thumb|right|Boris Vian en 1950, photographie attachée à son permis de conduire international. Archives de la Cohérie Boris Vian

Cette liste rassemble année par année, et dans la même année, tous les genres d'œuvres littéraires, musicales, critiques, journalistiques, radiophoniques, théâtrales ou cinématographiques produites par Boris Vian. Elle est tout naturellement incomplète puisqu'on continue à découvrir des choses ignorées. Elle est en grande partie issue de la liste établie par Noël Arnaud dans la dernière édition de Les Vies parallèles de Boris Vian.

1940 Cent sonnets, recueil de poèmes dont l'écriture se poursuit jusqu'en 1944 Livre d'or de Doublezon (alias Boris Vian)., ouvrage de pseudo bibliophilie rédigé par Vian et Alfredo Jabès, juif d'origine italienne qui va expliquer à Boris la situation de juifs face aux nazis.. En justification du livre, on lit :

1941 - Scénarios thumb|upright=0.6| Philippe Torreton en 2007, alias Jean-Sol Partre en 2013. Les scénarios de films de Boris n'ont jamais trouvé preneur du vivant de l'auteur. En revanche en 2013, ils ont été adaptés en courts métrages par des inconditionnels de Vian dont Philippe Torreton fait partie. Philippe Torreton, qui tient le rôle de Jean-Sol Partre dans L'Écume des jours (film, 2013) de Michel Gondry, a parrainé une série de courts-métragesPhilippe Torreton présente le projet dont le choix a été fait par des internautes en les internautes donnent leur avis.

Les scénarios ont été également publiés en ouvrage de librairie dès 1989 aux éditions Christian Bourgois, puis en collection 10/18 en 1992, puis dans la collection Le Livre de poche en 1998.

En 1941, Boris Vian en a écrit cinq : Rencontres, Le Devin, La photo envoyée, La Semeuse d'amour, La Confession du méchant Monsieur X. (également intitulé Un Homme comme les autres).

D'autres scénarios vont venir alimenter la collection au cours des années. On en retrouve presque chaque année.

1942 - Début de roman et scénarios L'écriture de Trouble dans les andains commence pendant l'hiver 1942-1943, rendu selon la date manuscrite en . Il a été édité après la mort de Boris par Les Éditions de la Jeune Parque en , réédité en 10/18 en 1970, aux éditions André Sauret en 1981, et dans Le Livre de poche en 1997.

Les écrits de Boris, cette année-là, sont surtout des scénarios : Trop sérieux s'abstenir, Le Vélo-taxi, Notre terre ici-bas. Il produit aussi un conte : Conte de fées à l'usage des moyennes personnes, illustré de ses croquis et de dessins de Alfredo Jabès alias Bimbo. Le conte publié dans ObliquesObliques , Boris Vian De A à Z, 1976 en 1976 a été édité en 1997 chez Jean-Jacques Pauvert.

1943 - Manifeste du CO-CU Sur lequel on n'a aucune information, excepté celle donnée par la conférence de Albert Labbouz qui révèle dans la liste des pseudonymes de Boris Vian, que le texte était signé du pseudonyme

1944 - Poèmes, scenario, injures poèmes Un seul major, un sol majeur, recueil de poèmes écrits en l'honneur de son ami très cher Jacques Loustalot, surnommé "le Major", qui se tuera le en passant par une fenêtre lors d'une surprise-partie. On ne sait pas s'il agit d'un accident ou d'un suicide.. Deux de ces poèmes figurent dans Vercoquin et le Plancton, le plus ancien date de 1944, le plus récent de 1945. Tous les textes sont signés Bison Ravi « par le chantre spécial du major . »

Le premier texte de Boris Vian publié dans la presse est un poème paru en 1944 dans Jazz Hot (bulletin), intitulé Référendum en forme de ballade signé Bison Ravi. Il est paru avec Cent sonnets dans Le Livre de poche. scénario Histoire naturelle ou le marché noir ce scenario suit le même cheminement de publication que les précédents et se retrouve en 1998 dans la collection Le Livre de poche. Il s'agit encore d'une publication posthume injures Projet de norme française : gammes d'injures normalisées pour français moyen publié dans le dossier 16 du collège de 'Pataphysique en 1961, dans le livre de poche en 1981, et dont la FSU (Fédérations syndicale unitaire) fournit un fac-similé présenté ainsi Il donne la méthodologie, mais pas une liste d'injures. Il s'agit en fait d'une mystification et d'une classification publiée dans Les Vies parallèles de Boris Vian, faite selon les modèles en usage à L'AFNOR..

