Sébastien Loeb conquiert en 2005 son deuxième titre de champion du monde des rallyes au terme d'une saison record durant laquelle il s'imposa à dix reprises, dont six fois consécutivement, et enregistra un temps scratch dans près d'une spéciale sur deux en dépit des contraintes significatives du balayage imposées au leader du classement mondial par le règlement de l'époque. Désormais épaulé par François Duval à la suite de la retraite de Carlos Sainz, les deux hommes offrent à Citroën un troisième sacre de rang chez les Constructeurs. Mais cette nouvelle consécration ne suffit pas à remettre en question la décision du groupe PSA de mettre un terme à ses activités en rallyes mondiaux, laissant l'Alsacien sans volant officiel en fin d'année. Loeb participe également pour la première fois de sa carrière à une course sur circuit d'envergure internationale avec un engagement aux 24 Heures du Mans au sein de la structure Pescarolo Sport. Il termine sa saison sportive en répondant à nouveau présent pour l'édition annuelle de la Course des Champions au cours de laquelle il remporte un deuxième titre dans l'épreuve individuelle.

Championnat du monde des rallyes Le championnat WRC poursuit sa mutation en 2005 tout en conservant les avancées votées l'année précédente. Le calendrier se retrouve ainsi toujours stabilisé au nombre record de seize manches et deux voitures seulement restent nommées pour les points constructeurs de chaque équipe. En revanche, l'introduction effective du Super Rally, testé à blanc lors du dernier rallye d'Australie et permettant à un concurrent ayant abandonné en cours d'étape de repartir le lendemain contre une pénalité de cinq minutes par spéciale non disputée, promet de redessiner en profondeur les conditions d'accès aux places rémunératrices de points. Son ami Carlos Sainz ayant choisi de prendre sa retraite des rallyes mondiaux, Sébastien Loeb se voit affecter un nouveau coéquipier chez Citroën Sport en la personne du jeune Belge François Duval, 24 ans seulement et transfuge de chez Ford. La décision du groupe PSA concernant le retrait de ses deux marques est quant à elle définitivement entérinée et l'Alsacien semble s'être fait une raison : . Du côté des forces en présence, le Français devra faire face au retour officiel de l'équipe Škoda et au remaniement en profondeur de la Peugeot 307 WRC dont les résultats 2004 avaient déçu les instances dirigeantes de la marque au Lion. Plus longue, plus aérodynamique et dotée d'une boîte de vitesses moins avant-gardiste et donc moins sujette aux défaillances, la nouvelle homologation de la voiture de l'équipe championne du monde de 2000 à 2002 doit permettre, selon son concepteur Michel Nandan, de relancer Marcus Grönholm et son nouveau coéquipier Markko Märtin dans la course aux titres.

Rallye Automobile Monte-Carlo La saison débute par le rallye Monte-Carlo, manche d'ouverture traditionnelle du championnat du monde rendue célèbre par ses changements d'adhérence drastiques en pleine spéciale. Vainqueur des deux dernières éditions et favori de l'épreuve, Sébastien Loeb décrit néanmoins une édulcoration progressive et continue de ce paramètre d'incertitude en raison de la concentration du tracé à proximité de la Principauté. Il s'empare des commandes dès la première spéciale et signe d'emblée des écarts supérieurs à dix secondes sur ses adversaires grâce à une plus grande agressivité sur les portions glacées : . Avec trois temps scratchs enregistrés sur les quatre secteurs au programme de la journée, seuls François Duval et Marcus Grönholm semblent un temps pouvoir suivre le rythme mais sont finalement relégués à respectivement trente secondes et une minute au soir de la première étape et en partie résignés : . Le Français accroît son avance dans le premier secteur du lendemain avant que son jeune coéquipier ne parte à la faute dans le premier passage de Toudon - St. Antonin, percutant un pylône électrique de plein fouet et bloquant la route. Alors sur les traces du meilleur temps, le champion du monde s'arrête en pleine spéciale pour porter assistance à l'équipage accidenté et se voit attribuer un temps forfaitaire équivalent au scratch d'Alexandre Bengué. Le secteur suivant se retrouve annulé à son tour à la suite de la sortie de route de l'Allemand Armin Schwarz, évacué par ambulance. Loeb rejoint le parc d'assistance en conservant la tête et titulaire d'une avance de près de deux minutes sur son poursuivant direct Marcus Grönholm : . Il assure son rythme lors de la dernière étape, marquée notamment par les malversations de certains spectateurs ayant ramenés de grandes quantités de neige sur la route de la douzième spéciale passant par le col de Turini. Cet incident entraîne la sortie de route et l'abandon définitif de Grönholm et Petter Solberg, respectivement deuxième et troisième du classement général jusqu'alors : . Loeb parvient quant à lui à éviter ces derniers pièges et décroche sa troisième victoire consécutive en Principauté devant Toni Gardemeister et Gilles Panizzi : .

