La Société des ingénieurs Arts et Métiers, incarne un réseau d’excellence qui regroupe des ingénieurs de formation depuis plus de 170 ans. Forte de son histoire, de son influence et de la solidarité de ses membres, elle est un acteur clé dans l’accompagnement et le développement des ingénieurs en France et à l’international.

Créée en 1846, elle représente 62 000 ingénieurs "Gadzarts", dont 31 000 membres actifs, diplômés de l’École Nationale Supérieure d’Arts et Métiers (ENSAM), l’une des écoles d’ingénieurs les plus prestigieuses de France.

Représentant des diplômés dans des secteurs variés (industrie, construction, technologie, énergie, transport, etc.), elle constitue l’un des plus vastes réseaux professionnels en Europe.

Histoire 120px|vignette|gauche|Pierre Joseph Meifred, l'initiateur.

En 1846, un groupe de gadzarts, animé par Pierre-Joseph Meifred, gadzarts professeur de cor au Conservatoire de Paris - et inventeur du cor d'harmonie -, créent la « société philanthropique des anciens élèves des écoles royales d'arts et métiers ». Les gadzarts deviennent ainsi le premier groupe d'anciens élèves d'écoles d'ingénieurs (il y en a trois en activité à l'époque, Châlons-en-Champagne, Angers et Aix-en-Provence) réussissant à créer définitivement une société - les associations n'existant pas encore. Il n'existait alors non plus ni assurance maladie, ni caisse de retraite, ni assurance chômage. Le but de la société était donc :

La société est reconnue d'utilité publique dès le . En 1901, elle devient une association loi de 1901, tout en conservant son nom de « société ». Puis, en 1925, son président de l'époque, Louis Delage, l'installe à son siège actuel, à l'hôtel Singer, du , 9bis avenue d'Iéna à Paris . Enfin, elle est reconnue d’intérêt général le .

La société des ingénieurs Arts et Métiers est souvent dirigée par des gadzarts particulièrement notoires. Par exemple au fil du temps, Hippolyte Fontaine, Louis Delage, Jean Fieux, Pierre Bézier, Roland Vardanega figurent parmi ses anciens présidents.

Aujourd'hui

La société des ingénieurs Arts et Métiers regroupe plus de Communiqué du 14 novembre 2007, Étienne Bessac, président, société des ingénieurs Arts et Métiers. diplômés d'Arts et Métiers ParisTech, couramment appelés gadzartsContraction de « gars des Arts »., et présente un des taux d'adhésion les plus élevés pour une organisation d'anciens élèves. À ce jour ils forment le plus important réseau européen d'anciens élèves d'une grande école d'ingénieurs. Leur réseau international couvre tous les continents.

L'association est présente dans tous les campus d'Arts et Métiers ParisTech, que ce soit par la participation de ses membres aux différentes manifestations traditionnelles, par l'aide financière qu'elle apporte aux activités des élèves, ou encore par le « parrainage » de chaque promotion par les promotions qui ont vingt-cinq ans et cinquante ans d'ancienneté de plus. De même, les élèves commencent dès la première année à bénéficier de certains services de l'association.

La société est membre de ParisTech Alumni, qui regroupe les anciens élèves des écoles de ParisTech. Elle est également membre de l'association Ingénieurs et scientifiques de France.

La « Soce », comme ses membres l'appellent communément, fait partie des rares structures du genre capables de mobiliser plusieurs milliers de membres en un même lieu dans les grandes occasions. Les deux dernières en date ont été les festivités du bicentenaire de l'école, célébrées à Liancourt en 1980, et la manifestation sur la voie publique (devant l'École Militaire de Paris) en 1997.

La marque « Arts et Métiers », avec deux majuscules, est une marque déposée par cette association. « Arts et Métiers ParisTech » est la dénomination actuelle de l'école, qui a l'autorisation d'utiliser la marque « Arts et Métiers ».

