L'École nationale supérieure des mines de ParisDécret du 8 octobre 1991 relatif à l'École nationale supérieure des mines de Paris (Mines ParisTech), sur le site de Legifrance., aussi connue sous les noms d'École des mines de Paris ou simplement « les Mines », appelée également Mines ParisTech en 2008, puis Mines Paris - PSL, à partir de 2020, est l'une des françaises accréditées au à délivrer un diplôme d'ingénieur.. Elle fait partie de l'université PSL en tant qu'établissement-composanteDécret du 5 novembre 2019 portant création de l'Université Paris sciences et lettres (Université PSL) et approbation de ses statuts. Elle est située au 60 boulevard Saint-Michel à Paris.

C'est historiquement la première école des mines française.

Fondée le sur ordonnance du roi Louis XVI, dans le but de former des « directeurs intelligents » pour les mines du royaume de France., c'est l’une des plus anciennes et sélectives. écoles d'ingénieurs françaises. Elle est aujourd'hui un établissement sous tutelle du ministère chargé de l'Économie. Cette particularité lui donne une place et une mission spécifiques dans le paysage des établissements d'enseignement supérieur français. Ses élèves et ancien(ne)s élèves sont par tradition appelés « Mineurs » et « Mineuses ».

Présentation générale Statut et vocation L’École des mines de Paris est un établissement public (statut d’établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel sous tutelle du ministère de l'Industrie - de l'Économie et des Finances) dont la vocation est de former des ingénieurs de premier plan destinés au secteur industriel, notamment dans les domaines de l'énergie et des matières premières, et des hauts fonctionnaires. L’établissement est membre de la conférence des grandes écoles, du réseau ParisTech, et depuis , de l'université de recherche Paris Sciences et Lettres, dont il est devenu membre fondateur en .. Il est également partenaire de l'Institut Mines-Télécom.

Histoire alt=Plaque rappelant la présence de l'École des Mines à Peisey-Nancroix|vignette|redresse|Plaque rappelant l'École des Mines à Peisey-Nancroix. thumb|left|Les cours au .

thumb|L'hôtel de Vendôme () devenu site de l'École des mines en vertu d'une ordonnance de 1816. À l’époque de sa fondation, l’exploitation des mines était à la fois une industrie d'excellence et un secteur stratégique, où se retrouvaient toutes sortes de problèmes allant de la géophysique au génie des procédés en passant par la sécurité minière, la gestion économique des ressources et la stratégie géopolitique. Les ingénieurs des mines étaient alors formés pour les résoudre. Les compétences développées par l’école sont donc dès l’origine diverses, et l’école a évolué au cours du temps pour devenir une école dite « généraliste ».

Un arrêt du conseil du roi du , crée la première école des mines, établie à l'hôtel des Monnaies de Paris. Disparue en 1791 dans la tourmente révolutionnaire, puis reconstituée par un arrêté du Comité de salut public le 13 messidor an II (1794)Chapitre III de la Notice historique de l'École des mines de Paris par Louis Aguillon, elle fut transportée à Peisey-Nancroix en Savoie, à ce moment française, après l'arrêté des consuls du 23 pluviôse an X (1802)Chapitre V de la Notice historique de l'École des mines de Paris par Louis Aguillon. L'école prend le nom d’École pratique des Mines du Mont-Blanc... L'administration de l’école est installée dans les locaux de l'ancien grand séminaire de MoûtiersArrêté consulaire du 27 nivôse an XI (17 janvier 1803). Les élèves-ingénieurs, qui portent un uniforme, sont rémunérés durant leur scolarité. Les promotions annuelles comportent une demi douzaine d'élèves. La formation est à la fois théorique et pratique, sur le site de la mine de Peisey, mais aussi dans toute la région au moyen de « courses géologiques ». et de « voyages métallurgiques ». Un examen sanctionne la fin de la scolarité, avec la rédaction d'un mémoire. Les lauréats sont nommés dans un grade d'aspirant puis d'ingénieur pour être affectés dans un département de l'Empire. Durant ses douze années de fonctionnement, l'école a formé entre . L'invasion sarde de 1814 interrompt le fonctionnement de l'école.

