Marcel Diebolt, né le à Sarreguemines et mort le à Boulogne-Billancourt, est un haut fonctionnaire et administrateur de société françaisWho's Who in France, édition 1979-1980, . Il est connu pour avoir été chargé de la destruction et de l'aménagement des Halles de Paris lorsqu'il était préfet de Paris.
Biographie Famille Marcel Diebolt est le fils de Jules Diébolt, inspecteur divisionnaire de l'exploitation de la SNCF. De son mariage avec Yvonne Vienney, épousée le , il n'aura pas d'enfant.
Formation Après des études secondaires dans les lycées de Metz, Sarreguemines et Strasbourg, il suit les cours des facultés des lettres et de droit de Strasbourg, puis de Paris où il obtient une licence en droit et ès-lettres.
Mort Marcel Diebolt meurt le à l'âge de 90 ansNécrologie parue dans Le Monde du 29 septembre 2002 et est inhumé le suivant au cimetière d'Auteuil.
Carrière professionnelle Premiers postes dans la préfectorale Il est attaché au cabinet du préfet du Bas-Rhin en 1936, puis chef du cabinet du préfet de l'Aisne en 1939, il est nommé sous-préfet de . En 1942, il est directeur de cabinet du préfet régional de Laon, puis du préfet régional de Rennes, Jean Quenette. En 1943, il est nommé sous-préfet de Archives secrètes de Bretagne 1940-1944, Henri Fréville, .
Déportation Le , il est déporté de Compiègne vers Buchenwald comme « personnalité-otage »Fondation pour la Mémoire de la Déportation. Le , il est transféré au camp de Füssen-Plansee. Le , les Allemands prévoient un déplacement des otages vers l'Autriche centrale, Diebolt s’y oppose et empêche ce transfert périlleux. Le il est libéréLivre-mémorial des déportés de France arrêtés par mesure de répression et dans certains cas par mesure de persécution 1940-1945". Tome 1 .
Départements et régions De retour de déportation, il est nommé sous-préfet de Vichy en 1945, puis secrétaire général du Bas-Rhin en 1947. Nommé préfet du Territoire de Belfort le , il n'est pas installéPréfecture du Territoire de Belfort car nommé immédiatement en 1953 directeur des centres d'instruction de la protection civile. Il dirige ensuite l'École nationale de la protection civile en 1954 et l'année suivante, il est nommé directeur adjoint du cabinet du ministre des Finances et des Affaires économiques. Il est alors nommé préfet de classe.
Le , il est nommé préfet de la Haute-MarnePréfecture de la Haute-Marne, puis nommé préfet hors-cadre. En , il est chargé par intérim, pendant la durée des fonctions gouvernementales de Pierre Sudreau, des fonctions de commissaire à la construction et à l'urbanisme pour la région parisienne. En , il est nommé secrétaire général de la préfecture de la Seine. C'est dans ce cadre qu'en , il confie la réalisation de l'ambitieux projet de Garonor à l'architecte Bernard ZehrfussAtlas du patrimoine de la Seine-Saint-Denis. Il est ensuite nommé préfet des Basses-Pyrénées le . Dans une divergence d'opinion sur le projet d'un parc national des Pyrénées, il appuie l'initiative locale contre l'administration des Eaux et des ForêtsCollectif: Histoire des parcs nationaux : comment prendre soin de la nature ? Editions Quae, 2009, pg 98.
Premier préfet de la région Auvergne et préfet du Puy-de-Dôme en 1964. Il est alors président de l'Association du corps préfectoral et des hauts fonctionnaires du ministère de l'IntérieurPierre-Yves Baudot, Formes de compétences et savoirs de gouvernement ST 45, Congrès de l'Association française de science politique, note 3, ..
Préfet de Paris Il est nommé préfet de Paris le Décret du 4 février 1969, JORF du , .. Du fait de son poste, il est élu la même année, président de l'Association du corps préfectoral et des Hauts fonctionnaires du ministère de l'Intérieur.
Il lance très vite un nouveau programme de parkings souterrains : nouvelles, réparties en douze parcsArchive Larousse 1969. Il permet des raccourcis administratives à la construction du stade du Parc des Princes (1969-1972)<<Un peu louche>>, selon Damiel Lesur : Dix stades racontent dix villes (3). Le Parc ne laisse pas béton. Son architecte défend encore sa construction, symbole des années 70. La Libération, 22 avril 1998. C'est également à cette époque que l'administration donne son accord au projet de la tour Apogée, porté par la Société auxiliaire de la construction immobilière (SACI), dont il deviendra le président en 1972.
Destruction des Halles Il est responsable de la destruction et l'aménagement des Halles de Paris, projet qui porte à polémique. Il est qualifié de ou encore d'auteur d'un Le Nouvel Observateur, 5 jul. 1971 Scott A. Kasten, Destroying the Mystique of Paris: How the Destruction of Les Halles Served as a Symbol for Gaullist Power and Modernization in 1960s and 1970s Paris, thèse, Georgia State University, 13 mai 2013Un acte de vandalisme, Le Monde du 28 août 2006, reprenant un article du Nouvel Observateur du 12 juillet 1971..
Directeur de sociétés Il demande un congé spécial le site www.rulers.org deux mois après la démolition des Halles ; c'est pour se faire nommer président de la SACI et de la Banque pour la construction et l'équipement, nomination qui frôle l'incompatibilité et qui n'est pas bien vue par le gouvernementLe Nouvel Observateur, 22 novembre 1971; On en parlera Demain: Le préfet à la banque: Pierre Bourdieu, The Social Structures of the Economy, Polity, 2005, . C'est sous sa présidence que la SACI continue de travailler au projet de la tour Apogée, projet annulé en 1975 par le président de la République Giscard d'Estaing contre une forte indemnisation pour les promoteurs.
Publications Marcel Diebolt est l'auteur de plusieurs publications, notamment : Espaces verts de la région parisienne, rédigé avec Pierre SudreauCollections du musée de l'Île-de-France
et de rapports dans le cadre de ses responsabilités, notammentNotice idref : Faut-il supprimer le sous-préfet ?, rapport présenté à l'assemblée générale de l'Association du corps préfectoral et des administrateurs civils du ministère de l'Intérieur, ; dossier adressé au président de la République, relatif aux décisions du Conseil de Paris : texte de vœu sur l’édification d’un centre national d’art contemporain dans le secteur des Halles, Archives municipales plusieurs introductions de notices relatives au ravalement des immeubles parisiens à la suite de la loi Malraux du : Notice sur le ravalement de Paris : année 1969, préfecture de Paris, direction de l'urbanisme et du logement, 1969 Notice sur le ravalement de Paris : année 1970, préfecture de Paris, direction de l'urbanisme et du logement, 1970 Notice sur le ravalement et l'entretien des immeubles de Paris : année 1971, préfecture de Paris, direction de l'urbanisme et du logement, 1971
Télévision Archives de l'Institut national de l'audiovisuel : interview par Pierre Sabbagh du préfet Marcel Diébolt, commissaire à l'urbanisme et à la construction, le .
Récompenses et distinctions Décorations
Marcel Diebolt est commandeur de l'ordre de la Légion d’honneur et de l’ordre national du Mérite, titulaire de la croix de guerre 1939-1945, officier du Mérite civil et titulaire de la médaille d’or de la Ville de Paris. Il a été décoré de l'ordre de la Francisque .
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Liste des préfets du Territoire de Belfort Liste des préfets de la Haute-Marne Liste des préfets des Pyrénées-Atlantiques Liste des préfets du Puy-de-Dôme Liste des préfets de Paris
Liens externes
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