Structure de l'association thumb|200px|Façade de la Maison des Arts et Métiers, 9 et 9 bis avenue d'Iéna (16 arrondissement de Paris). L'association fonctionne comme toute association loi de 1901. Conformément à ses nouveaux statuts approuvés le , l'assemblée générale se tient deux fois par an, élit 21 des 24 membres du conseil d'administration (instance qui administre la société) et valide la désignation des membres du comité (organe de proposition, d'études et de communication) à remplacer dont l’élection est effectuée par les différents groupes d’appartenance : délégués régionaux, délégués de promotion, groupes professionnels. Le bureau est commun à l’assemblée générale, au comité et au conseil d’administration ; il est composé de huit (8) membres. Le , le premier président a été élu par scrutin au suffrage direct selon les nouveaux statuts. Il s'agit de Jean-Marie Vigroux.

L'organisation du siège est répartie entre le trésorier et les trois vice-présidences opérationnelles : formation-industrie, projets-international, communauté, et comprend divers services de gestion : communication, pôle carrières, entraide, relations sociétaires, comptabilité.

L'association est par ailleurs très décentralisée. Chaque gadzarts appartient simultanément à plusieurs entités, regroupées en trois grands ensembles : d'abord, sa cellule de base, la promotion. Il y en a une par an et par centre régional, donc plusieurs centaines de 1930 à l'année de sortie en coursVoir le détail de la dénomination des promotions dans l'article Gadzarts. ; un ou plusieurs groupes professionnels. ; son groupe régional. Les groupes régionaux couvrent l'ensemble du territoire français et le monde entier. Par exemple, en Espagne, .. aussi bien qu’en Argentine ou en Thaïlande et dans le sud-est asiatique. Aux USA, American Friends of Arts et Métiers ParisTech, fondé par Éric Benhamou complète l’action des groupes régionaux.

Ses missions Les missions de la société sont définies par ses statutsDernière version des statuts approuvée par l’arrêté du 25 juillet 2017, JO du 2 août 2017.. En particulier, depuis des décennies, la société s’intéresse au développement d’Arts et Métiers ParisTech, en liaison avec les pouvoirs publics, et participe au Conseil d’Administration de l’École,.

La société, outre sa présence sur Internet par plusieurs sites et divers groupes sur les réseaux sociaux, édite un bimestriel, dont le titre actuel est Arts&MétiersMag.. Ses origines sont très anciennes. Il est en effet issu des pages techniques de l'annuaire de la société, qui s'en détachent pour former un trimestriel dès 1864 et un mensuel à partir de 1866. Cela en fait l’une des plus anciennes publications techniques de France. Les illustrations ci-dessous donnent des exemples du contenu très varié de cette revue (conseils pratiques, articles scientifiques ou historiques, jurisprudence), ainsi que des publicités d'entreprises qui finançaient la publication et, pour la plupart d'entre elles, mentionnaient explicitement les anciens élèves des Arts et Métiers travaillant dans ces entreprises.L'annuaire de son côté est attesté depuis au moins 1850Patrice Bret, Konstantinos Chatzis, Liliane Pérez, La presse et les périodiques techniques en Europe (1750-1950), , L’Harmattan, 2008, , Bibliothèque nationale de France Catalogue collectif de France : Fonds Société des Ingénieurs Arts et Métier, Biographie ou histoire.. Il comprend aujourd'hui noms d'anciens élèves en vie ; il possède une version Internet et une version papier biennale.

D’autre part, la société organise régulièrement, depuis 2000, des dîners avec des personnalités politiques et décideurs économiques sous le nom de Cercle La Rochefoucauld. Salués à leur lancement par Jacques Chirac, alors Président de la République, ., ces dîners réunissent, avenue d’Iéna, 150 à 200 ingénieurs à chaque sessionRoger Lenglet, Olivier Vilain, « Le Cercle La Rochefoucauld », Un pouvoir sous influence : quand les think tanks confisquent la démocratie, Armand Colin, .

