Jose Mari Uzelai, né à Bermeo le et mort à Busturia le , est un peintre espagnol.

Biographie À l'âge de six ans, il déménage avec toute sa famille au hameau de Txirapozu de Busturia, d'où vient sa mère. Il y trouve les trois principales références qui vont configurer l'univers iconique d'Uzelai : les livres de médecine et de botanique de Gaspar Bulukua ; les instruments et les peintures orientales de Manuel Txirapozu ; et les livres nautiques de José Manuel Uriarte.

Il fait d'abord des études d'ingénierie, avant de rentrer à la ferme, selon les ordres de son père.

Il commence à peindre à l'âge de 16 ans et fait ses premières expositions à Bilbao et Saragosse.

Appartenant à la troisième génération de peintres basques, il participe à partir des années 1920 au mouvement artistique qui naît avec l'.

En 1926, il participe au premier numéro de la revue culturelle LitoralIl est possible de consulter cette revue en ligne, page par page, dessins inclus, en sélectionnant « Litoral » dans la liste des revues, sur le site .

En 1933, il peint la peinture murale du , une fresque de la lutte de Bermeo, et ses illustrations sont utilisées dans un livre sur la danse basque.

Il part ensuite s'installer à Paris, où il prend part à de nombreuses réunions :

En 1936, le Lehendakari José Antonio Aguirre, qu'il avait connu pendant ses études, lui offre le poste de directeur des Beaux-Arts du Gouvernement basque.

L'année suivante, il est directeur du pavillon du Pays basque à l'exposition universelle de 1937 de Paris. Uzelai fait figure d'autorité quant à l'évocation du contexte polémique de l'élaboration de Guernica que le gouvernement républicain a commandé à Pablo Picasso à cette occasion (notamment le fait que le thème et l'œuvre auraient selon lui été inspirés par Juan Larrea.

Il participe également à l'élaboration des décors des spectacles de l'ensemble instrumental basque Eresoinka, entre 1937 et 1939.

Pendant la guerre civile espagnole, il se charge de mettre à l'abri toutes les œuvres d'art, avant de s'exiler en 1938, comme beaucoup d'autres artistes. Il se réfugie alors en Angleterre, où il peint entre autres les peintures murales des bateaux Queen Mary et Caronia.

Il rentre en Espagne en 1949, entre Madrid et Busturia. À partir des années 1960, Uzelai s'enfonce dans la misère. Il reçoit plusieurs commandes pour lesquelles il ne sera pas payé, et accumule de sérieux problèmes économiques. Malgré sa participation dans le groupe Emen, impulsé par la (similaire aux groupes Gaur à Guipuscoa, Orain à Alava et Danok en Navarre), où, étant l'unique artiste antérieur à la guerre, il est admiré et respecté, il n'a que peu d'élèves.

En 1969, il s'établit à Busturia jusqu'à sa mort. Il ne fait plus de peintures murales et se consacre au dessin et à la peinture sur toile, ce dont il vit.

À la suite d'arthrose et de bronchites, José Mari Uzelai meurt le à 76 ans.

Analyse de l'œuvre L'œuvre d'Uzelai se distingue par un style personnel très marqué. Son réalisme va au-delà de la simple imitation des formes : c'est un réalisme magique agrémenté de touches maniéristes et expressionnistes. Ses personnages apparaissent défigurés et enveloppés dans une atmosphère transparente qui dépasse la simple représentation. Une certaine influence orientale est notable dans ses travaux de nature morte et surtout dans ceux dont la mer est protagoniste. Ces influences proviennent des références de son enfance (Manuel Txirapozu) ainsi que les nouvelles de Robert Louis Stevenson et Jack London, qu'il a lu quand il vivait à Londres.

Notes et références

Annexes Bibliographie

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Liens externes

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