La Ligue de défense juive (LDJ) est la branche française de la « Jewish Defense League », un mouvement néosioniste d’extrême droite fondé à New York par Meir Kahane, et classé depuis comme organisation terroriste par le gouvernement américain.. Créée en France en 2000, elle se présente comme défenseur de la communauté juive française contre la judéophobie, citant Technikart..

La LDJ est considérée comme extrémiste et violente, en raison de son mode opératoire brutal (cyberharcèlement, menaces de mort, agressions physiques).

Les positions des organisations communautaires juives françaises à l'égard de ce mouvement vont de la condamnation à des positions plus nuancées.

Dirigeants et membres notoires Antony Attal : né en , il est membre du Betar de à . Il rejoint la LDJ en . Il en prend la direction jusqu'en . Il est condamné en à de prison avec sursis pour coups et blessures portés à de l'Association générale des étudiants de Nanterre... Philippe Avichai Wagner, responsable de la LDJ de à .. Joseph Ayache alias « Yossi Ayache » est considéré par la police comme le principal dirigeant de la LDJ en .. Président de la , l'association Solidarité Israël, dont les statuts sont déposés en .. Il était membre du Betar puis a effectué son service militaire au sein de l'armée israélienne. Il aide aussi les proches de Lee Zeitouni dans leur recherche des auteurs de l'accident.. Il est en fuite en Israël depuis sa condamnation.. Jean-Claude Nataf : il se présente en comme un chargé de communication de la Ligue. Il possède de nombreux alias : « Itshak Rayman », « Michaël Carlisle », « Eliahou Tubiana », « le Vieux ». Il est l'un des cadres qui, en , fonde la Ligue avec Pierre Lurçat. Grégory Chelli., alias « Ulcan »., hacktiviste condamné à quatre ans de prison en et toujours poursuivi pour de multiples autres délits et crimes (harcèlements, menaces de mort, attaques de sites, swattings - ayant potentiellement causé la mort d'une personne).. Il n'est plus membre de la LDJ.

Statut légal de l'organisation La constitution de la LDJ en sous le nom de Liberté démocratie et judaïsme, renommée ensuite Ligue de défense juive est attribuée selon des sources de presse à un ancien membre du Betar, Pierre Lurçat qui dément dans un premier temps tout lien avec la LDJCette information a fait l'objet en d'un démenti auprès du journal Le Monde qui avait, parmi d'autres, diffusé l'information. Dans ce démenti, Pierre Lurçat indique : .., avant de reconnaître avoir créé au sein de la LDJ le prix de la désinformation conjointement avec Haim Azses, un cadre de l'Agence juive... Son dernier dirigeant déclaré en est Michaël Carliste.. Le mouvement compterait entre dans les années selon les sources... Quant à l'association déclarée Liberté démocratie et judaïsme, elle s'est autodissoute par déclaration à la préfecture de Paris le Journal Officiel, annonce n° 1385...

Principes et activités vignette|Logo de la LDJ taggé sur un mur du Marais lors du conflit israélo-libanais de . vignette|Membres de la LDJ sur la place de la Nation brandissant un drapeau français et des drapeaux israéliens. Selon Yair Cohen, un des porte-parole de LDJ en elle est .. Selon lui, la LDJ regrouperait . Il affirme qu'en cas de cette organisation pourrait mobiliser plus d'un millier de personnes. Il nie toute relation avec le mouvement Kach et Kahane Chai, interdit en Israël ou la interdite aux États-Unis, expliquant que la LDJ est indépendante et « n'a aucun contact avec ces mouvements » tout en admettant partager le même logo que ces deux organisations. Selon Jacques Leclercq, dans son dictionnaire des Droites conservatrices, nationales et ultras, cet abandon des références à Kach et Kahane Chai a pour but d'éviter le processus de dissolution.

L'association Europe Israël de Jean-Marc Moskowitz dépose les demandes de manifestation de la LDJ à la préfecture de police, la LDJ n'ayant pas d'existence légale.

En , la LDJ relaie un appel à manifester contre une prétendue , lancé par le site web d'extrême droite Riposte laïque, à la suite des actions du mouvement allemand raciste PEGIDA..

Défense de la communauté juive D'après l'émission Complément d'enquête consacrée à l'antisémitisme et diffusée sur le , les membres de la LDJ s'entraînent au combat dans un bâtiment public gardé par la Police nationale., ils suivent des cours de krav-maga, la technique de combat de l'armée israélienne. Selon Jacques Leclerq, ce sont des .

Le : le porte-parole de la LDJ française, Amnon Cohen annonce que l'organisation recrute lors des marches de manifestations palestiniennes prévues entre les et ...

Durant les manifestations qui ont dégénéré à Paris et à Sarcelles, en ., des membres de la LDJ et du Service de protection de la communauté juive se félicitent d'avoir protégé deux synagogues contre des manifestants pro-Hamas. On fait état aussi d'affrontements : certains membres de la LDJ, armés de divers objets, s'en prennent à des manifestants pro-palestiniens : dont certains sont tout aussi belliqueux.

Selon , plus de ont été attribuées au mouvement depuis sa création en . Politis évoque quelques-unes de ces affaires, dont certaines n'auraient jamais fait l'objet de poursuites, et fait part de , ressentie par une des victimes, dont jouirait le noyau du groupe..

Actions violentes Le nom de la LDJ est cité à propos d'actes violents recensés par diverses sources (associations, sources policières, journalistes et autres témoins), parfois une revendication ou une identification formelle de la LDJ est faite, parfois elle est alléguée, parfois la LDJ nie son implication.