De même, à une fréquence annuelle, la société organise, sous le nom de Congrès national Arts et Métiers, des congrès sur des sujets scientifiques et technologiques. Ces congrès rassemblent des centaines de personnes, le dernier a eu lieu à Grenoble en .

Pôle carrières 120px|vignette|droite|Logo Emploi & carrières Comme la plupart des associations d'anciens élèves, la société des ingénieurs Arts et Métiers dispose d'un pôle carrières, destiné à aider les gadzarts, débutants confirmés ou seniors dans leur recherche d'emploi.

Entraide L'entraide est un point important de la communauté gadzartsAriane Despierre-Féry, « Avec les associations de diplômés, l’entraide commence dès les études », Le Parisien, 19 novembre 2012, , , , que ce soit au sein de la société des anciens élèves ou de ses nombreux groupes régionaux. Elle concerne les étudiants ayant des difficultés pour financer leurs études, les gadzarts, conjoint et enfants confrontés aux aléas de la vie (perte d'emploi, veuvage...). L'entraide dans ses formes les plus directes représente près de 14 % du budget de la société des anciens élèves.

En dehors de l'aide financière directe, la société des anciens élèves a mis en place de nombreux dispositifs au sein de structures juridiques dédiées : aide aux étudiants issus de milieux défavorisés pour intégrer une école d'ingénieurs ; aide à la création et à la reprise d'entreprise (CLENAM et AMBA) ; missions de management à durée déterminée (REXAM) ; service d'échanges entre gadzarts et recruteurs, aide au parcours professionnel, mobilité, négociation salariale (Emploi-Carrières) ; aide à la création technologique pour soulager le handicap (HanditecAM).

Résidences élèves L'association est attachée à ce que les étudiants puissent être logés dans les campus même ou le plus près possible. Elle finance donc largement la construction et l'entretien de résidences spécifiques pour les élèves, dotées du statut de résidence universitaire. La plupart des étudiants y logent, dans l'enceinte de leur école même pour les campus de province, ou à la Maison des Arts et Métiers de la Cité internationale universitaire de Paris pour le campus de Paris. Tous les étudiants ont accès à ces résidences sans conditions.

Prix, bourses d'études et prêts d'honneur thumb|gauche|150px|Palme de bronze déposée sur la tombe des gadzarts. L'association et la Fondation Arts et Métiers, cas très rare parmi les associations d'anciens élèves, distribuent chaque année plusieurs centaines de milliers d'euros de prix (dont le prix Nessim-Habif et, en collaboration avec d'autres organismes, le prix Chéreau-Lavet, à l'instigation de Marius Lavet) et de bourses d'études à des étudiants et ingénieurs gadzarts ou non, français ou étrangers. L'octroi de nombreux prêts d'honneur complète le dispositif des aides financières disponibles.

Défunts La société des ingénieurs Arts et Métiers compte plus de morts depuis les origines. Leurs noms et la biographie de nombre d'entre eux sont conservés aux Archives gadzarts de la ferme de Liancourt. Chaque gadzarts mort est honoré d'une palme de bronze placée sur sa tombe par la société.

Organismes Arts et Métiers rattachés et connexes La communauté Arts et Métiers a créé au fil du temps plusieurs structures associatives liées directement ou non à la société des ingénieurs Arts et Métiers.

UNAAM (Union Nationale des Apprentis d’Arts et Métiers ParisTech) Cette nouvelle association, créée le , regroupe les étudiants ayant suivi un cursus d’apprentissage à Arts et Métiers ParisTech, ..

Depuis 2017 et sa refonte des statuts, elle rassemble l'ensemble de la communauté d'apprentis Arts et Métiers. Les ingénieurs-apprentis en cours de formation ainsi que les ingénieurs de spécialité diplômés d'Arts et Métiers ParisTech.

Les principales missions de l'UNAAM. sont portées par trois axes :

Rassembler l’ensemble des apprentis pour construire un réseau dynamique et durable Représenter les apprentis et anciens auprès des différents acteurs et instances de l’École