1945 - Nouvelles, articles de presse thumb|upright=0.8|A Day at the races, film où Vian a puisé un de ses pseudonymes Martin m'a téléphoné à cinq heures, nouvelle écrite le , publiée en 1970 et 1973 avec douze autres nouvelles dans le recueil Le Loup-garou aux éditions Christian Bourgois. Dernière édition Bourgois : 1993, repris dans le Livre de Poche sous le titre Le Loup-garou et autres nouvelles.

Sous le pseudonyme de Hugo Hachebuisson, adaptation du nom d'un personnage de Groucho Marx le docteur Hugo Z Hackenbush vu dans le film Un jour aux courses, 1937., il signe deux articles de presse. L'un dans le du bimensuel Les amis des Arts du est intitulé Les Pères de Ubu-roi. C'était une réponse à Charles Chassé. Chassé prétendait dans son livre Sous le masque d'Alfred Jarry, les sources d'Ubu-Roi (1922) que Alfred Jarry, - dont Boris était un inconditionnel -, n'était pas le véritable inventeur d'Ubu roi.. Le texte est reproduit dans Le Livre de poche dans un recueil de nouvelles La Belle époque, avec un autre article écrit cette même année : L'Étagère à livre, publié dans le même bimensuel du .

1946 Le jazz, Bison Ravi et Vernon Sullivan

Cette année là commence sous le signe du jazz avec de nombreux articles publiés dans Jazz Hot dont il devient un collaborateur régulier à partir du de mars. Dans le numéro 11 de décembre il publie un entretien un peu fou avec Frank Ténot.. Ses textes sont réunis dans l'ouvrage Écrits sur le jazz préfacé par Claude RameilElbeuf 1930, 31 juillet 2006 Pont-Audemer, Claude Rameil a publié de 1981 à 1982 Autres écrits sur le jazz aux éditions Christian Bourgois. Textes de Boris Vian qu'il avait rencontré dans les caves de Saint-Germain . Dans le de juillet-août, Boris fait un savoureux portrait d'Alix Combelle : Claude Rameil souligne qu'il est nécessaire de rappeler que la collaboration de Boris Vian à Jazz Hot fut toujours entièrement bénévole, qu'elle s'est poursuivi de à sous plusieurs formes : articles, revue de presse, critique de disques, traductions..

Le , Don Redman se produit à la salle Pleyel. Boris publie Opéra, le :

Boris publie aussi des articles sur le jazz dans Combat, notamment dès un article intitulé : « Le français Charles Delaunay est célèbre dans le monde entier pour avoir fait l'inventaire de tous les disques de jazz enregistrés à ce jour .»

J'irai cracher sur vos tombes qui a été terminé la première quinzaine d', paraît aux Éditions du Scorpion le avec des illustrations de Jean Boullet. Boris n'attendait pas la gloire de son roman le plus connu. En discutant avec un homme de lettres - un éditeur ou quelque autre de la catégorie de ceux qui observent ou publient les oeuvres d'écrivains - celui-ci lui demanda, "Pour un tel résultat, il faut un best-seller. Comment faire ?" Boris lui dit simplement, "Un best-seller, on le fabrique." Avec, entre autres circonstances favorables à la vente, l'affaire d'un meurtrier qui laissa à côté de sa victime le roman, ouvert à un passage des plus sinistres, le succès du roman fut assuré et, une des meilleures ventes de la maison d'édition, tandis que Boris avait démontré sa connaissance des rouages commerciaux de la littérature.

En , il écrit : Ce court poème donnera son titre à l'ouvrage de Marc Lapprand V comme Vian (2006).

De nombreux textes ont été remaniés et rédigés cette année là, ils seront mis en vente parfois plusieurs années après. C'est le cas de Vercoquin et le plancton écrit entre 1943 et 1944, remanié en 1945, et qui paraît en . L'ouvrage n'est mis en vente qu'en . Le titre initial était : avec l'épitaphe : .

