Dans le journalisme, l’enveloppe brune, ou enveloppe kraft, désigne un type de corruption qui consiste à verser de l’argent liquide à un journaliste dans le but d’orienter sa couverture médiatique.

Origine L’origine du terme anglais « » est incertaine, mais elle vient probablement d’Afrique de l'Ouest. Le terme fait référence au fait que l’argent est souvent donné aux journalistes dans des enveloppes brunes.

Les pays africains anglophones utilisent aussi les euphémismes « journalisme d’extra » (« »), « graisser la patte » (« »), « journalisme de cocktail » (« »). En Tanzanie, la « prime d’assoiement » (« ») désigne la prime versé par les organisateurs d’évènements pour inciter les journalistes à venir et à rester jusqu’à la fin. En Éthiopie, la « taxe sainte » (« ») désigne la pratique équivalente quand l’Église orthodoxe est impliquée.

Pratiques Éthiopie En Éthiopie, les journalistes de la chaîne de télévision EBC, détenue par le gouvernement, acceptent les enveloppes brunes pour compenser leurs faibles salaires.

Nigeria Au Nigeria, les « enveloppes brunes » sont courantes et acceptées.. La pratique est tellement répandue que les journalistes qui les refusent sont vus comme exclus ou moralisateurs par rapport à leurs collègues. Ce type de corruption touche toutes les formes de publications : blogs, magazines et journaux, ainsi que la radio et la télévision. Il permet aux journalistes de compenser leurs salaires, faibles ou payés en retard.

Rwanda Au Rwanda, la pratique est difficilement évitable à cause des bas salaires, même si des acteurs comme Radio Rwanda augmentent les salaires et punissent le fait d’accepter une « enveloppe brune » d’un licenciement immédiat..

Références

Articles connexes Corruption Papier kraft

Catégorie:Terminologie du journalisme Catégorie:Corruption Catégorie:Enveloppe