Après les événements de 1814, avec le même personnel, l'école est définitivement reconstituée à Paris, par l'ordonnance du , et établie à l'hôtel de Vendôme, rue d'Enfer (actuel boulevard Saint-Michel), en bordure du jardin du Luxembourg, emplacement qu'elle occupe encore aujourd'huiChapitre VI de la Notice Historique de l'École des mines de Paris par Louis Aguillon.

Le site principal de l’école est 60 boulevard Saint-Michel à Paris. En 1967 l'école s'est étendue à Fontainebleau, et à Évry, puis en 1976 dans le parc technologique de Sophia Antipolis..

En 1946, la Fondation Mines Paris voit le jour afin d'appuyer l’École des Mines à soutenir son développement.

Formations L'École délivre des diplômes d'ingénieurs et des masters (niveau bac +5), des mastères spécialisés (niveau bac +6), et prépare des doctorats (niveau bac +8) délivrés par l'université Paris Sciences et Lettres.

L'école accueille et participe aussi à une partie des cours du cycle pluridisciplinaire d'études supérieures (CPES) de l'université Paris Sciences et Lettres depuis 2013.

Ingénieurs civils

L'école forme des ingénieurs généralistes de très haut niveau appelés à occuper des fonctions de responsabilité dans des domaines multiples, comme la production industrielle, la recherche et le développement, la gestion, et autres branches d'activités très diversifiées. L'enseignement correspond à cet impératif de polyvalence et se traduit par quelques objectifs principaux : assurer une solide culture scientifique commune dans les disciplines fondamentales, permettre aux élèves d'approfondir un domaine de leur choix, donner une place primordiale à l'observation et à l'application, développer l'esprit d'entreprise.

Pour cela, le cursus associe à l'enseignement des périodes importantes de stages, fait appel au potentiel scientifique des centres de recherche, fournit aux étudiants un encadrement pédagogique individualisé, et associe le plus souvent possible les acteurs de la vie économique.

Ce cycle accueille environ sur de formations.

L’admission des étudiants se fait par concours après les classes préparatoires aux grandes écoles. La voie d’accès principale est le concours commun Mines-Ponts (filière de classes préparatoires MP, MPI, PSI, PC, PT, TSI). Il est aussi possible d’intégrer le cursus d’ingénieur civil par la classe préparatoire BCPST, via une filière universitaire scientifique ou encore après une CPES scientifique au lycée Henri IV. Quelques universitaires ainsi qu'un contingent important d'élèves étrangers intègrent aussi le cycle en deuxième année. Enfin, une quarantaine de polytechniciens, normaliens et élèves-ingénieurs de l’ESPCI Paris rejoignent l'école en troisième année.

L'école Mines de Paris est souvent comparée aux écoles Polytechnique et Centrale-Supélec. Elle se positionne comme la première école civile d’ingénieurs en France.

Options L'école propose 16 options au choix : Mathématiques et mathématiques appliquées Mareva (automatique, robotique, vision et morphologie mathématique) Géostatistiques et probabilités appliquées Management des systèmes d'information Sciences de la matière Biotechnologies Énergie et procédés Génie atomique Géosciences Machines et énergie Sciences et génie des matériaux Sol et sous-sol Sciences économiques et sociales Affaires publiques et innovation Économie industrielle Gestion scientifique Ingénierie de la conception Innovation et entrepreneuriat Système de production et logistique

Ingénieur du corps des mines L’École des Mines de Paris est également chargée de former les fonctionnaires du corps des mines. Les promotions comptent une vingtaine d’élèves, parmi les mieux classés de l’École polytechnique, de l’École normale supérieure, du cycle ingénieur civil de Mines Paris et de Télécom Paris.

