La est une série de 24 destroyers de classe de la Marine impériale japonaise construite après la Première Guerre mondiale. La classe Fubuki a été appelée le et est vite devenue un standard pour d'autres marines étrangères ; ces destroyers étaient puissamment armés et très rapides. Leur désignation initiale était , et a été sous-divisé en trois classes/types.
Ils sont restés des adversaires redoutables durant la Seconde Guerre mondiale, bien que beaucoup plus anciens que la plupart de leurs adversaires.
Contexte Après la fin de la Première Guerre mondiale, l'État-major de la marine impériale japonaise a émis des exigences quant à la vitesse, le rayon d'action et le développement d'un torpilleur rapide et à longue portée pouvant rivaliser avec des croiseurs légers de marines étrangères. La classe Fubuki fut équivalente aux destroyers de l'US Navy de classe Porter et de classe Somers.
Conception La classe Fubuki inaugure les premières tourelles motorisées. Les supports de lances torpilles triples de (torpille Type 8ème Année puis Torpille Type 93) sont montés entre les cheminées. Pour augmenter le confort et la capacité de combat, même par mauvais temps, le gaillard d'avant a été rehaussé, le pont est agrandi et clos.
Entre 1928 et 1933, trois groupes distincts de constructions sont mis en œuvre créant ainsi trois sous-classes : , Sous-classe Fubuki Dix navires de construction plus simple que les suivants, un télémètre sur la passerelle et de tourelles de Type A ne permettant qu'un relèvement de 40°. , Sous-classe Ayamani Pont plus grand, avec une tour de télémétrie et une salle de contrôle anti-incendie et de tourelles de Type B permettant un relevage de 75° pour les tirs anti-aériens. , Sous-classe Akatsuki Mise en place de tourelles de lancement des torpilles permettant un rechargement immédiat.
Du à leur faible degré de différenciation, et malgré les distinctions de classe au sein de la marine japonaise, ces trois sous-classes sont rarement comme étant des classes séparées par la plupart des historiens. Il est donc courant de voir les navires des classes Ayanami et Akatsuki étant désignés comme simples classes Fubuki.
Au cours de la guerre du Pacifique les navires survivants eurent un renforcement de lutte anti-aérienne. Une tourelle fut retirée pour être remplacée par 14 canons automatiques AT/AA de , le rajout de deux autres mitrailleuses Hotchkiss de et de 18 autres depth charges. Un radar fut aussi installé.
Armement Les destroyers de la classe Fubuki étaient mieux armés que leurs prédécesseurs de la classe Mutsuki : la batterie principale était portée à 6 canons Type 3 de , montés par paire dans 3 tourelles modernes résistantes aux éclats, intempéries et gazFitzsimons, Illustrated Encyclopedia of 20th Century Weapons and Warfare (London: Phoebus, 1977), Volume 10, p.1040. mais non blindées. Les tourelles Type A équipant les 10 premières unités de la classe avaient une hausse possible de , tandis que les suivants reçurent des tourelles de Type B permettant un angle de hausse de pour les tirs antiaériens, caractéristique inédite sur les destroyers à l'époqueFitzsimons, Illustrated Encyclopedia of 20th Century Weapons and Warfare, Volume 10, p.1040. Les canons étaient alimentés par des chargeurs de munitions stockés sous chaque tourelle, assurant ainsi au destroyer une cadence de tir plus élevée que ses contemporains à chargement manuelPeattie & Evans, Kaigun page 221-222.
L'installation de trois lance-torpilles triples fut directement reprise de la classe Mutsuki, où leur efficacité fut largement prouvée. Chaque tube était chargé d'une torpille de de type 8 et une autre était en réserve, donnant au destroyer de cette classe une capacité de 18 torpilles au total. Ces lance-torpilles étaient localisés juste derrière les cheminées au centre du navire.
Service Les navires de la classe Fubuki ont tous combattu pendant la guerre du Pacifique sauf le Miyuki qui coula en 1934 lors d'une collision.
