Le château de la Groirie est un édifice situé sur la commune de Trangé, dans la région historique du Maine (actuel département de la Sarthe), en France.
Historique
Le sieur de La Rivière () Le domaine de la Groirie est constitué au par la famille de La Rivière. Les registres paroissiaux de Trangé mentionnent les séjours réguliers de Léonor de La Rivière dès 1652. Le site comprend alors le corps de logis, une chapelle, une fuie, des communs et des jardins. Le cadran solaire est signalé dès 1652 dans le récit poétique de Jacques Pousset de Montauban.
La famille Sanson de Lorchère () Par héritage, la Groirie revient à Alexandre Paul Louis François de Sanson de Lorchère à partir de 1726. Une expertise réalisée en 1765 décrit précisément l'organisation du domaine : un corps de logis de de long ; une aile regroupant cuisine, salle commune et offices () ; une seconde aile de comprenant orangerie, écuries, laiterie et chambres de service.
La chapelle du est remplacée, dans les , par une chapelle nouvelle correspondant à l’édifice actuel.
Familles de Grandval puis Bayard de La Vingtrie ( - s) Au , la Groirie appartient à la famille de Grandval, puis par héritage à la famille Bayard de La Vingtrie. C’est sous cette lignée que le domaine est inscrit à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques le .
Le cadran solaire, encore décrit dans le parc au , est vendu dans les par la famille Bayard de La Vingtrie. Il est ensuite acquis par le conseil départemental de la Sarthe.
Période contemporaine Le château est vendu en 2006 à la famille Durand, qui engage une politique de sauvegarde et de valorisation du site.
Architecture
Corps de logis Le château présente un plan rectangulaire flanqué de deux pavillons latéraux. L’élévation principale atteint environ sous corniche et 14,66 m au faîtage. Les façades, rythmées par de hautes travées régulières, sont caractéristiques de l’architecture classique du dans la région mancelle.
Aile est : orangerie et écuries Cette longue aile abritait originellement : une orangerie dotée de multiples baies en plein cintre, une petite et une grande écurie, divers locaux de service (serres, laiterie, remises).
Au , l’ensemble est remanié, notamment les ouvertures de l’orangerie.
L’aile est accueille aujourd’hui un lieu évènementiel intégré aux activités de valorisation du monument historique, participant à la conservation et à l’entretien du domaine.
Chapelle La chapelle actuelle, de plan simple, est celle reconstruite au . Elle remplace l’ancienne chapelle fondée au , encore mentionnée dans les inventaires et fondations de messes.
Fuie La fuie (pigeonnier) se dresse dans la cour, selon la forme circulaire traditionnelle, avec ses boulins intérieurs et son couronnement en pierre.
Parc Le parc est remodelé au dans un style paysager à l’anglaise, avec de larges pelouses et des bosquets disposés en masses irrégulières.
Cadran solaire La Groirie possédait un cadran solaire gnomonique, combinant de nombreuses surfaces géométriques. Il a été vendu dans les et ne se trouve plus sur le domaine. Acquis par le conseil général en 2005, il a été installé dans le parc de l'abbaye de l'Épau à Yvré-l'Évêque.
Protection au titre des monuments historiques L’ensemble constitué du château, de la chapelle, de la fuie/pigeonnier, de l’orangerie et des écuries est inscrit au titre des monuments historiques depuis le . Le monument fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le pour les éléments suivants : les communs, l'écurie, la chapelle, le pigeonnier, l'escalier, la salle à manger, le salon, l'élévation, la rampe d'appui, la toiture et le décor intérieur.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Damien Castel, Étude historique et architecturale du château de la Groirie, Cabinet de Fromentières, 2010.
Articles connexes Liste des châteaux de la Sarthe Liste des monuments historiques de la Sarthe
Groirie Groirie Catégorie:Monument historique inscrit en 1974