La gare de Bruxelles-Central , communément appelée gare Centrale, est une gare ferroviaire belge, située sur le territoire de la ville de Bruxelles. C'est l'une des trois plus importantes gares de cette zone urbaine, avec les gares du Midi et du Nord.

Cette gare, qui est mise en service en 1952, est située sur la jonction Nord-Midi. En 2023, elle est la deuxième gare la plus fréquentée de Belgique avec près de par jour (en semaine), soit par an.., bien qu'elle ne possède que six voies. Tous les trains utilisant la jonction Nord-Midi s'y arrêtent, y compris une partie des services EuroCity, mais pas les autres grands trains internationaux (Eurostar, ICE, Nightjet).

Situation ferroviaire vignette|Conception, par Victor Horta, de la gare centrale.vignette|Emplacement de l'ancienne voie 1A dite "voie Sabena" vignette|Les quais, situés dans une courbe. Établie en souterrain, la gare de Bruxelles-Central est située au pour les de la ligne 0 Bruxelles-Midi - Bruxelles-Nord (dite aussi Jonction Nord-Midi). Elle est entourée par les gares de Bruxelles-Chapelle et Bruxelles-Congrès, si ce n'est que les voies 1 et 2 de la Jonction n'ont pas de quai dans ces deux gares, qui par ailleurs sont fermées le samedi et le dimanche. En d'autres termes, tous les jours en ce qui concerne les voies 1 et 2, et le samedi et le dimanche en ce qui concerne les voies 3 à 6, les gares ouvertes avoisinantes sont Bruxelles-Midi et Bruxelles-Nord. (En pratique, seuls les trains S1 allant d'Anvers-Central à Nivelles ou à Bruxelles-Midi, et vice-versa, font arrêt à Congrès et Chapelle.)

Histoire Genèse L'idée de construire une gare centrale remonte à la fin du , avec le projet d'établir une liaison dite Jonction Nord-Midi, entre les gares en cul-de-sac du Nord et du Midi, installées au nord et au sud des quartiers centraux de Bruxelles.

Mise au point La conception du bâtiment est confiée à Victor Horta dans les années 1930, alors que le creusement en souterrain de la jonction avance lentement, après avoir été interrompu par la Première Guerre mondiale et alors que la crise économique compromet les budgets. La Seconde Guerre mondiale ayant à nouveau arrêté le chantier, c'est après la mort de l'architecte, en 1947, que Maxime Brunfaut, fils de l'architecte Fernand Brunfaut, président de l'Office de la Jonction Nord-Midi, se voit confier la réalisation de la gare, alors que le tunnel à six voies est en construction.

Brunfaut modifie les sorties qui étaient très complexes et élabore des finitions intérieures luxueuses autour d'un hall central prestigieux respectant le programme qui était de doter le centre de Bruxelles d'une gare exceptionnelle destinée à accueillir des visites officielles. En effet, le palais royal et le quartier des ministères où aboutissent toujours les visites officielles, sont proches. Et avant 1914, époque où fut décidée l'implantation de la gare, les visites de chefs d'État ne se faisaient pas encore en avion. Cela resta le cas dans l'entre-deux-guerres. La gare est aussi équipée d'un "Salon Royal" discret, destiné aux délégations étrangères..

L'entrée principale donnant sur le carrefour de l'Europe, par où passe le boulevard construit au-dessus du tunnel ferroviaire, se situe dans une façade en coin avec neuf hautes verrières symbolisant les provinces belges (elles n'étaient que neuf à l'époque). La gare est inaugurée le . et la seule visite officielle qu'elle accueillit fut celle de la reine des Pays-Bas. Par contre, l'évolution urbanistique de Bruxelles a amené au centre de la ville une foule grandissante de navetteurs qui viennent travailler dans les bureaux et les magasins passant, chaque matin et chaque soir, par la gare centrale.

