Blonde Cobra est un court métrage expérimental de 1963 réalisé par le cinéaste Ken Jacobs.

Liminaire Ce film underground unique et, à l'époque, très controversé est maintenant « généralement considéré comme un des chefs-d'œuvre du cinéma underground new-yorkais » et est un « témoignage audiovisuel des dons tragi-comiques de l'inimitable Jack Smith »1001 films à voir avant de mourir.

Michele Pierson, David E. James et Paul Arthur écrivent que le film contient des « coups de gueule vertigineux quasi autobiographiques » qui tournent au sadisme.

Le film Quelques séquences Une séquence du film montre Jack SmithJack Smith est un photographe, un cinéaste et muse homosexuelle de l'avant-garde artistique new-yorkaise des années 1960 et 1970. maquillé, portant des robes, jouant avec des poupées et fumant de la marijuana.

Le petit garçon seul Un petit garçon vivant dans une grande maison de dix pièces est cité comme étant « potentiellement répugnant pour de nombreux téléspectateurs » en raison de l'exploration du sadisme envers les enfants et de la sexualité infantile. Dans cet épisode, le narrateur avoue avoir "fait sauter le pénis" d'un garçon de 7 ans avec une allumette.

Let's Call the Whole Thing Off La séquence Let's Call the Whole Thing OffChanson écrite par George et Ira Gershwin pour le film Shall We Dance de 1937. décrit de façon burlesque le film de Robert Siodmak de 1944, Le Signe du cobra (Cobra Woman).

La dernière scène montre Smith poignardant un homme à la poitrine.

Autres éléments Le film contient de nombreux autres éléments qui ont choqué à l'époque de la sortie du film, comme des références à la nécrophilie, l'utilisation du mot "con", la possession d'un gode géant et le portrait de travestis.

Les séquences sont séparées par de longues amorces noires où l'on entend des histoires débitées par Smith de sa voix nasillarde typique, des extraits d'émissions radiophoniques ou des méditations smithiennes, dont parmi les plus mémorables, "Pourquoi me raser quand je ne vois pas une bonne raison de vivre" ou "La vie est un triste métier", citant Greta Garbo et María Montez et, comme histoire, la confession des rêves lesbiens d'une religieuse.

Fiche technique Titre : Blonde Cobra Réalisateur : Ken Jacobs Scénariste : Ken Jacobs Couleur : noir et blanc / couleurs Genre : film expérimental Durée : 33 minutes

Distribution Ken Jacobs Jack Smith : Madame Nescience

Bibliographie Marc Siegel, « Blonde Cobra », in: 1001 films à voir avant de mourir, Omnibus, 2007 (troisième édition) p. 415 Snow, Michael, The Collected Writings of Michael Snow, Wilfrid Laurier Univ. Press, 1994, p. 285   Pierson, Michele ; James, David E. ; Arthur, Paul, Optic Antics: The Cinema of Ken Jacobs, Oxford University Press, 19 April 2011, p. 27   Moon, Michael, A Small Boy and Others: Imitation and Initiation in American Culture from Henry James to Andy Warhol, Duke University Press, January 1998, p. 88   Radner, Hilary ; Luckett, Moya, Swinging Single: Representing Sexuality in the 1960s, University of Minnesota Press, 1999,  p. 69 

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