Catherine Samba-Panza, née le à Fort-Lamy (aujourd'hui N'Djamena (Tchad)), est une femme d'État centrafricaine, chef de l'État de la République centrafricaine au cours de la période de transition du au .

Biographie Jeunesse entre trois pays Née au Tchad d'un père camerounais et d'une mère centrafricaine, Catherine Samba-Panza grandit à Bangui où son oncle maternel, un diplomate, est son tuteur. De confession chrétienne, elle parle français et arabe« Catherine Samba-Panza, l'espoir de la Centrafrique », lemonde.fr, le 22 janvier 2014.. Elle entame des études de droit en France.

Diplômes et retour en Centrafrique Elle obtient divers diplômes : une licence en sciences de l’information et de la communication, ainsi qu'un diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) en droit des assurances obtenus à l’université Panthéon-Assas (Paris II). Dans les années 1990, elle revient à Bangui pour intégrer la filiale en Centrafrique du groupe Allianz. Avant d'entamer sa carrière politique, elle a fondé et dirigé une société de courtage en assurance.

Une militante des droits des femmes Elle milite au sein de l'association des femmes juristes de Centrafrique (AFJC), association spécialisée dans la lutte contre les mutilations génitales et toutes les autres formes de violence que subissent les femmes centrafricaines. Elle est également formatrice en droits humains au sein du programme Afrique d'Amnesty International, ce qui l'amène à rencontrer de nombreuses organisations non gouvernementales dans la région des Grands Lacs. Toujours dans sa lutte de promouvoir le droit des femmes, Catherine a décidé de créer la Fondation Catherine-Samba-Panza.

En 2003, peu après le coup d'État de François Bozizé, Catherine Samba-Panza co-préside le dialogue national puis est élue présidente du comité chargé de suivre et d'évaluer régulièrement les recommandations issues de ce dialogue.

Maire de Bangui

En , deux mois après que la Séléka ait renversé le régime du président François Bozizé, elle est nommée maire de Bangui par le nouveau régime. Elle n'est affiliée à aucun grand parti politique.

Chef d'État de transition Alors que le pays est plongé dans la crise, le président Michel Djotodia est poussé à la démission le . Un nouveau chef d'État de transition doit être alors élu par le Conseil national de transition, le Parlement provisoire centrafricain, avant la tenue d'élections nationales envisagées en 2015.

Catherine Samba-Panza fait partie des huit candidats retenus par le CNT parmi vingt-quatre déclarés et figure parmi les favoris. Poussée par les associations féministes, non marquée politiquement par un camp, elle a le soutien de nombreux diplomates étrangers« La Centrafrique élit ce lundi un nouveau président de transition », RFI, 20 janvier 2014.. Frôlant l’élection dès le premier tour avec , soit une de moins pour obtenir la majorité absolue, elle l'emporte au second tour sur Désiré Kolingba, le fils de l'ancien président André Kolingba« Centrafrique: l'élection de la nouvelle présidente de transition saluée par Hollande », lexpress.fr, le 20 janvier 2014.. Elle obtient contre 53.

Aussitôt après son élection, elle appelle les miliciens de l'ex-Seleka et anti-balaka à déposer les armeshttp://www.rfi.fr/afrique/20140120-centrafrique-catherine-samba-panza-femme-dialogue « Catherine Samba-Panza, nouvelle présidente de Centrafrique: pourquoi elle », rfi.fr, le 20 janvier 2014.. Elle prête serment le « Centrafrique : la nouvelle présidente de transition, Catherine Samba-Panza, a prêté serment », jeuneafrique.com, le 23 janvier 2014. et devient la première femme centrafricaine à accéder au rang de chef de l'État ; elle est également la deuxième femme chef de l'État en Afrique francophone après Rose Rogombé, présidente par intérim de la République gabonaise de juin à .

Pour assurer sa sécurité, elle fait appel à la société française de mercenariat Gallice, qui encadre et forme les membres de sa garde.

Élection présidentielle de 2020 Catherine Samba-Panza, qui n’est affiliée à aucun parti politique, annonce sa candidature le pour l'élection présidentielle prévue pour le mois de décembre de la même année. Elle n'obtient que 0,9 % des voix.

Vie privée Elle est mariée à Cyriaque Samba-Panza, un homme politique centrafricain. Ce dernier a été plusieurs fois ministre, notamment sous les présidences d'André Kolingba et de François Bozizé. Ils n'ont pas d'enfants ensemble, mais Catherine Samba-Panza a eu trois enfants de son premier mariage.

Références

Annexes Articles connexes Troisième guerre civile de Centrafrique Liste des chefs d'État centrafricains Politique en République centrafricaine Liste de dirigeantes politiques

Liens externes

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