Gaston Prunier, né au Havre le , et mort en son domicile du 24, rue Dombasle à Paris le , est un peintre et graveur post-impressionniste français.
Biographie vignette|La Seine au pont de Grenelle (vers 1904), Paris, musée Carnavalet. Gaston Prunier naît au Havre du mariage de Victor Adrien Prunier (1815-1868) et Ursule Louise Alleaume (1822-1870)Généastar, Gaston Prunier, généalogie. Il entre à l'École des beaux-arts du Havre où il est l'élève de Charles Lhullier, puis il est admis à l'École des beaux-arts de Paris dans l'atelier d'Alexandre Cabanel.
L'atelier de Gaston Prunier est situé au rue Dombasle dans le Salon de la Société nationale des beaux-arts Le livre d'or des artistes exposants. Dès 1891, il expose à la galerie parisienne Le Barc de Boutteville. Il présente ses gravures au Salon de 1893 et, l'année suivante, il est admis au Salon des Cent et au Salon des indépendants, où il exposera jusqu'en 1907.
Effectuant un long séjour dans les Pyrénées entre 1894 et 1898 afin d'y décorer des églises, il épouse Marie Anne Claire Etchebarne à Saint-Palais (Pyrénées-Atlantiques) le .
Entre 1898 et 1925, Gaston Prunier participe chaque année aux expositions de la Société nationale des beaux-arts. Il expose également ses œuvres au Havre et dans de nombreuses galeries parisiennes.
En 1907, on trouve Gaston Prunier au sein du Groupe des XXX, réunion de trente artistes indépendants d'avant-garde initiée par Pierre Dumont et comptant également dans ses rangs les noms de Raoul Dufy, Henri Matisse, André Derain, Albert Marquet, Maurice Louvrier, Charles Duhamel, Robert Antoine Pinchon, Charles Frechon, Pierre Girieud, Gaston Gosselin, Tristan Klingsor, Eugène Tirvert, Georges Bradberry, Charles Angrand, Marcel Couchaux, André Allard, Ernest Morel et Maurice de Vlaminck. Après une exposition commune à la galerie Legrip à Rouen (1907), le groupe prendra rapidement (1908) le nom demeuré historique de Société normande de peinture moderne.
En 1917, Gaston Prunier fait partie, avec Maurice Asselin, Louis Charlot, Henri Lebasque, Jules-Émile Zingg, des Missions d'artistes aux armées instituées par le général Niox, directeur des musées des armées, aux fins de représentations picturales de documentation de la guerre François Robichon, Les missions d'artistes aux armées, 1917, CERMA - Musée de l'armée..
Œuvre thumb|Le caisson de la Cité (construction du métro parisien), dessin aquarellé 24 x 32 cm (avant 1900), collection particulière Gaston Prunier peint le monde du travail, les usines et les activités portuaires. On lui doit de nombreuses vues de Paris, du Havre, de Londres et des Pyrénées (en particulier, pour cette dernière région, des environs de Saint-Palais, ville dont son épouse est native). Au lieu que ses paysages se fondent dans l'abondante production de la Belle Époque, observe Nicolas Éprendre, Gaston Prunier, .
Ami de Jean Jaurès, il a peint la Manifestation pacifiste du Pré-Saint-Gervais (dimanche Assemblée nationale, 'La manifestation pacifiste de Pré Saint-Gervais, le tableau dans son contexte historique.) qui Vincent Duclert, Jaurès 1859-1914 : la politique et la légende, Éditions Autrement, Flammarion, 2013..
Pour Guillaume Lasserre, .
Ouvrages illustrés thumb|130px|Charles Le Goffic Charles Le Goffic et Daniel de Vénancourt, À travers le Havre, effets de soir et de nuit, douze eaux-fortes de Gaston Prunier, Le Havre, A.-G. Lemâle et Cie, 1892. Collectif, Le spectateur catholique, illustration de bois gravés par Max Elskamp, Gaston Prunier, Maurice Denis, Charles Doudelet, James Ensor, Franz Melchers et Félix Valloton, Bruxelles-Paris, Éditions J.E. Buschmann, 1897-1898. Désiré Louis, Six heures du matin. La Chapelle, illustrations de Gaston Prunier gravées par Tony Beltrand et Eugène Dété, collection « Les Minutes parisiennes », Paris, Société d'éditions littéraires et artistiques, Éditions Paul Ollendorff, 1904. Posthume Sous la direction de Christiane Mazelier et Jean-Pierre Castelain, Lettres de prison de Jules Durand, Gaston Prunier parmi les illustrations, Éditions de l'Harmattan, 2018.
