vignette|Anna Chennault et son mari. Anna Chennault, née sous le nom de Chen Xiangmei (陳香梅) le et morte le , est une femme politique du Parti républicain américain. Elle est l'épouse du général américain Claire Lee Chennault.
Histoire Née à Pékin, Chen Xiangmei est diplômée d'un baccalauréat universitaire ès lettres de l' en 1944. Elle devient correspondante de guerre pour l'agence de presse centrale de 1944 à 1948 et écrit pour le journal Hsin Ming de Shanghai de 1944 à 1949. Elle est la sœur cadette de Cynthia Chan, infirmière pour l'armée américaine dans le groupe de Claire Chennault à Kunming. Alors qu'elle rend visite à sa sœur, elle rencontre Claire Chennault, de 30 ans son aînéRebecca Chan Chung, Deborah Chung and Cecilia Ng Wong, "Piloted to Serve", 2012, et ils se marient en 1947.
Après la mort de son mari, Anna Chennault travaille pour le Civil Air Transport à Taipei, Taïwan (de 1946 à 1957) et est vice-présidente des affaires internationales de la compagnie des Tigres volants que son mari avait fondé, et présidente de TAC International (à partir de 1976). Elle est occasionnellement correspondante pour l'agence de presse centrale (à partir de 1965) et correspondante aux États-Unis pour le journal Hsin Shen (à partir de 1958). Elle diffuse Voice of America de 1963 à 1966.
Aux États-Unis, elle reçoit une nomination du président Richard Nixon au comité des conseillers présidentiels pour le John F. Kennedy Center for the Performing Arts et le comité national américain pour l'UNESCO (à partir de 1970). Elle est présidente du secours des réfugiés chinois de 1962 à 1970 et sert comme présidente de la fondation du général Claire Chennault après 1960Franklin Ng, "Anna Chen Chennault," Distinguished Asian Americans: A Biographical Dictionary, Hyung-chan Kim, ed., Greenwood Publishing Group, Westport, CT, 1999, .
Chennault est membre du comité national du district de Columbia du Parti républicain (à partir de 1960) et dirige l'assemblée national républicaine des Asiatiques. Elle est assistée par de nombreux sino-américains pour se former en politique.
Accords de paix de Paris Dans le livre Nixon, A Life de Jonathan Aitken, Patrick Hillings, ancien membre du congrès ayant accompagné le voyage du candidat à Taipei en 1967, note que Nixon aurait déclaré après une rencontre avec Mrs. Chennault : « Éloignez-la de moi, Hillings, c'est un moulin à paroles. »
Selon les dossiers secrets du président Lyndon B. Johnson sur les officiels du Viêt Nam du Sud et ses adversaires politiques, Anna Chennault aurait joué un rôle crucial dans la campagne de Nixon visant à préserver l'indépendance de ses alliés du Sud. Elle aurait arrangé les contacts avec l'ambassadeur sud-vietnamien Bùi Diễm, que Nixon rencontre en secret en à New York. Il est possible que ce soit du fait de l'intercession de Chennault que les Républicains aient conseillé à Saigon de refuser de participer aux négociations, en promettant un meilleur marché une fois élu. Les rapports du FBI montrent que Chennault a téléphoné à Bùi Diễm le en déclarant « Tenez-bon, nous allons gagner ». Avant les élections, le président Johnson « soupçonna Richard Nixon de sabotage politique qu'il estime être de la trahison ».
Du fait que Nixon gagna la présidentielle, personne ne fut jugé pour cette violation à la loi Logan. , alors vice-directeur du FBI, mentionne dans son livre Hoover's FBI que son agence était capable de connecter un simple appel téléphonique venant du candidat à la vice-présidence d'alors, Spiro Agnew, à Anna Chennault, .
Dans le livre d'éducation d'Anna, le général Chennault lui dit « Nous, pilotes, devons faire les tâches les plus éprouvantes mais vous prenez le gâteau ». Elle déclare que les derniers contacts avec l'équipe de Nixon furent effectués par téléphone à John Newton Mitchell, via des numéros personnels qui changeaient chaque jour, comme c'était son habitude. Une semaine après l'élection de Nixon et la réconciliation avec Johnson lors d'une déclaration commune annonçant la politique au Viet Nam, Mitchell demanda à Chennault d'intercéder de nouveau, cette fois pour convaincre Saigon de rejoindre les négociations. Elle refusa. Selon son récit, Nixon l'aurait personnellement remerciée en 1969, , et répondit : « Oui, j'apprécie cela. Je sais que vous êtes un bon soldat ».
Elle meurt le chez elle à Washington à la suite de complications d'un accident vasculaire cérébral.
Distinctions (1966) Récompense de l'association de la Chine libre (1966) Récompense de l'alliance sino-américaine (1971)
Livres Catherine Forslund, Anna Chennault: Informal Diplomacy and Asian Relations (2002) Hyung-chan Kim, chief editor, Distinguished Asian Americans, A Biographical Dictionary, Greenwood Press (1999), .
Bibliographie Anna Chennault est l'auteure de plusieurs livres : . . . The Education of Anna (1980) Song of Yesterday (1961) in Chinese M.E.E. (1963) in Chinese My Two Worlds (1965) in Chinese The Other Half (1966) in Chinese Letters from the U.S.A. (1967) Journey among Friends and Strangers (1978, Chinese edition)
Liens externes
“The Trials of Henry Kissinger” documentaire de Eugene Jarecki (vidéo, 1 h 19). Interview d'Anna Chennault sélectionnée en séquence sur le sabotage de la campagne de Nixon sur les accords de paix de Paris : début 15 min 20 s – fin 20 min 10 s. Papers, 1939-2004 (inclusive), 1955-1989 (bulk). Schlesinger Library, Radcliffe Institute, Harvard University.
Notes et références
Catégorie:Naissance en juin 1923 Catégorie:Naissance à Pékin Catégorie:Femme politique américaine Catégorie:Décès à Washington (district de Columbia) Catégorie:Décès à 94 ans Catégorie:Décès en mars 2018 Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière national d'Arlington Catégorie:Mort d'un accident vasculaire cérébral Catégorie:Personnalité américaine née d'un parent chinois