Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment de Guyenne, un régiment français d'Ancien Régime. Il reste à l'ordre de bataille de l'infanterie française jusqu'en 1963. De 1976 à 2010, son nom est porté par l'unité affectée au camp de Canjuers.
Création et différentes dénominations
: prend le nom de régiment de Guyenne : le régiment de Guyenne est dédoublé. Les et bataillons conservent la dénomination, les drapeaux et le costume du régiment de Guyenne. Les et du régiment forment le régiment de Viennois. : tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec un numéro d’ordre donné selon leur ancienneté. Le régiment de Guyenne devient le d'infanterie de ligne ci-devant Guyenne. 1793 : Amalgamé il prend le nom de de première formation. 1796 : création de la de deuxième formation. 1803 : renommé d'infanterie de ligne. 16 juillet 1815 : comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration. : création de la légion d'Ille-et-Vilaine. 1820 : la légion d'Ille-et-Vilaine devient le d'infanterie de ligne. 1887 : devient d'infanterie (). 1914 : à la mobilisation, le donne naissance au d’infanterie 1919 : en décembre, il est renforcé par le du d’infanterie qui vient d'être dissous. 1940 : dissolution. 1944 : recréation du d'infanterie. 1945 : prend le nom de d’infanterie aéroporté. 1946 : dissolution. 1956 : le d'Infanterie est recréé. 1963 : dissolution. 1976 : recréé comme de camp/. 2010 : dissolution.
Chefs de corps
vignette|droite|150px|insigne de béret d'infanterie
Historique des garnisons, combats et batailles Ancien Régime
ci-devant Guyenne (1791-1793) Guerres de la Révolution
L'ordonnance du janvier 1791 fait disparaître les diverses dénominations, et les corps d'infanterie ne sont désormais plus désignés que par le numéro du rang qu'ils occupaient entre eux. Ainsi, sont renommés. Les régiments sont toutefois largement désignés avec le terme ci-devant, comme d'infanterie ci-devant Guyenne. Chaque régiment n'eut plus qu'un drapeau aux couleurs rouge, blanc et bleu, ayant d'un côté cette inscription : Obéissance à la Loi et de l'autre le numéro du régiment et les noms des actions éclatantes où il s'était trouvé.
En 1791, le d'infanterie de ligne avait séjourné à Bourg, Montluel, Trévoux et Pierre-Châtel dans le département de l'Ain puis à Villefranche et Lyon dans le département de Rhône-et-Loire.
Le , la France déclare la guerre à l'Autriche. C'est le début des guerres de la Révolution française. Le , l'Assemblée décrète la Patrie en danger et ordonne la mise en mouvement des gardes nationales et divise les troupes en 4 armées.
Le est affecté à l'armée du Nord, sous les ordres du maréchal Luckner, chargée de surveiller et de défendre la frontière des départements du Haut et du Bas-Rhin. Le qui était jusqu'alors affecté à l'armée du Midi est transféré fin juillet.
Au début du mois de mai, il quitte Lyon et Villefranche, se rend à Besançon puis sur la frontière du Rhin.
Le , le est à Delemont après avoir séjourné à Blamont. Les du quittent Besançon, le , et se rendent à Porrentruy.
Début septembre, le quitte Delemont et se rend à Huningue menacé par un corps autrichien. Le , il quitte sa position et se dirige à Benfeld près de Plobsheim, où il est inclus dans le corps du général d'Harambure, sous les ordres du général en chef Custine.
Le , le du quitta son cantonnement et occupa Wissembourg. Début février, le , le rejoignit en prenant son cantonnement à Steinfeld.
Le , l'armée du Rhin quitte ses positions de la Queich pour de nouvelles sur la Lauter; la cantonne en avant de Lauterbourg avant d'aller prendre garnison à Landau.