Œuvres dans les collections publiques
France
Roumanie Bucarest, musée national d'art de RoumanieGaston Prunier, Paysage, notice sur photo.rmn.fr..
Expositions Expositions personnelles Aquarelles de Gaston Prunier, Galerie Samuel Bing, Paris, 1899. Galerie Siberberg, Paris, janvier-. Gaston Prunier : paysages de Paris, de la Bretagne, du Havre, des Pyrénées, galerie Serrurier, boulevard Haussmann, Paris, janvier- Édouard Louis Sarradin, « Les paysages de Gaston Prunier », Journal des débats, 18 janvier 1905, .François Thibault-Sisson, « Choses d'art - Les aquarelles de Gaston Prunier », Le Temps, 18 janvier 1905, , Léon Plée, « La vie artistique - Les aquarelles de Gaston Prunier », Les annales politiques et littéraires, 29 janvier 1905, Roger Marx, « Petites expositions - Exposition Gaston Prunier », La chronique des arts et de la curiosité (supplément à La Gazette des beaux-arts), 21 janvier 1905, . Gaston Prunier : vues de la Tamise, galerie Allard, Paris, 1908. Vente de l'atelier Gaston Prunier, hôtel des ventes (Philippe Fournier, commissaire-priseur ; Schorp à Églancourt, expert), rue Croix-de-fer, Rouen, La Gazette de l'Hôtel Drouot, 31 janvier 1975..
Expositions collectives Galerie Le Barc de Boutteville, Paris, 1891. Salon de Paris, 1893. Salon des Cent, Paris, 1894. Salon des indépendants, Paris, de 1894 à 1907. Cercle d'art moderne, Le Havre, de 1897 à 1909. Salon de la Société nationale des beaux-arts, Paris, de 1898 à 1925 Dont 1907 : Camille Mauclair, « La peinture à la Société nationale », Art & Décoration, tome XXI, janvier-juin 1907, .. Salon d'automne, à partir de 1904Patrick-F. Barrer, L'histoire du Salon d'automne de 1903 à nos jours, Éditions Arts et Images du Monde, 1992, p. 75, 86 et 364.. La Société internationale d'aquarellistes, galerie Georges Petit, Paris, 1905 Jacques Copeau, , dans L'art et les artistes, revue d'art ancienne et moderne, tome II, octobre 1905-mars 1906.. Peintures de Paul de Castro, Francis Jourdain, Henri Morisset, Gaston Prunier - Dessins et eaux-fortes de Bernard Naudin, galerie Eugène Blot, Paris, juin-. Groupe des XXX, galerie Legrip, Rouen, octobre-. La Société normande de peinture moderne, Rouen, , (Salle Boïeldieu, rue Ganterie), ( rue du Gros-Horloge), juin- (salle du skating). Maison des Traouiero, Perros-Guirec, « Maison des Traouiero, les peintres exposés », Ouest-France, juin 2012.. Ouvrier.e.s au Musée, musée de l'Histoire vivante, Montreuil (Seine-Saint-Denis), juin-Nicolas Devers-Dreyfus, « Exposition - La classe ouvrière du passé au présent », L'Humanité, 3 juin 2019. Les villes ardentes, 1870-1914 - Art, travail, révolte, musée des Beaux-Arts de Caen, 2020Musée des Beaux-Arts de Caen, Les villes ardentes, 1870-1914 - Art, travail, révolte, présentation de l'exposition, 2020Musée des Beaux-Arts de Caen, Les villes ardentes, 1870-1914 - Art, travail, révolte, dossier pédagogique, 2020Guillaume Lasserre, « Peindre la modernité - Travail et révolte dans la France industrielle », Mediapart, 21 novembre 2020. Charles Lhuillier et l'école municipale des beaux-arts, Musée d'Art moderne André-Malraux, Le Havre, - Clémence Poivet-Ducroix, « Gaston Prunier », ouvrage collectif À l'école de Charles Lhuillier, Musée d'Art moderne André-Malraux / Octopus, Le Havre, 2021,
Conférences Nicolas Éprendre, Gaston Prunier (1863-1927) : peindre avec humanité, Société d'études diverses (S.E.D.), hôtel de ville de Louviers, « Conférence du SED - Le peintre Gaston Prunier mis en lumière à Louviers », La Dépêche de Louviers, 5 décembre 2019.