Le Ayamani, endommagea en le au cours de la bataille navale de Guadalcanal avant d'être attaqué par le . Le PT-109 (patrouilleur-torpilleur) de John Fitzgerald Kennedy a été coulé par lAmagiri.
Huit navires ont été coulés par des sous-marins, deux sur des mines et le reste par des raids aériens. Seuls lHibiki et lUshio ont survécu à la guerre. Hibiki a été pris comme prise de guerre par l'Union soviétique et fut utilisé jusqu'en 1953 sous le nom de Verniy.
Les unités Type I:
IndicatifNomChantier navalQuilleLancementServiceFin de carrièrePhotoDD-35Arsenal naval de MaizuruCoulé le lors de la bataille du cap Espérance par le tir groupé de destroyers et croiseurs américains, au nord-ouest de l'ile de Savo, à la position . Rayé des registres de la Marine le .150pxDD-36Chantiers de YokohamaCoulé le par une attaque aérienne durant la bataille de la mer de Bismarck, à au sud-est de Finschhafen, à la position . Rayé des registres de la Marine le .150pxDD-37Arsenal naval de Maizuru Coulé le par une attaque aérienne alors qu'il débarque des troupes sur Bougainville, à la position . Rayé des registres de la Marine le .150pxDD-38Compagnie des docks d'Uraga Sombre le après être rentré en collision avec le destroyer Inazuma, au large de l'ile de Cheju, à la position . Rayé des registres de la Marine le .150pxDD-39Chantiers navals Fujinagata Rendu inmanœuvrable après avoir été torpillé et bombardé le par l'aéronavale américaine, il est finalement achevé par son sister-ship Shirayuki (qui a pris en charge les survivants) , à au nord-ouest de l'ile de Savo, à la position . Rayé des registres de la Marine le .150pxDD-40Arsenal naval de Sasebo Coulé le après avoir été touché par 2 bombes du Dornier Do 24 X-32 du groupe d'aviation navale néerlandaise GVT-7. Il coule avec tout son équipage au large de Miri (royaume de Sarawak), à la position . Rayé des registres de la Marine le .150pxDD-41Chantiers Navals d'Ishikawajima Torpillé le par le sous-marin en mer d'Okhotsk, alors qu'il assure la protection d'un convoi entre Otaru et l'île d'Uruppu. Coule en six minutes, emportant 316 des 365 hommes d'équipage, à à l'ouest-sud-ouest de Paramushiro, à la position . Rayé des registres de la Marine le .150pxDD-42Chantiers navals Fujinagata Torpillé le par le sous-marin , alors qu'il assure la protection d'un convoi entre Kushiro et l'île d'Uruppu. Coule avec la totalité de son équipage, à à l'est de Muroran à la position . Rayé des registres de la Marine le .150pxDD-43Compagnie des docks d'Uraga Torpillé le par le sous-marin , alors qu'il secourait les survivants du Penang Maru, faisant partie d'un convoi entre Surabaya à Ambon. Coule à au sud-est de l'île Wangi-wangi à la position . Rayé des registres de la Marine le .150pxDD-44Arsenal naval de Sasebo Coulé le par une attaque aérienne menée par 80 avions de la Task Force 77.4.2 "Taffy 2" durant la bataille du golfe de Leyte. Coule à au sud-est de Masbate à la position . Rayé des registres de la Marine le .150px
Type II: Ayanami Shikinami Asagiri Yūgiri Amagiri Sagiri Oboro Akebono Sazanami Ushio
Type III:
Akatsuki Inazuma Ikazuchi Hibiki
Voir aussi
Articles connexes Liste des destroyers de la Marine impériale japonaise
Liens externes Classe Fubuki sur site Navypedia Fubuki class class destroyers
IJN FubukiClass Destroyers Destroyers et Torpilleurs sur site combinedfleet.com
Notes et références
Catégorie:Bateau des années 1920 Catégorie:Navire construit au Japon