Transformations vignette|Fresque, à l'intérieur. Une augmentation de la capacité d'accueil de la gare était devenue nécessaire dès les années 1980. Déjà en 1975, elle fut connectée par un vaste couloir souterrain au principal axe du métro bruxellois (les lignes 1 et 5). Entre 2005 et 2009 se déroule une importante rénovation, entreprise par le bureau d'architecture par Francis Metzger et le bureau Ma², pour adapter la gare aux exigences nouvelles pour un total de près de 22 millions d'euros. Ces travaux ont porté sur la restauration des façades, la réhabilitation de la salle des guichets, ainsi que le réaménagement de l'entresol et des quais. En complément de ces interventions, une nouvelle galerie a été créée, mettant en valeur la sortie vers la Madeleine et offrant un nouvel accès à la gare permettant de rejoindre directement mont des Arts où se trouvent le Palais des Congrès de Bruxelles et le Palais des beaux-arts.

Le projet conçu par Ma² a pris en compte les enjeux de sécurité - avec l'escalier monumental comme point focal - ainsi que les problématiques de circulation, notamment l'accès et l'élargissement des quais. Une grande allée centrale a été aménagée au pied des escaliers principaux, facilitant l'accès à l'ensemble des quais. Les commerces disposent alors désormais d'espaces dédiés. Le couloir se termine par un apport en lumière naturelle provenant de la verrière, située à proximité de la sortie Madeleine.

Grâce à ce réaménagement, plusieurs objectifs ont été atteints : l'amélioration de l'accueil des voyageurs, la valorisation et la rentabilisation des espaces, la fluidification de la circulation, le renforcement de la sécurité et la meilleure intégration de la gare dans son environnement urbain.

À proximité de la gare centrale se trouve la Bibliothèque royale de Belgique et les importants musées royaux des beaux-arts de Belgique ainsi que le musée Magritte et le Musée des instruments de musique, qui complètent ce Mont des Arts pour constituer une véritable cité de la culture. Cette situation favorise les visiteurs belges et internationaux désireux de connaître les institutions culturelles belges en venant à Bruxelles par le train. Ainsi, outre le rôle primordial que la gare joue dans la vie économique belge et bruxelloise, elle en exerce un autre de nature culturelle et touristique, en y ajoutant l'attraction du quartier gourmand de la Grand-Place qui est proche. Pour répondre à cette évolution, d'importants et délicats remaniements ont affecté le gros œuvre de la gare pour permettre l'installation d'ascenseurs et d'escaliers roulants supplémentaires. Enfin, les quais souterrains sont allongés pour être adaptés à l'évolution des convois, d'autant plus que grâce à la jonction, les Eurostar, de même que les convois InterCity, peuvent traverser Bruxelles pour relier celle-ci aux villes de province et aux capitales étrangères sans rupture de charge. On voit que la gare centrale offre un accès court au centre-ville et au réseau de métro, ramenant au minimum la communication directe avec les quartiers d'affaires et de tourisme, et cela tout en assurant un rôle dans le trafic international.

Couloir du métro de la Gare Centrale vignette|Vue intérieure de la Gare centrale. À la suite d'un concours organisé par Beliris en 2008, l’architecte Francis Metzger (Ma²) s'est vu confier la restructuration du couloir de reliant la gare centrale au métro. Considéré dans les années 2010 comme un espace délaissé, le couloir présentait néanmoins deux éléments dignes de préservation : les appareils d'éclairage conçus par Brunfaut et le sol en mosaïque.

Le sol en carrelage mosaïque a été nettoyé en profondeur et la signalisation a été optimisée. Deux anciens accès ont été fermés afin de permettre une nouvelle affectation des lieux. Le réaménagement du passage souterrain a permis de renforcer la luminosité, grâce à la rénovation des luminaires et à la restauration du revêtement de sol.

Pour transformer l'ambiance autrefois sombre du couloir, une fresque photographique a été installée sur les murs. Réalisée par Daniel Deltour et Bernard Baines, cette fresque, conçue sur tôle émaillée, représente des vues de Bruxelles. L'objectif était de créer une introduction artistique à la ville, à la manière d'une bande annonce visuelle pour les voyageurs arrivant dans la capitale.

