur arrivée en France, les débris du de l'Aisne sont rattachés à l'armée d'Angleterre puis sont incorporés dans les demi-brigades de deuxième formation : Le , une première partie du est amalgamé dans la de deuxième formation Le , une autre partie du est amalgamé dans la légère de deuxième formation La compagnie de grenadiers qui n'a pas été envoyée à Saint-Domingue, et est restée en France, est incorporée dans la de deuxième formation.

Biographie de personnes ayant servi au de volontaires de l'Aisne

Pierre Bordier de Beaumont Pierre Bordier de Beaumont est né au château de Beaumont, paroisse de Saint-PardouxL'emplacement du château de Beaumont, paroisse de Saint-Pardoux reste à trouver, le . Il commence sa carrière militaire en 1760 dans le régiment de Chapt dragons et devient cornette de ce même régiment en 1762 puis du régiment de Belsunce dragons lorsque le régiment est réformé en 1763. En 1768, il est promu sous-lieutenant, toujours dans Belsunce-Dragons, puis lieutenant en 1772 et devient capitaine dans le bataillon de garnison de Soissonnais en 1779. Fait chevalier de Saint-Louis, il prend sa retraite, avec pension, en 1790. Il reprend du service lors de la Révolution et est élu, le , lieutenant-colonel en chef du de volontaires de l'Aisne. Passé à Saint-Domingue avec la moitié de son bataillon il meurt de la fièvre jaune le .

Louis Marie Joseph de Fay de Quincy Louis-Marie-Joseph de Fay de Quincy, seigneur de Chuignolles, de Quincy-Basse et d'autres lieux, est né à Chuignolles dans le département de la Somme le de Louis Charles De Fay, seigneur de Chuignolles, Foucaucourt et autres lieux et de Marie Jeanne de Witasse. Marié en premières noces le à Orléans, avec Françoise Edouarde Joseph Chabaille d'Auvigny, il divorce en 1786-1787. Élu maire de Quincy le , démissionne le de la même année, s'engage en tant que volontaire et est élu le , lieutenant colonel en second du de volontaires de l'Aisne. Rentré en France après l'évacuation de la Martinique, il est contraint de démissionner, en 1793, en raison de sa noblesse. Le , il est nommé commissaire du Directoire exécutif près de l'administration municipale du canton de Coucy. Il se marie en secondes noces en 1796 avec Marie-Catherine Pélagie Binet avec laquelle il a 5 enfants. Le devient commissaire du Gouvernement et maire de Quincy, fonction qu'il gardera jusqu'à sa mort. De 1800 à 1826, il est membre du conseil général de l'Aisne et en fut son président en 1823. Il meurt à Quincy-Basse le .

Bibliographie Camille Rousset, Les Volontaires (1791-1994) Eugène Déprez, Les Volontaires nationaux Victor Louis Jean-François Belhomme, Histoire de l’infanterie en France Georges Dumont, Les Bataillons de volontaires nationaux

Liens externes

Notes et références Les ouvrages cités en bibliographie et liens externes

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