À partir de 1946, Boris a tenu dans Jazz Hot créé en 1935 par Charles Delaunay, une « revue de la presse » à titre bénévole, jusqu'en , année de sa mort . Il s'était inscrit très dès (1937) au Hot Club de France dont Jazz Hot est la revue .. Il en a donné à de nombreuses revues Ses articles ont été rassemblés en deux volumes par Claude Rameil : Écrits sur le Jazz, paru en 1999 aux éditions Christian Bourgois-Le Livre de poche, réédité en 2006 dans une version complétée et augmentée avec Autres écrits sur le jazz, déjà paru chez Christian Bourgois, 1994.

Parfois les textes ne seront pas publiés du tout du vivant de l'auteur. C'est le cas de Préface aux Lurettes fourrées recueil de nouvelles qui a été ensuite repris dans L'Arrache-cœur, L'Herbe rouge et Les Lurettes fourrées (Jean-Jacques Pauvert). Mais aussi de Éléments d'une biographie de Boris Vian avantageusement connu sous le nom de Bison Ravi, non publié par Gallimard et paru en 1964 en plaquette accompagnant le coffret de disque Boris Vian intégrale, ainsi qu'un Prière d'insérer, non retenu chez Gallimard.. Dans les Chroniques du menteur, la chronique Impression d'Amérique écrite en juin subit le même sort et paraît en 1984 chez Christian Bourgois, de même que : Les Remparts du Sud (nouvelle), Liberté, parodie du poème de Paul Éluard qui paraitra dans les Écrits pornographiques en 1980. La nouvelle Les Fourmis, dédicacée à Sidney Bechet en va rejoindre le recueil intitulé : Les Fourmis

Autres nouvelles publiées dans la presse et réunies dans le recueil Le Ratichon baigneur Cinéclub et fanatisme devenu Divertissement culturels Cinéma et amateurs ou Un métier de chien, Le Premier rôle ou Une grande vedette, Le Ratichon baigneur,

1947 - Vernon Sullivan, Boris Vian, le cinéma, le jazz thumb|right|Billie Holiday, Boris Vian a manifesté son admiration pour elle dans Écrits sur le jazz Après la tempête Vernon Sullivan, voici venir Boris Vian, poète, écrivain, auteur de L'Écume des jours, rédigé de mars à , mis en vente en , réédité une seule fois par Gallimard cette même année, puis par Jean-Jacques Pauvert en 1963, suivi de cinq éditions chez divers éditeurs pour paraître à partir de 1974 chez Christian Bourgois, édition suivie de dix éditions chez divers éditeurs dont Christian Bourgois en 1991. Le texte aboutit finalement au Livre de poche en 1997. Cette même année 1947, Boris Vian publie L'Automne à Pékin aux Éditions du Scorpion, livre réédité trois fois aux Éditions de Minuit puis dans sept rééditions chez divers éditeurs pour aboutir en 1991 dans La Pochothèque.. En 1955, Alain Robbe-Grillet va lui proposer de rééditer l'Automne à Pékin aux Éditions de Minuit, mais Boris se méfie. « Depuis le temps que le sort s'acharne sur lui, il est las, fatigué de la connerie ambiante, de ce succès qui lui échappe depuis toujours », dit Robbe-Grillet..

Cependant Vernon Sullivan écrit cette année-là Les Morts ont tous la même peau « traduit » par Boris Vian avec une nouvelle : Les chiens, le désir, la mort, et suivi d'une postface de Boris Vian. Mis en vente en 1948, réédité aux éditions Bourgois en 1973, il aboutit en 1997 au Livre de poche-Hachette.

L'écrivain « américain » se fait aussi traducteur sous son nom réel. Il traduit Le Grand Horloger (The Big Clock) de Kenneth Fearing, produit un avant-propos à une traduction de Michelle Vian du livre Le Travail, titre original : Let us now praise famous men traduit ensuite par Louons maintenant les grands hommes, cet avant-propos, refusé du vivant de l'auteur, aura une publication posthume dans Chroniques du menteur.

Boris Vian reprend aussi sa plume de scénariste. Il écrit en collaboration avec Michel Arnaud scénariste à ne pas confondre avec le militaire homonyme et Raymond Queneau Zoneilles pour les Films Arquevit, publié par le collège de ’Pataphysique après la mort de l'auteur sous plusieurs formes dont celle-ci : ou celle-ci Le scénario est repris en 1961 dans Rue des ravissantes avec d'autres scénarios. Les scénarios écrits en 1947 comprennent Un mekton ravissant, publié aux Cahiers de l'Oronte (1965)