La aéroportée ( DAP) est une unité de l'armée de terre française, à dominante infanterie, spécialisée dans le combat aéroporté et l'assaut par air. Constituée à partir de fin 1945, elle sera créée le et dissoute en pleine guerre d'Indochine en .

Création et différentes dénominations : création de la DAP par changement de dénomination de la DI : dissolution de la DAP

Historique des garnisons, campagnes et batailles

À l'issue de la Seconde Guerre mondiale, la France a pour projet de constituer deux divisions aéroportées sur le modèle américain. La première mise sur pied fut la DAP, mais le manque chronique d'effectif se traduira par sa dissolution rapide après seulement trois mois d'existence. L'infanterie de la division et la CEP sont alors transférés à la DI, l’embryon de la nouvelle division aéroportée qui prend son nouveau nom le .

L'infanterie aéroportée de la division est hétéroclite et est constituée à partir de l'ensemble des unités qui ont combattu à la fin du second conflit mondial. On y retrouve un régiment provenant de l'armée d'Afrique, le RCP, un régiment issu des SAS de la France libre, le RCP qui vient de fusionner avec le RCP et le RIA SAS, et le RICAP qui fait l'amalgame des unités de choc de la Armée (commandos d'Afrique, commandos de France et bataillons de chocs)In La DAP : l’expérience du modèle divisionnaire en France aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale, page 61..

Regroupée à sa création dans le sud-ouest de la France avec son PC implanté à BayonneIn Histoire des parachutistes français, pages 76 et 77., la DAP est transférée en en Algérie française en tant que « troupe de souveraineté» afin de prévenir tout risque de soulèvement. Le PC de la division est localisé à Alger puis à Philippeville, le RCP dans la région de Sétif, le RCP dans la région de Constantine entre Philippeville, Bone et Guelma et enfin le RICAP autour d'AlgerIn La DAP pages 71 et 72.In Histoire des parachutistes français, pages 78 et 80..

Dès sa mise sur pied, l'unité souffre de carences à la fois en effectif et en matériel, notamment en moyens de transport aériens constitués exclusivement de Junker, de Dakota et de Languedoc 161 destinés au tractage de planeurs car inaptes au parachutageIn Histoire des parachutistes français, page 110..

Incapable de se développer suivant les prévisions, la division va subir différentes réorganisations et transferts de souveraineté. Ainsi, en sont créés trois groupements aéroportés indépendants ou GAP : les GAP 1 et 2 sont des groupements d’intervention, le GAP 3 doit devenir, à terme, le groupement d'instructionLe GAP 1 est localisé en Algérie dans le Constantinois, le GAP 2 est au Maroc, quant au GAP 3, il doit être constitué en militaire dans le courant de l'année 1947.. Le commandement de la division est transféré à Pau tandis qu'est nommé un adjoint qui restera en Afrique du nordIn La DAP page 102.. Le CETAP de Pau est alors placé sous le commandement du général commandant la DAP. En novembre, l'organisation est à nouveau modifiée. Le centre d'instruction des troupes aéroportées (CETAP) et le de choc sont alors rattachés à l'inspecteur des TAP qui rejoint Paris.

Enfin, en , on assiste à la dernière modification de l'unité qui prépare la création du GAP 3 et qui tient compte des prélèvements effectués pour l'Indochine. L'infanterie du GAP 1 est réalisée par le RCP dont deux de ces bataillons sont d'ores et déjà déployés en Indochine, la brigade de parachutiste constitue celle du GAP 2En effet, le RICAP est dissous le mars 1947 lorsque son premier bataillon part pour l'Indochine. Son troisième bataillon est alors dissous et est remplacé par le BPCP, In revue Hommes de guerre n° 21, article Les bataillons de choc, page 43., quant au GAP 3, dit d'instructionLe GAP 3 est finalement créé le 16 avril 1947, In Histoire des parachutistes français, pages 115., il doit comprendre à sa création les BIP, III/ RCPLe III/ RCP est recréé le 16 avril 1947, In La DAP page 102 et BPICLe BPIC est constitué le février 1947 à Tarbes mais quittera la DAP le octobre 1947 pour constituer la demi brigade coloniale de commandos parachutistes de Bretagne, In Histoire des parachutistes français, pages 120. qui constitueront la brigade de parachutistes.

En , le poids des prélèvements en hommes et en matériel pour l'Indochine française associé à la création, le , de la demi-brigade coloniale de commandos parachutistes destinée aux renouvellement des troupes coloniales parachutistes d'Extrême-Orient ne permettent plus le maintien de la DAP qui est finalement dissoute ainsi que le GAP 2In Histoire des parachutistes français, page 168..

Guerre d'Indochine La DAP n'interviendra pas en tant qu'unité constituée en Indochine. Néanmoins de nombreuses ponctions seront réalisées sur ses effectifs afin de constituer les bataillons qui interviendront au sein du Corps expéditionnaire français en Extrême-Orient (CEFEO).

Ce sont d'abord les et parachutistes de choc, constitués dès à partir des et RCP et du RICAP et qui forment le la demi-brigade parachutiste SAS (DBP SAS) commandée par le colonel Bollardière. Cette unité interviendra principalement dans le sud de l'Indochine de à date à laquelle l'unité est dissoute pour former les Troupes Aéroportées Sud (TAPS)In Les paras français en Indochine, pages 54 et 55..

La demi-brigade de marche parachutiste (DBMP) du Lieutenant-colonel Sauvagnac est la seconde grande unité constituée à partir de la DAP. La DBMP, composée des premier et troisième bataillons du RCP et du BPC, interviendra quant à elle dans le nord de l'Indochine entre et , date à laquelle les derniers éléments du I/ RCP sont rapatriés.

Intervention à Madagascar

En , une compagnie est constituée à partir du GAP 2 et principalement du . Elle prend le nom de de marche parachutiste et intervient à Madagascar dès le milieu du mois<ref>In Histoire des parachutistes français, page 117.</ref>. Renforcée en juin, la compagnie aux ordres du chef de bataillon Ducournau, interviendra jusqu'à mi novembre.

Chefs de corps

De la division 1945 - 1946 : général Bonjour 1946 - 1948 : général Demetz

Des grandes unités subordonnées Adjoint : général LecoqIn Histoire des parachutistes français, pages 116, 166 et 167 GAP 1 : commandant Noiret GAP 2 : colonel Brissaut-Demaillet GAP 3 : lieutenant-colonel Bastiani : colonel Vergoz : colonel Ailleret

Voir aussi

Articles connexes Liste d'unités parachutistes françaises

Liens externes Site chemin de mémoire parachutistes consacré aux parachutisme militaire

Sources et bibliographie Collectif, Histoire des parachutistes français, Société de Production Littéraire, 1975. Jacques Sicard, « Les bataillons de choc (1945-1963) », Hommes de guerre , 1989, . Clément Narme, La DAP : l’expérience du modèle divisionnaire en France aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale (1945-1948) - Mémoire de Master 2 - 2013 - Version numérique accessible via ce lien. Eric Adam et Patrice Pivetta, Les paras français en Indochine - 1945-1954'', Édition Histoire et Collection, 2009 -

Notes et références

Catégorie:Unité d'infanterie française dissoute Catégorie:Division parachutiste de l'Armée de terre française Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1946 Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1948