Histoire récente vignette|Verrière pensée et dessinée par Francis Metzger, apportant de la luminosité, sortie « Madeleine ». Le , une tentative d'attentat, qui échoue, a lieu dans la gare. L'auteur est par la suite abattu par l'un des soldats. du bataillon médian de chasseurs ardennais, qui y patrouillaient à ce moment..

Entre 2018 et 2019, le tunnel de la jonction Nord-Midi est rénové afin d'améliorer la ventilation et le désenfumage en cas d'incendie.. Le souterrain de six voies, séparées par les piliers soutenant la voûte, est transformé en un souterrain à trois pertuis séparés par des murs munis à intervalles réguliers de portes coupe-feu (opération réalisée en murant les ouvertures entre les piliers). Les extrémités des quais de la gare de Bruxelles-Central sont également concernées.

Comptage voyageurs Ce graphique et tableau montre le nombre de voyageurs embarquant en moyenne durant la semaine, le samedi et le dimanche..

Nombre de voyageurs qui embarquent à la gare de Bruxelles-Central Semaine Samedi Dimanche 1998 63 081 17 667 17 240 1999 56 096 16 641 16 246 2000 59 458 16 869 14 214 2001 80 782 30 164 28 525 2002 62 761 19 993 19 582 2003 61 379 20 437 20 158 2004 65 724 21 805 19 678 2005 66 993 23 509 23 647 2006 72 194 23 141 23 023 2007 74 640 23 487 23 387 2008 - - - 2009 72 772 26 073 22 274 2010 - - - 2011 - - - 2012 52 628 16 604 17 546 2013 53 542 17 275 17 565 2014 61 234 18 686 19 253 2015 61 099 18 923 19 143 2016 61 191 19 084 19 732 2017 59 258 20 867 19 170 2018 60 899 23 739 23 107 2019 60 706 23 336 22 027 2020 28 212 13 407 12 417 2021 - - - 2022 49 476 24 143 20 618 2023 58 877 26 916 24 764 2024 58 330 26 296 24 183

Service des voyageurs

Accueil Gare SNCB, elle dispose d'un bâtiment voyageurs, avec guichets, ouvert tous les jours. Elle est équipée d'automates pour l'achat de titres de transport. Des aménagements, équipements et services sont à la disposition des personnes à mobilité réduite..

Les trains sont annoncés de manière automatique (affichage numérique et annonces vocales), par le .

Desserte Bruxelles-Central est desservie par les nombreux trains qui circulent sur la ligne entre les gares de Bruxelles-Midi et Bruxelles-Nord.

Intermodalité Desserte pédestre Desserte du plein centre ville pour les navetteurs bruxellois, elle permet également aux visiteurs un accès à pied à des monuments et sites remarquables, notamment : la Grand-Place et l'Îlot Sacré, le Palais Royal, le Palais des Académies, le Parlement, le Parc de Bruxelles et la Place Royale, les deux Sablons, l'église Notre-Dame des Victoires, le Palais de Justice, la cathédrale Saint-Michel et Gudule, les Musées royaux des beaux-arts de Belgique, le Musée Magritte, le Musée des instruments de musique, le Mont des Arts, le Palais des Congrès, la Bibliothèque Royale, le Palais des Beaux-Arts, le Musée du cinéma, les bouquinistes de la galerie Bortier, le Centre belge de la bande dessinée, les Galeries royales Saint-Hubert, le Palais de la Bourse et les boulevards du centre avec leur ambiance du , et l'ancien quartier du port avec son marché Sainte-Catherine et son marché aux poissons.

Transports en commun : métro, bus et tram vignette|Violoniste dans le couloir qui relie la station de train à celle de métro Un long passage relie la gare ferroviaire à la station « Gare Centrale » du métro de Bruxelles, située plus au nord. Celle-ci est desservie par les rames de la ligne 1 et de la ligne 5.