Le de ligne (en néerlandais : ) était une unité d'infanterie de la force terrestre des forces armées belges.
Historique Le régiment de Mons est créé par un arrêté du régent le à partir de la division d'infanterie (3de afdeeling) de l'armée néerlandaise. Le , il est renommé en de ligne avec, à sa tête, Frédéric de Tabor.
Durant la campagne des 10 jours, du 2 au , il est engagé contre les Néerlandais à Anvers.
Il intervient en 1848, lors de l'affaire des Risquons-tout.
Première Guerre mondiale Lors de la mobilisation, comme tous les régiments de ligne d'active, il est subdivisé pour donner naissance au de ligne. Ensemble, ils forment la mixte de la d'armée. Le régiment est placé au sud de Tirlemont. Il subit son baptême du feu à Grimde où le tente de ralentir l'avancée allemande lors des combats de Hautem-Sainte-Marguerite le . Le jour suivant, le régiment se retire sur Louvain où le major De Bel est tué. Le soir du , il lui reste 2 bataillons qui combattent successivement à Weerde, Sempst, Hofstade, Schiplaeken, Kapelle-op-den-Bos et finalement sur l'Yser. Il est également déployé dans les opérations d'Anvers, entre le et . Il participe à la bataille de l'Yser et défend notamment le coude que forme l'Yser à Tervaete. Le , à la suite de lourdes pertes des deux régiments, il fusionne avec de ligne. En , à Steenstraete, durant la seconde bataille d'Ypres, il relève vaillamment les grenadiers, après la toute première attaque d'envergure aux gaz mortels allemands. Durant les 4 ans du conflit, il défendra notamment les secteurs de Steenstraete et Dixmude sur le front de l'Yser. En , le régiment est à nouveau dédoublé, pour donner naissance aux et de ligne. Durant l'offensive libératoire de 1918, le régiment progresse de la forêt d'Houthulst, à Klerken, Staden, Lichtervelde et Torhout.
L'entre-deux-guerres
Seconde Guerre mondiale Il fait partie de la d'infanterie. Le , le régiment participe à la défense du canal Albert dans le sous-secteur d'Hasselt entre le à sa gauche et le de ligne à sa droite. Le , il reçoit l'ordre de se retirer sur la ligne KW. Le , il occupe le sous-secteur sud derrière la Gette et est intégré au de la ligne de défense. Le soir du , le régiment est envoyé par bus et camions vers le canal de Willebroeck qu'il atteint le 14. Le , le régiment est déployé à Willebroeck et dans les environs. Le vers 20h00, il entre en contact avec des éléments de la d'infanterie allemande. Le du d'infanterie allemand s'approche de l'écluse de Willebroeck mais peut seulement atteindre la rive gauche du canal vers 23h00 qui sera rapidement reprise à la suite d'une contre-attaque de la . Le vers 4h30, le du de ligne se retire des berges après que plusieurs unités allemandes aient franchi le canal. Vers 7h00, l'ennemi réussit à s'infiltrer entre le et de ligne les obligeant à battre en retraite, couvert par l'escadron de cyclistes de la . La division est déplacée sur la rive ouest de l'Escaut via le pont de Tamise et prend position autour de Rupelmonde et Hingene. Le , le régiment est redirigé sur Gand. Les et sont déployés dans la première partie du port le long du canal Gand-Terneuzen. Le est quant à lui mis en réserve le long de la Coupure et le canal d'Eeklo. Le , il renforce ses positions dans Gand. Le , les Allemands approchant de la ville, le nombre de réfugiés croit et un conflit éclate entre le lieutenant-général Coppens commandant la d'infanterie qui veut défendre la ville et le conseil communal qui veut déclarer Gand ville ouverte dans l'espoir d'épargner les civils. Ce même jour, la Conférence d'Ypres décide que les Belges doivent abandonner la ligne Terneuzen-Gand-Audenarde. Le à la mi-journée, le régiment se replie sur la rive ouest de la Lys. Le , le régiment prend position au sud-ouest de Courtrai. Le à 2h00 du matin, les avant-postes tirent sur des éclaireurs allemands du d'infanterie. Après des tirs d'essais vers 11h30, l'artillerie allemande bombarde les positions belges à partir de 14h30, ce à quoi répliquent les artilleries belge et britannique. Quelques minutes après, l'infanterie allemande lance l'assaut sur la Lys et parvient à la franchir vers 15h00. Vers 16h45, le est complètement encerclé et est capturé. La brèche dans défense belge est alors de de large et de de profondeur. Vers 18h00, le de ligne appuyé par l'escadron cycliste est envoyé sur Courtrai pour tenter vainement de combler cette brèche. Le de ligne est alors pratiquement décimé. Les et du de ligne sont également envoyés pour renforcer les lignes belges mais ne peuvent intervenir efficacement à cause du manque de communication. Le , le de ligne qui est encore à Courtrai est attaqué de toutes parts par la allemande et doit se retirer sur Winkel-Saint-Éloi où se sont repliés les restes du de ligne. À la fin de la journée, la d'infanterie prend de nouvelles positions autour de Dadizele et Ledeghem. Le , la bat en retraite vers Boesinge. Le , la se retire dans une zone située entre Houthulst et Staden. Le , les restes de la division sont à proximité de Koekelare lorsque la Belgique capitule. Le régiment est de facto dissout.
Après-guerre En 1946, ses traditions sont reprises par le de la d'infanterie pour devenir le de ligne. Il est renommé rapidement par après en de ligne.
Étendard
Il porte les inscriptions suivantes :
Anvers Grimde Yser Steenstraat Clercken Campagne 1914-1918
Organisation Le régiment est composé comme suit: 1 compagnie de commandement; 1 compagnie médicale 1 peloton d'éclaireurs 3 bataillons divisés en : 3 compagnies de fusiliers 1 compagnie de mitrailleurs 1 bataillon divisé en : 1 compagnie de mitrailleurs () 1 compagnie anti-chars () 1 compagnie de mortier ()
Lien externe Marche du de ligne sur Youtube
Sources Site sur les différents régiment belges entre 1830 et 1914 Site sur l'armée belge en 1940 Louis-Antoine de Bryas
Références
Catégorie:Unité militaire belge Catégorie:Fondation en 1830