Réception critique thumb|70px|Jacques Copeau thumb|70px|Gustave Geffroy thumb|70px|Tristan Klingsor - Jacques Copeau - Gustave Geffroy - Tristan Klingsor Tristan Klingsor, « Gaston Prunier », Art & Décoration, tome XXIV, juillet-décembre 1908, . - Gérald Schurr - Dictionnaire BénézitDictionnaire Bénézit, t.11, Gründ, 1999, .
Documentaire
Gaston Prunier, peindre avec humanité, réalisé par Nicolas Eprendre, France, 2021, 54 min.
Notes et références
Annexes Bibliographie Daniel de Vénancourt, « À Gaston Prunier », La Croisade, revue d'art et de littérature, , Le Havre, . « Gaston Prunier », Revue des beaux-arts et des lettres, . Société nationale des beaux-arts, « Gaston Prunier », in Livre d'or des artistes exposants. Charles Morice, Gaston Prunier, Paris, Éditions Galerie Serrurier, 1905. Charles Morice, « Enquête sur les tendances actuelles des arts plastiques, réponse de Gaston Prunier », Mercure de France, , pp.346-359, réédité par Les Lettres modernes, 1986. G. Jean Aubry, « Un aquarelliste : Gaston Prunier », L'Art et les Artistes, , . Gustave Geffroy, Les Gobelins, collection « Les musées d'Europe », Éditions Ligaran, 1906-1908. Ulrich Thieme et Felix Becker, Allgemeines Lexikon der Bildenden Künstler von der Antike bis zur Gegenwart, vol.27, E. A. Seemann, Leipzig, 1907-1950. Tristan Klingsor, « Gaston Prunier », Art & Décoration, tome XXIV, juillet- (consulter en ligne). Charles du Bousquet et Camille Mauclair, « Gaston Prunier », L'art décoratif, revue de l'art ancien et de la vie artistique moderne, , . Tristan Kingsor, La peinture (l'art français depuis vingt ans), Paris, Éditions Rieder, 1921. Gérald Schurr, Les petits maîtres de la peinture, valeur de demain, t.3, Les Éditions de l'Amateur, 1979. Patrick-F. Barrer, L'histoire du Salon d'automne de 1903 à nos jours, Éditions Arts et Images du Monde, 1992.
Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, 1999. Allgemeines Künstlerlexikon - Die Bildenden Künstler alles Zeiten und Völker, vol.8, K. G. Saur, 1999-2000. Valérie Perlès, Le Pré entre Paris et banlieue - Histoire(s) du Pré-Saint-Gervais, Éditions Créaphis, 2004. Martin Wolpert et Jeffrey Winter, Figurative paintings - Paris and the modern spirit, Schiffer Publishing Ltd., 2006. Gérard Bonnin, Salons et expositions - Le Havre (1833-1926) - Catalogue des exposants et liste de leurs œuvres, collection « Les salons de province », Éditions L'Échelle de Jacob, 2013 (présentation en ligne). Vincent Duclert, Jaurès 1859-1914 : la politique et la légende, Éditions Autrement, Flammarion, . Anne-Sophie Aguilar, Emmanuelle Delapierre, Nicolas Éprendre, Marine Kisiel, Valérie Nègre, et Bertrand Tillier, Les villes ardentes - Art, travail, révolte - 1870-1914, Éditions du musée des Beaux-Arts de Caen, 2020. Clémence Poivet-Ducroix, « Gaston Prunier », ouvrage collectif sous la direction d'Annette Haudiquet et Michaël Debris, À l'école de Charles Lhuillier, Musée d'Art moderne André-Malraux / Octopus, Le Havre, 2021 (consulter en ligne)
Liens externes
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