La formation dure trois ans et comprend des stages..

En 2009, le Corps des télécommunications a fusionné avec le Corps des mines.

Ingénieur en spécialité énergétique L'école propose une formation ingénieur en énergétique (ISUPFERE) : par la voie de la formation continue ; et de l’apprentissage.

Elle est ouverte en formation continue à des techniciens supérieurs issus des filières BTS/DUT ayant une expérience professionnelle de trois ans minimum et en apprentissage à des jeunes de moins de 26 ans, titulaires d’un diplôme Bac + 2.

Cette formation, en partenariat avec le Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) et l'Université Paris-Cité, est organisée sur trois ans en alternance entre l’école et l'entreprise..

Mastères spécialisés L'établissement propose un ensemble de ., dans cinq domaines. Sciences de la terre et de l'environnement. : MS_IGE : Ingénierie et gestion de l'environnement MS_ENVIM : International Environmental Management MS_CESECO : Analyse technique et économique d'opérations minières MS_CFSG : Géostatistique Énergétique et procédés : MS_ALEF : International Energy Management MS_EnR : Énergies renouvelables MS_GAZ : Ingénierie et gestion du gaz MS_IVE : Ingénierie des véhicules électriques MS_OSE : Optimisation des systèmes énergétiques Mécanique et matériaux : MS_MaPMod : Materials, Processing and Modeling MS_DMS : Design des matériaux et des structures Mathématiques et systèmes : MS_IRVE : avec HEC Manager de projets en infrastructure de recharges en véhicules électriques MS_MISL : Management Industriel et systèmes logistiques MS_OSE : Optimisation des systèmes énergétiques MS_AIMOVE : Artificial Intelligence and Movement Économie, Management et Société : MS_MISL : Management industriel et systèmes logistiques MS_ERC : Expert en prévention des Risques et gestion des Crises dans l'industrie MS_MILEO : Management industriel et excellence opérationnelleMécanique et matériaux MS_MSIT : Management stratégique de l'information et des technologies

Les diplômes de Mastère spécialisé sont accrédités par la Conférence des grandes écoles.

Diplômes de master L’école, en collaboration avec des universités de la région parisienne, délivre des diplômes de master..

Au sein des masters nationaux, qui constituent des initiations à la recherche, les enseignants-chercheurs de Mines Paris interviennent dans différentes universités. Dans certains cas, Mines Paris est coorganisateur (cohabilité) dans ces masters nationaux : Mn_NE : Nuclear energy Mn_BME Paris : Biomedical engineering Mn_P3M : Physique des matériaux, mécanique et modélisation numérique Mn_OIV : Optique, image et vision Mn_EDDEE : Économie du développement durable, de l'environnement et de l'énergie Mn_GDO : Gestion et dynamique des organisations Mn_MODO : Modélisation, optimisation, décision, organisation Mn_MOPP : Management des organisations et des politiques publiques Mn_MTI : Management de la technologie et de l'innovation Mn_SES (IOES) : Sciences économiques et sociales, master de recherche co-habilité par l'EHESS et Paris-Dauphine. Par ailleurs, elle est partie prenante dans 6 masters destinés à des étudiants internationaux de niveau M2 ou équivalent et professionnalisants : Mi_CARE : Énergies propres et renouvelables Mi_GTESD : Gestion et traitement des eaux, des sols et des déchets Mi_MVE : Mobilité et véhicules électriques Mi_REST : Renewable Energy Science & Technology Mi_SE : Stratégies énergétiques Mi_TRADD : Transport et développement durable

Doctorat Coaccréditée dans cinq écoles doctorales, Mines Paris est habilitée à préparer des étudiants au diplôme de docteur. dans 18 spécialités doctorales (rentrée 2014) et dans 5 domaines d'activités : Sciences de la terre et de l'environnement Dynamique et ressources des bassins sédimentaires Géologie de l'ingénieur Géostatistique Hydrologie et hydréologie quantitative Énergétique et génie des procédés