Le , les du général Wurmser, sortent des retranchements de la forêt de Germersheim et mettent le siège devant Landau1793, Combat aux environs de Landau défendue par le général Gilot. Dans le courant du mois de mai, plusieurs sorties obtinrent un grand succès. Le , Beauharnais, qui commandait un corps de l'armée du Rhin, marche sur Landau afin de pouvoir porter au secours de Mayence. Le général Gilot sortit de Landau avec pour faciliter les mouvements de l'avant-garde et délogea les Prussiens de toutes leurs positions. Le , la reddition de Mayence permis aux autrichiens de renforcer ses troupes et de bloquer de nouveau Landau.
Le , une compagnie du du occupait le village de Haers, dans le Palatinat, lorsqu'un corps de se présenta devant ce poste. Trop faible pour résister à des forces si supérieures, ce détachement se replia sous le bois qui le séparait de Leimersheim; mais ce village se trouvait déjà évacué par nos troupes ; la compagnie se défendit avec un courage héroïque et ne capitula qu'après avoir épuisé ses munitions. Cette capitulation fut violée, au mépris des lois de la guerre, et les hommes qui composaient cette compagnie furent passés au fil de l'épée, sauf une vingtaine qui purent regagner Lauterbourg.
Le , après cinq mois de blocus Landau fut délivrée. La Convention nationale décréta, le , que la garnison, dont faisait partie le , avait bien mérité de la patrie. Voici l'éloge qui fut fait de la garnison de Landau au sein de la Convention : . Cependant, malgré leur belle conduite, le colonel d'Aiglan de Saint-Vincent, le lieutenant-colonel Lamotte et le lieutenant Hettier furent mis en état d'arrestation pour incivisme, et transférés à Paris pour être enfermés à l'Abbaye, par arrêté du ().
Le du quitta Landau pour être attaché à l'avant-garde commandée par Desaix et le en sortit plus tard.
Fin , la division Desaix culbute l'arrière-garde des Prussiens à Rehhutte puis s'empare de Mauddenheim et d'Oggersheim, les 3 et , occupe Worms le et s'établit le long du Rhin. Le du prend ses quartiers à Altrip près de Mannheim. Le , le , rattaché à la division Vachot, parti de Landau et alla occuper Auenheim.
En février, réunis dans la division Delmas, le occupa Germersheim et le Spire.
Début le passa à la division Desaix et quitta Gemersheim. Le le quitta Kleinehollande, situé sur la rive gauche du Rhin, pour prendre ses quartiers à Germersheim.
Le , la division Desaix fut attaquée mais l'ennemi fut repoussé avec vigueur sur Mannheim, lui mettant environ hors de combat. Le du , à Hehhutte, défendit le passage d'un grand fossé qui couvrait le front de l'armée jusqu'au moment où, assailli par une colonne de , il fut contraint de se retirer. La position fut reprise par le du , les 9 et .
Malgré les succès de l'armée du Rhin dans cette attaque générale, les échecs éprouvés par celle de la Moselle l'obligèrent à retirer, le , pour s'établir sur les hauteurs entre Lingenfeld et Frankweiler. Le du occupa Ober-Lustadt.
Le , le régiment fut impliqué dans une affaire, ou il perdit huit tués et , permettant de rejeter l'ennemi sur Schwegenheim.
Le , le du prit part à un combat près de Schwegenheim, puis le à une attaque près de Schifferstadt. Le le quitta Schifferstadt pour Lauterbourg.
Conformément aux lois du , du et au décret de la Convention du (), on s'occupait de l'embrigadement des troupes de ligne avec les bataillons de volontaires. Le du d'infanterie, en poste à Germersheim depuis le , est amalgamé le avec le de volontaires de la Corrèze et le de volontaires du Bas-Rhin également appelé bataillon des Amis qui formèrent la d'infanterie. Le du d'infanterie, est amalgamé à Lauterbourg, fin , avec le de volontaires du Doubs et le de volontaires de l'Eure pour former la d'infanterie. Cette demi-brigade resta longtemps à Lauterbourg pour la garde du Rhin, faisant partie de la division territoriale du Bas-Rhin.