Le , M6 diffuse un reportage. montrant certaines activités des membres de l'organisation ; collages d'affiches, graffitis, stand militant rue des Rosiers, expédition violente contre des agresseurs d'un jeune juif. Un habitant du Marais exprime son hostilité à la LDJ, et un rabbin son désaccord avec les affiches collées par la LDJ, menaçant de mort Youssouf Fofana, le chef du « gang des barbares », qui ont enlevé, séquestré et torturé à mort Ilan Halimi dans la région parisienne en , du fait de son appartenance à la communauté juive.

Agressions contre des personnes En , des membres de la LDJ s'en prennent au pacifiste franco-israélien Ofer Bronchtein, président du Forum international pour la paix et détenteur d'un passeport diplomatique palestinien, agressé dès son arrivée pour l'empêcher d'entrer à un congrès des Amis français d'Israël auquel il était invité...

En , deux Maghrébins sont agressés par une quinzaine de membres de la LDJ, une agression à caractère raciste selon le journal Le Monde. En , le procès est toujours en attente, du fait notamment que certains suspects n'ont pas répondu à leur convocation pour leur mise en examen, et sont soupçonnés d'avoir refait leur vie en Israël..

D'autres agressions sont imputées à la LDJ par les victimes, voire des témoins : En , plusieurs témoignages rapportent que des jeunes vêtus du T-shirt jaune de la LDJ ont poursuivi et frappé des personnes d'origine maghrébine en marge d'une manifestation du CRIF, sur la place de la Bastille et dans les rues voisines.. En , des menaces sont proférées à l'intérieur de locaux de la Justice, à l'occasion de procès où est mis en cause le webmaster d'un .. En , Mouloud Aounit, président du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP), affirme avoir été . Il met en cause ... Selon Politis qui met en cause la LDJ, en , Olivia Zémor, présidente de CAPJPO-EuroPalestine est aspergée de peinture à l'huile rouge alors qu'elle est assise à la terrasse d'un café. En , des membres de l'Association générale des étudiants de Nanterre sont agressés au Tribunal administratif de Paris par une quinzaine de personnes. Anthony Attal, un des responsables de la LDJ, est condamné en à dix mois de sursis.. En , Houria Bouteldja est agressée de la même façon à Paris ; elle accuse la LDJ, qui a mis en ligne la vidéo de l'agression et sera condamnée.. En , la LDJ s'en prend également par deux fois au militant juif antisioniste Jacob Cohen, le et le . La LDJ et Ulcan s'en prennent aussi à Kamelancien pour ses positions pro-palestiniennes. Le rappeur reçoit des menaces de mort et des intimidations.. En , trois membres de la LDJ sont condamnés pour une agression au couteau contre un jeune juif de qu'ils avaient pris pour gitan.. En , le géopolitologue Pascal Boniface est menacé par un membre de la LDJ.. Le , des militants de la LDJ agressent David Perrotin, journaliste de BuzzFeed, devant les locaux de l'AFP... Le , cinq militants actifs de la Ligue de défense juive se rendent au domicile d'un suspect du meurtre de Mireille Knoll et menacent de . Contrôlés par la police, quatre de ces cinq militants s'avèrent être des fichés S..

Manifestations violentes La LDJ est mise en cause dans des distributions de tracts ou manifestations à l'issue desquelles des personnes sont blessées, la quasi-totalité du temps sans que sa responsabilité ait été effectivement démontrée.

En 2002, en marge d'une manifestation organisée par le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), plusieurs centaines de militants du Bétar et de la LDJ, en marge de la manifestation, provoquent de violents incidents durant lesquels plusieurs personnes (dont un commissaire de police) sont blessées.. Les deux mouvements nient toute responsabilité dans ces violences ; pour la LDJ, les incidents sont ..

En , des lycéens de Janson-de-Sailly sont agressés lors d'une distribution de tracts de l'organisation par des militants. ; l'organisation nie toute implication dans cette agression.. En , une librairie pro-palestinienne est saccagée ; les casseurs, tous proches de la LDJ, sont arrêtés quelques jours après l'incident et condamnés.. En , une vingtaine de membres de la LDJ interrompent violemment une conférence donnée par l'association France-Palestine Solidarité à la mairie du de Paris ; sept de ses membres sont interpellés par la police..

En , à la suite de l'enlèvement de trois adolescents israéliens en Cisjordanie, la LDJ et le Bétar organisent une manifestation de soutien à Paris ; la marche donne rapidement lieu à des accrochages avec les forces de l'ordre, les manifestants tentant de prendre d'assaut les locaux de la mission palestinienne, ou agressant les passants tout en leur lançant des injures racistes..

Le , la LDJ est impliquée dans les incidents qui opposent des participants d'une manifestation en soutien à la population de Gaza à des militants de la Ligue venus provoquer les manifestants... Le ministère de l'Intérieur déclare surveiller de près cette organisation et son ministre Bernard Cazeneuve condamne des commis par des membres de cette Ligue..

Le , lors de la marche blanche organisée en hommage à Mireille Knoll, la Ligue de défense juive, menée par son leader Jean-Claude Nataf (alias Eliahou), proche à la fois du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) et de l'extrême droite, provoque volontairement des violences dans cette manifestation de solidarité et de lutte contre l'antisémitisme, obligeant Jean-Luc Mélenchon à être exfiltré de la manifestation... Le même jour, le groupuscule protège par ailleurs Marine Le Pen et Gilbert Collard, moleste des journalistes et jette à terre le rabbin Gabriel Farhi..

Le de la marche contre l'antisémitisme la LDJ assure le service d'ordre du Rassemblement national. Un jeune homme passant en vélo à côté d'une manifestation contre l'antisémitisme criant un slogan contre Marine Le Pen est agressé par des militants de la LDJ. Il est lynché au sol aux cris de . Ils agressent également des membres du collectif Golem, un groupe juif de gauche..

Prises de positions La mise en cause des médias