Étape Jour Heure Nom Distance Temps Étape 1 21 jan SS1 8 h 35 Ilonse - Pierlas 17 min 18 s 6 SS2 9 h 50 St. Antonin - Toudon 14 min 06 s 5 SS3 13 h 24 Lantosque - Col de Braus 1 23 min 44 s 8 SS4 16 h 44 Lantosque - Col de Braus 2 23 min 37 s 0 Étape 2 22 jan SS5 7 h 52 Col de Braus - Lantosque 24 min 08 s 1 SS6 11 h 47 Toudon - St. Antonin 1 13 min 38 s 8 SS7 12 h 22 Pont des Miolans - Les Sausses 1 20 min 01 s 6 SS8 16 h 27 Toudon - St. Antonin 2 13 min 50 s 0 SS9 17 h 02 Pont des Miolans - Les Sausses 2 20 min 09 s 4 Étape 3 23 jan SS10 7 h 47 Col de Braus - Col de L'Orme 1 5 min 46 s 1 SS11 8 h 11 La Cabanette - Lantosque 1 13 min 40 s 5 SS12 8 h 49 La Bollène-Vésubie - Sospel 1 22 min 18 s 6 SS13 11 h 42 Col de Braus - Col de L'Orme 2 5 min 33 s 7 SS14 12 h 06 La Cabanette - Lantosque 2 13 min 31 s 5 SS15 12 h 44 La Bollène-Vésubie - Sospel 2 21 min 40 s 4

54th Uddeholm Swedish Rally Faute de neige suffisante à quelques semaines du coup d'envoi, l'édition 2005 du rallye de Suède fut un temps menacée d'annulation avant que le scénario qui frappa la manche scandinave quinze ans plus tôt ne soit définitivement écarté. Premier pilote non nordique à s'être imposé sur cette épreuve l'année précédente, Sébastien Loeb évoque le côté aléatoire engendré par les conditions météorologiques que les participants découvriront au matin de la première étape. Leader du classement mondial à la suite de sa victoire au Monte-Carlo, des pistes recouvertes de poudreuse signifieraient de ce fait pour lui un handicap du balayage similaire à celui rencontré sur les rallyes terre abrasifs ainsi que l'impossibilité d'estimer le grip de chaque virage : . Les chutes de neige se font finalement discrètes la veille du départ et Loeb accroche d'emblée la seconde place, à la lutte contre Petter Solberg. Jusqu'alors partiellement en retrait, Marcus Grönholm enregistre le scratch de la troisième spéciale et prend la tête en creusant des écarts significatifs sur ses adversaires. Toujours deuxième à l'entame de la boucle de l'après-midi, l'Alsacien part à la faute, surpris par un changement d'adhérence dans le second passage de Likenäs et effectue un tout droit dans un fossé. Il parvient à s'extraire en marche arrière mais abandonne plus de dix-huit secondes sur le leader. En reconquête, le champion du monde signe son premier scratch dans le secteur suivant puis un deuxième en fin de journée pour finalement reprendre la troisième place à l'Italien Gianluigi Galli au soir de la première étape : . De nouveau auteur du meilleur chrono dans la première spéciale du lendemain, Loeb sort légèrement de la route dans le premier passage de Vargåsen en raison d'une note imprécise et éprouve des difficultés à suivre le rythme de Solberg et Grönholm. Les pneumatiques Pirelli chaussés par les équipages Subaru et Peugeot se révèlent en effet plus efficaces au niveau de la solidité de leurs clous, les gommes Michelin utilisées par Citroën en perdant comparativement beaucoup plus. Accusant un retard de plus de vingt secondes, il en reprend huit à ses adversaires en signant le scratch dans Sundsjön et se relance dans la course à la victoire. Mais c'est finalement dans la Super-Spéciale de fin d'étape qu'il abandonne définitivement ses chances. Victime d'un problème moteur, il lâche plus de dix secondes en moins de et craint pour les capacités de sa Citroën Xsara WRC à tenir la distance restante : . Titulaire d'une avance de plus d'une minute sur son poursuivant direct Markko Märtin, le Français décide d'assurer sa place sur le podium en sollicitant au minimum la mécanique fragilisée de sa voiture sur les spéciales au programme de la dernière journée. Il hérite opportunément de la deuxième position du classement général à la suite de la sortie de route de Marcus Grönholm, alors en chasse de Petter Solberg, mais se retrouve contraint à l'abandon à moins de de l'arrivée. Victime d'une surchauffe moteur sur la liaison le conduisant au deuxième passage de Rämmen, il repart de Suède sur un score vierge et cède la tête du championnat Pilotes à Toni Gardemeister : .

Étape Jour Heure Nom Distance Temps Étape 1 11 fév SS1 9 h 00 Likenäs 1 12 min 21 s 7 SS2 10 h 23 Hara 1 6 min 05 s 2 SS3 11 h 05 Torntorp 1 9 min 50 s 3 SS4 13 h 46 Likenäs 2 12 min 24 s 8 SS5 15 h 09 Hara 2 5 min 55 s 7 SS6 15 h 51 Torntorp 2 9 min 48 s 2 SS7 17 h 10 Hagfors Sprint 1 2 min 05 s 1 Étape 2 12 fév SS8 7 h 59 Sundsjön 1 10 min 55 s 6 SS9 8 h 48 Vargåsen 1 13 min 52 s 8 SS10 11 h 23 Fredriksberg 11 min 31 s 1 SS11 12 h 12 Lejen 13 min 33 s 2 SS12 15 h 00 Sundsjön 2 10 min 37 s 8 SS13 15 h 49 Vargåsen 2 13 min 48 s 5 SS14 17 h 13 Hagfors Sprint 2 2 min 12 s 2 Étape 3 13 fév SS15 8 h 08 Lesjöfors 1 5 min 46 s 2 SS16 8 h 41 Rämmen 1 12 min 08 s 0 SS17 9 h 30 Malta 1 5 min 50 s 2 SS18 11 h 43 Lesjöfors 2 5 min 39 s 2 SS19 12 h 16 Rämmen 2 Abandon SS20 13 h 05 Malta 2

19º Corona Rally Guanajuato México