Ainsi disparaît pour toujours le d'infanterie ci-devant Guyenne, le des petits vieux corps de Louis XIII, partageant le sort de tous ces régiments d'Ancien Régime.
de première formation (1793-1796) Guerres de la Révolution Conformément aux lois du , du et au décret de la Convention du 17 nivôse an II (), on s'occupait de l'embrigadement des troupes de ligne avec les bataillons de volontaires.
Le , La d'infanterie de ligne sur empire.histofig.com est formée à Nice où se trouve le quartier général de l'armée d'Italie. Avec un effectif de , elle est constituée de l'amalgame des : du d'infanterie (ci-devant la Marine) de volontaires de la Haute-Garonne de volontaires du Var
En ce début de 1794, la , qui était rattachée à l'armée d'Italie était cantonnée sur la côte méditerranéenne. Commandée par le général Pijon la demi-brigade avec le à Monaco, le à Menton, et le à Menton et Roquebrune et y resta pendant les mois de février et de mars.
Le , la , forte de , reçut l'ordre de se rendre à Castellar pour s'emparer d'Oneille. Le elle attaignit les hauteurs de Dolce-Aqua et arriva le à Pigna et occupa successivement Moline, Triora, le col de Mezza-Lima et le village de la Pieva, afin d'intercepter toutes les communications entre le Piémont et la principauté d'Oneille.
Le , la colonne commandée par le général Masséna, dont fait partie la , passe par Mendatica afin de tourner ou quittent précipitamment leurs positions. Lors de cette affaire, la eut quatre blessés et un officier tué. Le les troupes françaises entrent dans Ormea et le , dans Garessio ou elles font un beau butin; on trouva dans ces deux villes des magasins considérables de vivres, d'habillements, d'artillerie, , de la poudre et des outils.
La resta à la disposition du général Laharpe, et placée à Ormea et les postes environnant pendant que le général Masséna prenait Saorge, le .
Le , la demi-brigade fut répartie de la manière suivante : Les deux premiers bataillons à droite de Garessio, le premier baraqué sur le mont san Bernardo, quatre compagnies du à Pujello et les quatre autres au château de Balestrino. Le à gauche de Balestrino, au pied de la montagne de Préronde, recevant directement les ordres du général Laharpe, dont le quartier général était à la Pieretta. Elle conserva ces positions pendant les mois de mai et de juin.
Le , le de la de première formation et deux compagnies du de la mettent en déroute, devant Pietra, levés par le gouverneur du Piémont. Le général Masséna renforça la garnison de Loano du de la , laissa, le de la à Balestrino et retourna à Ormea.
Lorsque la nouvelle de la journée du , arrivée le à Nice, parvint à l'avant-garde, et avec elle un arrêté du Comité de salut public qui ordonnait de suspendre le mouvement combiné entre les deux armées des Alpes et d'Italie, il s'ensuivit un ordre de retraite qui s'exécuta le , avec un grand désordre causé par le mécontentement des troupes, qui s'éloignaient à regret des riches plaines du Piémont, qu'elles étaient sur le point d'atteindre et qu'elles convoitaient depuis longtemps.
La conserva ses positions; le au Val Sorda, à droite de Garessio, le à Saint-Jacques de Viola, aux ordres du général Laharpe, et le à Balestrino, sous le commandement du général Cervoni. Le général Masséna, raccourci la ligne de défense et le de la passa au mont san Bernardo, et le à Preronde.
Le une colonne, composée du de la , du de dragons et de 372 artilleurs, commandée par le général Masséna et avec laquelle marchaient le général en chef Dumerbion, les représentants Albitte et Saliceti et le général d'artillerie Bonaparte, se rassembla à Bardineto. En sortant de Murialdo, le corps de bataille fut divisé, et une colonne se porta avec le général en chef sur , l'autre avec le de la sous les ordres du général Masséna se dirigea sur Aqua-Freda. Le de la sous le ordres du général Pijon, rencontra l'ennemi à gauche de Frabosa et, après une heure de combat, enleva un poste gardé par et faisant .